Une seule santé

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Maladie à virus Ebola

La maladie à virus Ebola (MVE) est une maladie zoonotique grave et souvent mortelle causée par des virus du genre Orthoebolavirus. Elle touche principalement les régions tropicales d’Afrique subsaharienne et se transmet à l’homme par contact avec des animaux sauvages infectés ou par contact direct avec le sang ou les fluides corporels de personnes infectées. Les chauves-souris frugivores sont considérées comme le réservoir naturel le plus probable, tandis que les primates non humains et certaines autres espèces sauvages peuvent être infectés et développer une forme grave de la maladie.

Le rôle de la FAO

La FAO aide les pays à prévenir, détecter et faire face aux menaces liées aux virus Ebola et à d’autres maladies zoonotiques grâce à une approche « One Health » qui reconnaît l’interdépendance entre la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. En étroite collaboration avec les autorités nationales et les partenaires internationaux, la FAO renforce les systèmes de santé animale, les réseaux de surveillance et les capacités de préparation afin de réduire le risque d’émergence et de propagation des maladies.

La FAO aide les services vétérinaires nationaux à améliorer les systèmes d’alerte précoce, les diagnostics en laboratoire, les enquêtes sur le terrain et les capacités du personnel, tout en soutenant l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux de préparation et d’intervention. La FAO encourage également la communication sur les risques et l’engagement des communautés, en particulier celles qui dépendent de la faune sauvage pour leur alimentation et leurs moyens de subsistance, afin de promouvoir des pratiques réduisant le risque de transmission des maladies zoonotiques.

En cas d’épidémie, la FAO aide les gouvernements à atténuer les répercussions sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance en fournissant une expertise technique, des formations, des intrants agricoles et un soutien opérationnel. La FAO peut mobiliser des ressources et fournir du matériel essentiel, notamment des équipements de protection individuelle, des réactifs de laboratoire et du matériel de terrain, aidant ainsi les pays à renforcer leurs efforts de préparation, d’intervention et de relèvement.

Le saviez-vous ?

⦿ Les chauves-souris frugivores sont considérées comme le réservoir naturel le plus probable des virus Ebola. Elles peuvent être porteuses du virus sans présenter de signes de maladie, ce qui en fait une source importante de transmission à l’homme et à d’autres animaux.

⦿ Les chimpanzés, les gorilles, les antilopes forestières, les porcs-épics et les primates non humains peuvent être infectés par le virus Ebola après avoir été exposés à des chauves-souris et peuvent ensuite infecter les humains.

⦿ Les porcs sont la seule espèce d’élevage domestique connue pour être naturellement sensible au virus Ebola. Il n’a pas été démontré que le virus Reston, détecté chez les porcs, provoque une maladie chez l’homme.

⦿ Les épidémies d’Ebola peuvent avoir des répercussions au-delà de la santé publique. Les perturbations dans l’agriculture, la production animale, les marchés alimentaires et le commerce peuvent menacer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés touchées.

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In depth
Zoonose

Les zoonoses sont des maladies qui touchent à la fois les animaux – y compris le bétail, la faune sauvage et les animaux de compagnie – et les êtres humains.

Highlights
Profil d’information sur le danger – virus Bundibugyo

Focus sur l’exposition animale et l’interface animal-humain.