FAO au Burundi

La FAO intensifie la restauration des bassins versants et des terres dégradées au Burundi

Creusement des fossés anti érosifs
16/12/2025

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à travers le projet « Accès des petits exploitants agricoles aux ressources productives pour des systèmes alimentaires inclusifs et résilients au changement climatique au Burundi », multiplie ses efforts pour protéger les bassins versants et restaurer les terres dégradées dans les communes de Musongati et Gisuru, province de Burunga et Buhumuza respectivement, grâce au soutien du Fonds belge. Objectif : renforcer des systèmes agricoles durables et résilients face aux effets du changement climatique.

Des actions concrètes contre l’érosion

En adoptant l’approche « Haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) », plus de 160 km de fossés antiérosifs ont été creusés par les bénéficiaires du projet, permettant ainsi de protéger 360 hectares de bassins versants. Cette initiative a injecté 148 millions de FBu dans l’économie locale, améliorant les conditions de vie des communautés.

Selon Alexis Nimubona, coordonnateur du projet, les revenus perçus par les bénéficiaires servent à la consommation, à l’investissement dans les coopératives et à la création d’activités génératrices de revenus, notamment l’acquisition de petit bétail pour diversifier les ressources et renforcer les moyens d’existence.

«Je remercie la FAO pour nous avoir permis de tracer les courbes de niveau sur nos collines. Nos champs sont désormais protégés contre l’érosion », témoigne Marthe Nyakoyo, habitante de la colline Rutoke (Musongati). Elle précise que l’argent gagné lui permettra de payer les frais de scolarité de ses enfants.

De son côté, Sylvestre Ngenzumugongo de quelle colline Rutoke et commune Musongati prévoit d’utiliser ses revenus pour acheter des fertilisants.

Promotion de l’agroforesterie

Dans le même élan, le projet a mis en place des pépinières où 300 000 plants agroforestiers destinés à la restauration des terres dégradées, sont développés.

Nahayo Jean Marie, secrétaire de la coopérative Terigiti Mukenyezi, explique :« Nous faisons face à une carence dramatique des pluies. Les plants que nous produisons contribueront à lutter contre la désertification, à réguler le climat et à protéger nos sols. »

Grace à l’appui du projet, cette coopérative développe à elle seule 100 000 plants. La campagne sylvicole 2026A a déjà touché 1 440 ménages.

Un appui direct aux communautés

Depuis mai 2025, le projet poursuit ses actions pour renforcer la résilience des communautés face au changement climatique. Il a distribué 26 tonnes de semences de qualité (maïs, haricot bio-fortifié, arachide) et 13 tonnes de fumure organique. Une distribution de riz est prévue prochainement.

Ces interventions visent à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens de subsistance des ménages à faible revenu, fortement affectés par les effets du changement climatique.