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Maladie à virus Ebola - Foire aux questions

Qu'est-ce que la maladie à virus Ebola ?

La maladie à virus Ebola (MVE) (anciennement appelée « fièvre hémorragique d’Ebola ») est une maladie humaine grave, souvent mortelle, causée par une infection par des virus du genre Orthoebolavirus (anciennement Ebolavirus) appartenant à la famille des Filoviridae. À ce jour, on recense six espèces connues d’orthoebolavirus, à savoir les virus Ebola (anciennement Zaïre), Soudan, Reston, de la forêt de Taï, Bundibugyo et Bombali, ce dernier ayant été identifié pour la première fois en 2018. Parmi celles-ci, les orthoebolavirus Reston et Bombali n’ont pas encore été associés à une maladie humaine.

Le virus Ebola a été le premier orthoebolavirus jamais isolé, lorsqu’il a provoqué des épidémies en 1976 en République démocratique du Congo. Le nom de la maladie provient de la première épidémie enregistrée en 1976 dans une région située au bord du fleuve Ebola. La même année, le virus Soudan a également été identifié après que des épidémies de MVE ont été signalées au Soudan.

Existe-t-il des hôtes animaux ?

Bien que les réservoirs naturels des orthoebolavirus n’aient pas été définitivement confirmés, des preuves cumulées désignent en particulier les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae comme principaux réservoirs naturels. Les chauves-souris frugivores peuvent héberger le virus sans présenter de signes cliniques et constituent la principale source de transmission à l’homme et à d’autres animaux. À ce jour, aucun isolement du virus chez des chauves-souris sauvages en milieu naturel n’a été documenté, et la plupart des preuves proviennent de la détection d’anticorps ou de fragments d’acide ribonucléique (ARN).

Les primates non humains (tels que les gorilles, les chimpanzés et les singes) ainsi que les duikers (antilopes forestières, ou céphalophes) peuvent également être infectés par des orthoebolavirus. Contrairement aux chauves-souris, ces animaux développent généralement une maladie grave et mortelle ; ils sont donc considérés comme des hôtes accidentels plutôt que comme des réservoirs à long terme.

En 2008, l’ébolavirus de Reston a été détecté pour la première fois chez des porcs aux Philippines, où les élevages porcins intensifs étaient en plein air et souvent situés à proximité immédiate d’arbres fruitiers connus pour être fréquentés de manière saisonnière par des chauves-souris.

Où la maladie à virus Ebola est-elle présente ?

Les cas de maladie à virus Ebola se limitent principalement aux régions tropicales de l’Afrique subsaharienne. Alors que les épidémies passées se sont principalement produites dans des villages isolés, les récents événements majeurs ont démontré la capacité du virus à se propager vers des centres urbains densément peuplés et à franchir les frontières internationales. 

L’ébolavirus de Reston est la seule espèce d’orthoébolavirus originaire d’Asie, les Philippines constituant sa principale source géographique connue. Contrairement à ses homologues africains mortels, il est considéré comme non pathogène pour l’homme, mais a provoqué des maladies graves et des décès chez les primates non humains et les porcs.

Comment se propage les virus Ebola ?

À l’interface entre l’homme et l’animal, la transmission à l’homme se produit par la manipulation de carcasses infectées (« viande de brousse »), par contact avec le sang, les tissus, d’autres liquides biologiques ou les excrétions d’animaux infectés (par exemple, les chauves-souris frugivores, les chimpanzés, les gorilles, les singes, les antilopes forestières ou les porcs-épics), par contact avec des matériaux contaminés, ainsi que par exposition dans des grottes ou des mines habitées par des chauves-souris.

Les virus Ebola se transmettent entre humains par contact direct (par une lésion cutanée ou les muqueuses) avec le sang ou les liquides biologiques de personnes infectées, malades ou décédées des suites de la maladie, ou par contact avec des surfaces et des objets contaminés par des liquides biologiques (tels que le sang, les selles ou les vomissures) provenant d’une personne infectée.

Les personnes infectées par le virus Ebola ne peuvent pas transmettre le virus avant l’apparition des symptômes. Une fois les symptômes apparus, elles restent contagieuses tant que le virus est présent dans leur sang et leurs autres liquides biologiques. Les professionnels de santé et les soignants courent un risque particulièrement élevé d’infection lorsqu’ils s’occupent de patients atteints d’Ebola, surtout si les mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections ne sont pas systématiquement respectées. Les pratiques funéraires traditionnelles impliquant un contact direct avec le corps d’une personne décédée des suites d’Ebola peuvent également faciliter la transmission du virus.

Que faut-il faire pour protéger les êtres humains contre les virus Ebola ?

La FAO recommande de suivre les directives de l’OMS concernant les questions de santé humaine.

Le virus Ebola est un virus à enveloppe lipidique très sensible aux désinfectants courants utilisés en milieu hospitalier et aux désinfectants chimiques, tels qu’une solution d’eau de Javel à 0,5 %, de l’éthanol médical à 70 % et de l’acide peracétique à 0,2 %. Il est essentiel, pour prévenir l’infection, d’adopter une bonne hygiène personnelle et d’éviter tout contact avec des personnes ou des animaux infectés, ainsi qu’avec des objets contaminés, sans porter d’ Équipement de protection individuelle (EPI) approprié. 

Quel est le lien entre la maladie à virus Ebola (MVE) et les animaux ?

La maladie à virus Ebola (MVE) se maintient dans la nature grâce à son cycle sylvatique chez les animaux sauvages des zones de forêt tropicale. On pense que la première infection humaine survient par contact avec un animal infecté, tel qu’une chauve-souris frugivore ou un primate non humain, dans le cadre de ce que l’on appelle un « événement de transmission interespèces ». La transmission de la faune sauvage à l’homme est rare et se produit presque toujours de manière isolée. Bien que les animaux ne jouent pas un rôle significatif une fois que la MVE commence à se propager parmi les humains, la transmission zoonotique pourrait se poursuivre par le biais d’animaux sauvages infectés qui, une fois chassés et préparés pour la consommation humaine, risquent de contaminer les personnes chargées de dépecer et de préparer la carcasse avant la cuisson.

Les porcs sont la seule espèce d’élevage domestique dont on sait actuellement qu’elle est sensible aux virus Ebola. Aux Philippines, on a constaté que des porcs étaient naturellement infectés par le virus Ebola Reston, une souche d’Ebola qui, à notre connaissance, ne provoque pas de maladie chez l’homme. On ne dispose d’aucune donnée indiquant que les porcs soient naturellement infectés par les souches d’Ebola pathogènes pour l’homme, plus dangereuses, ni qu’ils les transmettent. Néanmoins, en conditions de laboratoire, des porcs ont été infectés par des doses extrêmement élevées du virus Ebola Zaïre et ont pu transmettre la maladie à d’autres porcs.

Aucun cas n’a été signalé concernant d’autres espèces d’élevage, des chiens ou des chats, ayant contracté le virus Ebola ou l’ayant transmis à des personnes ou à d’autres animaux. Des anticorps dirigés contre les virus Ebola ont été détectés chez des chiens ainsi que chez de petits ruminants dans des zones touchées par Ebola, ce qui pourrait indiquer une exposition (pas nécessairement une infection) après s’être nourris de carcasses infectées ou de fruits contaminés.

Pour plus d’informations sur la sensibilité des espèces animales domestiques ou sauvages, consultez l’évaluation des risques de la FAO.

La viande de gibier peut-elle être consommée sans danger ?

La viande de gibier, également appelée « viande de brousse », désigne la viande d’animaux sauvages capturés dans les pays tropicaux et subtropicaux, à des fins alimentaires et non alimentaires, y compris à des fins médicinales. Les animaux morts de causes inconnues ne doivent ni être manipulés ni consommés. Ces animaux ne doivent pas être donnés, vendus ou utilisés pour nourrir d’autres animaux.

À l’exception des chauves-souris, les animaux sauvages en bonne santé, chassés, abattus, manipulés et consommés en tant que viande de brousse, ne présentent que peu ou pas de risque pour l’homme si des règles d’hygiène rigoureuses, une protection adéquate et des pratiques de cuisson appropriées sont respectées. Il ne faut pas manipuler, abattre, dépecer, vendre, préparer ou consommer de la viande provenant d’animaux sauvages ou d’élevage malades ou morts de causes inconnues.

En aucun cas, la viande sauvage crue ou les plats non cuits à base de sang d’animaux sauvages ne doivent être consommés, car ces pratiques exposent les personnes à un risque élevé de contracter diverses infections. De nombreuses espèces sauvages sont chassées pour leur viande, destinée à la consommation et à la vente, notamment les chauves-souris, les rongeurs, les antilopes, les gorilles et les chimpanzés.

Lors de l’évaluation des risques, il est important de distinguer les nombreuses espèces animales différentes considérées comme de la viande de brousse. Actuellement, les chauves-souris frugivores présentent un risque pour l’homme, car elles sont considérées comme le réservoir probable du virus Ebola. La FAO recommande aux populations des zones touchées et à risque de ne pas chasser, dépecer ni consommer de chauves-souris. D’autres animaux sauvages (par exemple, les primates non humains et les duikers) présents dans les zones où des virus Ebola ont été détectés peuvent jouer un rôle dans la circulation du virus à l’interface entre l’animal et l’homme. C’est pourquoi les animaux sauvages malades ou morts de causes inconnues ne doivent pas être manipulés ni consommés. Ces animaux ne doivent pas être donnés, vendus ou utilisés pour nourrir d’autres animaux.

Les animaux sauvages représentent-ils un risque de contamination par les virus Ebola pour l’homme ?

À l’exception des chauves-souris, les animaux sauvages vivants et en bonne santé ne représentent qu’un faible risque de transmission des virus Ebola à l’homme, car ils présenteraient des signes cliniques s’ils étaient infectés par le virus Ebola.

Quelles sont les bonnes pratiques en matière de préparation des aliments ?

Les virus Ebola, tout comme d’autres micro-organismes, ne se transmettent pas par la consommation d’aliments bien cuits. Les virus Ebola sont inactivés aux températures normales de cuisson (c’est-à-dire lorsque les aliments atteignent au moins 60 °C dans toutes leurs parties pendant au moins 30 minutes). La viande correctement préparée et cuite peut être consommée sans danger.

Une bonne préparation des aliments implique notamment :

  • se laver les mains avec du savon avant et après avoir manipulé des aliments
  • se laver les mains avec du savon entre la manipulation d’aliments crus et celle d’aliments cuits ou prêts à consommer
  • de toujours séparer la viande crue des aliments cuits ou prêts à consommer
  • de séparer en permanence les ustensiles et les surfaces utilisés pour préparer la viande crue de ceux utilisés pour les autres aliments (par exemple, les planches à découper, les couteaux et les assiettes)
  • de laver immédiatement au savon et de désinfecter toutes les surfaces et tous les ustensiles ayant été en contact avec de la viande crue.

Quelles précautions spécifiques les personnes impliquées dans le commerce de la viande de gibier doivent-elles prendre ?

La FAO souligne l’importance de prendre les précautions appropriées lors de la chasse, de la manipulation, du transport et de la vente de viande de gibier. Les restrictions légales existantes concernant la chasse ou la capture d’espèces sauvages, en particulier si elles sont menacées d’extinction, doivent être strictement appliquées.

  • La chasse et la manipulation de chauves-souris et de primates non humains doivent être évitées.
  • Les chasseurs, transporteurs, vendeurs et tous les autres intermédiaires de la viande sauvage doivent porter des gants lors de la préparation et de la manipulation des carcasses ou de la viande afin de minimiser le risque de contact avec les fluides corporels ou les sécrétions des animaux sauvages.
  • En règle générale, les animaux sauvages malades ou morts ne doivent jamais être manipulés, vendus ou consommés.
  • Toute personne découvrant un nombre important d’animaux sauvages morts doit alerter les autorités compétentes.
  • Il convient d’utiliser des surfaces, des couteaux et d’autres ustensiles propres, conformément aux bonnes pratiques ; la réfrigération, qui permet d’éviter la détérioration de la viande pendant le transport, réduirait les risques de contamination de la viande par d’autres micro-organismes.

Mon bétail est-il à l’abri de la MVE ? Comment puis-je le protéger ?

À l’exception des porcs, les informations sont limitées quant à la capacité des virus Ebola à infecter le bétail, tel que les bovins, les ovins, les caprins ou les poulets. Les études de surveillance sur le terrain menées à ce jour n’ont pas mis en évidence de cas d’infection chez ces espèces, à l’exception de faibles taux de séroprévalence signalés chez les ovins et les caprins dans le cadre d’études sporadiques. Cependant, le bétail est sensible à de nombreuses autres maladies d’origine faunique, telles que la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, la peste porcine africaine, la grippe aviaire, la rage, la brucellose, la tuberculose, parmi tant d’autres. Consultez les autorités vétérinaires pour obtenir une liste exhaustive des menaces de maladies zoonotiques dans votre région. Les éleveurs doivent protéger leur bétail contre les maladies et autres menaces sanitaires en mettant en œuvre de bonnes pratiques de santé animale, notamment en matière de biosécurité et d’hygiène, en appliquant les programmes de vaccination lorsqu’ils sont disponibles, en limitant l’exposition et les contacts avec d’autres animaux en gardant le bétail dans des enclos, et en s’abstenant de nourrir les animaux avec de la viande crue, des restes alimentaires ou des animaux morts.

Pour plus d’informations :

Les animaux charognards ou errants peuvent-ils constituer un risque pour ma famille ou pour moi-même ?

Le principal risque de propagation et d’infection par les virus Ebola chez l’homme réside dans la transmission interhumaine. Les informations concernant la capacité des animaux charognards à être porteurs du virus sont limitées. Cependant, les charognards, tels que les chiens errants, peuvent présenter un risque en rapprochant physiquement les restes d’animaux ou de personnes infectés des populations humaines.

Un éleveur de porcs infecté par le virus Ebola peut-il transmettre l'infection à ses porcs ?

On ignore si des humains infectés par les virus Ebola peuvent par la suite infecter des porcs. Le seul virus Ebola connu pour infecter les porcs dans la nature est le virus Ebola Reston, présent aux Philippines, dont on n’a jamais signalé qu’il provoquait une maladie chez l’homme. On ne connaît pas de cas où les porcs seraient naturellement infectés par les espèces de virus Ebola pathogènes pour l’homme, ni où ils transmettraient ces virus, même si des études d’infection en laboratoire réalisées avec des doses extrêmement élevées du virus Ebola Zaïre suggèrent que cela pourrait se produire. Toutefois, une analyse de la FAO a déterminé que le risque que les porcs domestiques soient naturellement infectés et agissent comme vecteurs de la maladie était très faible. Dans les zones où la présence d’Ebola est confirmée, la FAO recommande vivement aux populations de garder leurs animaux dans des enclos.

Quel est l’impact potentiel d’Ebola sur l’agriculture et la sécurité alimentaire ?

Les épidémies de MVE peuvent exercer une pression excessive sur les services de santé et médicaux, les économies, les moyens de subsistance et les systèmes alimentaires dans les pays les plus touchés. Les pertes tragiques en vies humaines ne sont qu’un des nombreux impacts négatifs. Lors de l’épidémie qui a sévi en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016, les mesures de lutte contre l’épidémie, la crainte de la contamination et la panique générale ont poussé de nombreuses personnes à abandonner leurs activités, notamment l’agriculture, l’élevage et la commercialisation de produits tels que le lait ou les œufs. Cela peut se traduire par une perte de revenus et une baisse de la production et de la vente de denrées alimentaires. On a estimé que l’épidémie avait causé plus de 28 600 cas d’infection et 11 300 décès, ainsi qu’une perte de produit intérieur brut comprise entre 2,8 et 32,6 milliards de dollars américains.

Selon l’ampleur et la durée de l’épidémie, une perturbation prolongée de la récolte en cours et de la saison des semis qui suivra peut plonger des centaines de milliers de personnes vulnérables dans une pauvreté et une faim encore plus grandes, à mesure que les sources de nourriture s’amenuisent.

Que peut-on faire pour réduire l’impact des crises liées à l’épidémie d’Ebola sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance ?

Dès qu’une épidémie est totalement maîtrisée, il faut relancer, dans la mesure du possible, les activités agricoles interrompues et identifier des sources alternatives de nourriture et de revenus afin de préserver les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des personnes les plus touchées.

La FAO continue d’aider les pays à faire face aux crises de sécurité alimentaire liées aux épidémies et à relancer les moyens de subsistance perturbés. La FAO collabore avec les gouvernements pour fournir des formations, des intrants, des outils et une expertise visant à promouvoir la sécurité alimentaire par le biais d’un soutien au secteur agricole.

Quelles sont les répercussions négatives de la stigmatisation et de la peur des survivants de la MVE sur l’agriculture ?

Les survivants de la MVE ne constituent pas une menace pour leur communauté, et tous les survivants, leurs partenaires et leurs familles doivent être traités avec respect, dignité et compassion. La stigmatisation dont sont victimes les survivants de la MVE représente une grave menace pour la sécurité alimentaire. La crainte, scientifiquement infondée, d’une infection via un survivant de la MVE peut amener les clients à ne plus fréquenter le magasin d’un survivant, à cesser d’acheter des produits agricoles ou d’origine animale auprès de survivants agriculteurs et à exclure les survivants des activités agricoles et génératrices de revenus.

Que fait la FAO pour réduire le risque d’épidémies de la maladie à virus Ebola et d’autres maladies zoonotiques à l’avenir ?

La FAO collabore avec les gouvernements nationaux, les organisations internationales et les partenaires locaux afin d’améliorer la compréhension des facteurs à l’origine de l’émergence et de la transmission des maladies zoonotiques. Grâce à une approche « Une Seule Santé », la FAO soutient le renforcement des systèmes de surveillance, de détection des maladies et de renseignement en collaboration avec ses partenaires, notamment par le biais du Système mondial d’alerte précoce (GLEWS+) pour les menaces sanitaires et les risques émergents à l’interface entre l’homme, l’animal et l’écosystème. Ces efforts contribuent à la prévention, à la détection et à la réponse aux maladies zoonotiques telles que la maladie à virus Ebola (MVE), la maladie à virus de Marburg et la variole du singe.

La FAO travaille en étroite collaboration avec les Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC), le Bureau interafricain des ressources animales (UA-IBAR), l’OMS et d’autres partenaires sur la gestion des risques liés aux maladies zoonotiques dans le cadre d’une approche « Une Seule Santé ». Cela inclut une participation active à l’Équipe continentale africaine d’appui à la gestion des incidents (IMST) et à d’autres mécanismes de coordination régionaux et nationaux.

La FAO soutient également les initiatives de communication sur les risques et d’engagement communautaire visant à sensibiliser aux risques liés aux maladies zoonotiques et à promouvoir des pratiques d’atténuation des risques adaptées à la culture locale. Une attention particulière est accordée aux communautés qui dépendent de la faune sauvage pour leur alimentation et leurs moyens de subsistance, ce qui contribue à réduire le risque de transmission des virus Ebola et d’autres agents pathogènes zoonotiques de la faune sauvage aux populations humaines.

Afin de soutenir les efforts de préparation et d’intervention, la FAO aide les pays à renforcer leurs systèmes d’alerte précoce, leurs capacités de diagnostic en laboratoire, leurs enquêtes sur le terrain, la formation du personnel, ainsi que l’élaboration ou la révision des plans nationaux de préparation et d’intervention. En outre, la FAO peut fournir des équipements de protection individuelle (EPI), des réactifs de laboratoire, du matériel d’enquête sur le terrain et d’autres fournitures opérationnelles essentielles pour soutenir les activités de riposte aux épidémies.

La FAO soutient par ailleurs les efforts de mobilisation des ressources en collaborant avec le Fonds de lutte contre les pandémies, les gouvernements et d’autres entités chargées de la mise en œuvre. Cela inclut l’étude de la reprogrammation des projets en cours du Fonds de lutte contre les pandémies et l’accélération de l’approbation de nouvelles propositions pour les pays touchés et à risque, ainsi que la mobilisation de ressources supplémentaires par le biais de projets du Programme de coopération technique d’urgence (eTCP), du Fonds spécial pour les activités d’urgence et de renforcement de la résilience, et d’autres mécanismes de financement d’urgence visant à renforcer les capacités de préparation et d’intervention. 

Où puis-je obtenir davantage d’informations sur Ebola ?

Organisation mondiale de la Santé
Organisation mondiale de la santé animale
Centre africain de contrôle des maladies
Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) 
Centres américains de contrôle et de prévention des maladies