Ouganda
DC_Ouganda
- 47,1 millions d’habitants
Population humaine - 71,9 millions d’habitants
Population animale - 50pourcent de poulets, 22pourcent de bovins, 21pourcent de chèvres et 7pourcent d'autres animaux
Composition du cheptel - 23,8 pour cent
Agriculture, sylviculture et pêche, valeur ajoutée (pourcent du PIB)
Aperçu
L'industrie laitière est le secteur le plus important de l'élevage en Ouganda. Elle contribue à environ la moitié du PIB total de l'élevage et soutient les moyens de subsistance de 1,2 million de ménages. Les rendements laitiers moyens vont d'un litre par vache et par jour dans les systèmes pastoraux à 25 litres par vache et par jour dans les systèmes commerciaux à grande échelle. Les ressources alimentaires limitées, les maladies, la mauvaise gestion et le faible potentiel génétique font que les rendements laitiers de l'Ouganda sont faibles et largement variables. La variation saisonnière a un impact considérable sur la production laitière au cours de l'année.
Émissions de gaz à effet de serre de référence
Le secteur laitier en Ouganda était responsable d'environ 19,1 millions de tonnes d'équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) d'émissions de gaz à effet de serre en 2009. Le méthane est à l'origine de près de 99pourcent de ces émissions. À l’échelon national, l'intensité des émissions du lait produit en Ouganda était en moyenne de 10 kg d'équivalent CO2 par kilogramme de lait corrigé en matières grasses et en protéines (FPCM). Les émissions moyennes ont varié de:
- 6 à 21 kg d’éq. CO2/kg de FPCM dans le système traditionnel
- 2 à 5 kg d'éq. CO2/kg de FPCM dans le système commercial
Interventions d'atténuation
La combinaison d'interventions techniques telles que la culture intercalaire de légumineuses, la collecte d'eau, la lutte contre la fièvre de la côte orientale et l'amélioration de l'élevage laitier permettrait d'augmenter la production laitière de l'Ouganda de 8 à 120pourcent et de réduire l'intensité des émissions de 5 à 52pourcent. L'étude révèle que, prises individuellement, ces interventions peuvent accroître la production laitière de l'Ouganda de 2 à 16pourcent dans les systèmes commerciaux et de 4 à 40pourcent dans les systèmes traditionnels. En termes de réduction des émissions, ces interventions devraient aider le pays à réduire l'intensité des émissions de méthane entérique jusqu'à 11pourcent dans les systèmes commerciaux et jusqu'à 27pourcent dans les systèmes traditionnels. L'investissement dans l'amélioration de la productivité du bétail peut être une stratégie clé pour répondre à la demande intérieure croissante en produits laitiers, satisfaire les besoins en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, soutenir les moyens de subsistance et réduire les émissions de méthane.