Évaluation du programme pays de la FAO à Madagascar
Madagascar est un pays insulaire situé dans l’océan Indien. Sa population compte 25,5 millions d’habitants. La dynamique démographique du pays se caractérise par une croissance forte, évaluée à 2,8 pour cent. La population malgache est extrêmement jeune, les personnes de moins de 25 ans représentant plus de 60 pour cent des habitants.
Le pays est classé 164 sur 189 selon l’indice de développement humain. Il fait partie des pays à faible revenu. Madagascar, comme l’ensemble des nations, s’est engagée à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 dans les dix prochaines années. D’après le rapport national de revue du processus de l’agenda 2030 (Forum politique de haut niveau, 2016), le niveau de pauvreté à Madagascar est élevé et affecte 71,5 pour cent de la population. Les indicateurs de développement humain et de gouvernance se détériorent. Cette pauvreté très marquée engendre des impacts directs et/ou indirects sur les ressources existantes, y compris naturelles.
L’évaluation du Cadre de programmation par pays 2018-2021 de la FAO à Madagascar a été conduite en 2021 afin d'éclairer le nouveau cycle de programmation.
Elle a montré que la FAO a su s’adapter aux priorités du gouvernement et a soutenu l’élaboration de politiques et stratégies nationales pertinentes. Les outils techniques et approches proposés tels que les champs-écoles des producteurs, les associations d’épargne et de crédit ou encore l’agriculture intelligente face au climat ont été vivement appréciés. Toutefois, certaines limites sont apparues, telles que la faible capacité de mobilisation des ressources propres étatiques, la courte durée et la taille modeste des projets, la faible appropriation du programme par la contrepartie nationale et l'insuffisance de la collaboration avec les organisations de la société civile et les autres agences des Nations Unies.
L’évaluation a identifié différentes priorités pour le prochain Cadre de programmation par pays: l’appui au dialogue au sein des plateformes de concertation stratégiques «développement rural» et «environnement», la promotion d’approches holistiques intégrant l’agriculture et la gestion durable des ressources naturelles et une stratégie de communication impliquant davantage d'autres partenaires.