Approche progressive de la lutte contre la trypanosomose animale africaine
Les approches de lutte progressive (plus connues sous leur acronyme anglais PCP - Progressive Control Pathways) et les feuilles de route y afférant sont des approches par étapes de plus en plus utilisées en vue de la réduction, l’élimination et l’éradication d’un grand nombre de maladies humaines et animales incluant la fièvre aphteuse (FMD), la peste des petits ruminants (PPR), la brucellose et la rage.
Le PCP pour la trypanosomose animale africaine a été développé et promue par la FAO dans le cadre du PLTA, et en collaborations avec la AIEA, la UA-PATTEC et le CIRAD.
Avant le stade 1
Quelques exigences minimales doivent être remplies pour entrer dans le PCP. Avant cela, le pays est considéré comme étant « avant le stade 1 », ce qui signifie qu'il n’est pas officiellement entré dans le PCP.
Une exigence essentielle pour passer au stade 1 est l'engagement politique et financier au niveau national, qui se traduit par un financement de base adéquat pour établir et soutenir une structure nationale spécialisée (SNS) dédiée au contrôle des tsé-tsé et de la TAA. La SNS doit être dotée de compétences techniques et de gestion de base, bien que le renforcement des capacités de la SNS soit dans une large mesure assuré dans les stades ultérieurs. L'engagement politique est également concrétisé à travers l'engagement au niveau national dans l'initiative UA-PATTEC.
La deuxième exigence concerne l'auto-évaluation et la planification. Les pays doivent évaluer leurs capacités existantes, leurs connaissances épidémiologiques, leurs arrangements institutionnels, leurs ressources humaines et financières. Par la suite, un plan de travail doit être développé, qui sera mis en oeuvre au stade 1 suivant.
Stade 1
L'objectif du stade 1 est de développer les capacités techniques et d'acquérir une compréhension suffisante de la répartition du risque et de l'impact de la TAA pour une planification des activités de terrain fondée sur des données probantes. Ces dernières seront mises en oeuvre au stade 2 et au-delà.
Développement des capacités
Les capacités essentielles comprennent la gestion de projet, les compétences vétérinaires et entomologiques dans la surveillance parasitologique et sérologique, le piégeage et l'identification des espèces de vecteurs, ainsi que la lutte antivectorielle et contre la TAA. Les compétences dans la gestion des données et les systèmes d'information géographique (SIG) pour permettre la cartographie, l'évaluation des risques et le suivi, sont également nécessaires 1, 2.
Les capacités essentielles doivent être développées dans la SNS, mais d'autres plus avancées (par exemple, le diagnostic moléculaire 3, l’analyse géo-spatiale 4) peuvent être disponibles au sein des centres et laboratoires nationaux ou régionaux, ainsi que dans les institutions internationales.
Comprendre le risque et l'impact de la TAA
La mise en place d'un système d'information au niveau national est un autre pilier du stade 1. Toutes les données épidémiologiques et entomologiques récentes devraient être rassemblées, harmonisées, géo-référencées et centralisées. Des atlas nationaux peuvent être développés 1, en utilisant également des méthodologies de l'Atlas continental de la FAO de tsé-tsé et TAA 5, 6. Des enquêtes ciblées sur le terrain devraient être menées lorsque des lacunes existent ou lorsque l'information disponible est trop ancienne pour éclairer la prise de décision. De manière plus générale, toutes les données nécessaires pour un choix rationnel des zones d'intervention et des stratégies doivent être collectées au stade 1. En particulier, si un raccourci conduisant directement à l’option d'élimination est envisagé (stades 3 et au-delà), des études génétiques pourraient s’avérer nécessaires pour établir le degré d'isolement des populations tsé-tsé cibles 7, 8 et le risque de réinvasion y afférant.
L'information socio-économique sur le fardeau de la TAA est essentielle pour justifier l'investissement et prioriser les zones d'intervention. Les analyses coûts-bénéfices 9-11, les cartes de distribution des tsé-tsé et de la TAA 1, 5, 6 et les modèles de distribution et d'isolement de la mouche tsé-tsé 4, 12 sont des outils qui devraient favoriser une sélection rationnelle des zones d'intervention et des stratégies. La présence et le risque de THA 13-15 devraient être pris en compte, car les interventions dans un cadre « One Health » apportent des avantages plus larges et sont plus susceptibles d'attirer des ressources 16-18. Les contraintes de sécurité (conflits civils, conflits armés, etc.) ne doivent pas être négligées.
Activités pilotes sur le terrain
Bien que les interventions sur le terrain fassent principalement partie des stades ultérieures, des activités pilotes sur le terrain contre la tsé-tsé et la TAA devraient être réalisées au stade 1. Leur objectif est de développer les capacités nationales, d'affiner et d'optimiser les outils d'intervention et de motiver les bailleurs. En outre, tout au long du PCP, des interventions sur le terrain peuvent être nécessaires pour lutter contre les éventuelles épizooties de TAA 19, y compris au stade1.
Comité de pilotage
Le stade 1 devrait également se pencher sur les aspects de coordination. Un comité de pilotage devrait être mis en place pour l'orientation et la supervision de la SNS et de ses activités. Il devrait inclure, dans sa composition, les parties prenantes nationales (par exemple, tous les ministères concernés, tels que ceux en charge de l’élevage, de l'agriculture, de la santé, de l'environnement, etc.), ainsi que des acteurs régionaux et internationaux, notamment les communautés économiques régionales (CER), les organisations internationales et les institutions de recherche.
Choix des zones d'intervention prioritaires et des stratégies les plus appropriées
Le stade 1 aboutit au choix des zones d'intervention prioritaires 20 et aux stratégies les plus appropriées pour les zones sélectionnées (réduction ou élimination durable de la TAA). La stratégie la plus probable pour les stades ultérieurs peut, dans une certaine mesure, influencer les activités du stade 1. Par exemple, les exigences en termes de données et de capacités diffèrent selon que le scénario choisi est la réduction durable ou l'élimination, ce qui peut aussi affecter les activités et la durée du stade 1.
Références
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9 Shaw, A. et al., Mapping the economic benefits to livestock keepers of intervening against bovine trypanosomosis in Eastern Africa. Prev. Vet. Med. 2014; 113: 197–210
10 Shaw, A. et al., Mapping the benefit–cost ratios of interventions against bovine trypanosomosis in Eastern Africa. Prev. Vet. Med. 2015; 122: 406–416
11 Shaw, A.P. et al., Estimating the costs of tsetse control options: an example for Uganda. Prev. Vet. Med. 2013; 110: 290–303
12 Bouyer, J. et al., Mapping landscape friction to locate isolated tsetse populations that are candidates for elimination. Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 2015; 112: 14575–14580
13 Simarro, P.P. et al., The Atlas of human African trypanosomiasis: a contribution to global mapping of neglected tropical diseases. Int. J. Health Geogr. 2010; 9: 57
14 Simarro, P.P. et al., Estimating and mapping the population at risk of sleeping sickness. PLoS Negl. Trop. Dis. 2012; 6: e1859
15 Simarro, P.P. et al., Monitoring the progress towards the elimination of gambiense human African trypanosomiasis. PLoS Negl. Trop. Dis. 2015; 9: e0003785
16 WHO. Control and Surveillance of Human African Trypanosomiasis. 2013
17 Simarro, P.P. et al., Monitoring the progress towards the elimination of gambiense human African trypanosomiasis. PLoS Negl. Trop. Dis. 2015; 9: e0003785
18 Grant, C. et al., Stakeholder narratives on trypanosomiasis, their effect on policy and the scope for One Health. PLoS Negl. Trop. Dis. 2015; 9: e0004241
19 Van den Bossche, P. and Delespaux, V., Options for the control of tsetse-transmitted livestock trypanosomosis. An epidemiological perspective. Vet. Parasitol., 181 (2011), pp. 37-42
20 Mattioli, R. et al., Tsetse and trypanosomiasis intervention policies supporting sustainable animal-agricultural development. J. Food Agr. Environ., 2 (2004), pp. 310-314.
Stade 2 : Réduction durable de la TAA
L'objectif du stade 2 est une réduction durable et économiquement rentable du risque et du fardeau de TAA en créant des zones à faibles incidence et impact de la TAA, où seuls les traitements sporadiques avec les trypanocides sont nécessaires et le risque d'émergence et / ou de propagation de la résistance aux médicaments est minimisé 1, 2.
La stratégie d'intervention repose sur la gestion intégrée de la TAA 2, 3, une approche s’appuyant sur les communautés producteurs avec la collaboration des services vétérinaires locaux et des associations de producteurs, en tenant compte des paramètres éco-épidémiologiques, des systèmes de production animale 4 et des races de bétail. Des stratégies efficaces nécessiteront l'utilisation combinée de méthodes de lutte contre la tsé-tsé, de tests de diagnostic et de médicaments trypanocides. Une amélioration de l’alimentation animale et le contrôle d'autres maladies parasitaires seraient également bénéfiques 5, 6.
Les données de base et de suivi, y compris les données parasitologiques, entomologiques et socio-économiques, doivent être collectées dans les zones d'intervention pour guider les activités sur le terrain, affiner les stratégies d'intervention et mesurer les progrès et l'impact. La présence possible de résistance aux médicaments doit être envisagée et, si nécessaire, être étudiée.
En ce qui concerne le développement des capacités, tous les acteurs impliqués dans la gestion intégrée de la TAA devraient être ciblés, y compris les éleveurs et les communautés agricoles, les services vétérinaires publics et privés, ainsi que la SNS. L'accent devrait être mis sur l'utilisation correcte des trypanocides pour limiter l'émergence et la propagation de la résistance aux médicaments 1 et sur des techniques efficaces et rentables de lutte antivectorielle, en particulier les bovins traités par insecticide (ITC) 7, 8, les clôtures de protection de l'élevage (LPF) dans le cas des systèmes d'élevage hors sol 9 et des écrans imprégnés d’insecticide (ITT), en particulier lorsque la pression des tsé-tsé venant des zones non traitées est à prévenir 10.
Le principal défi au stade 2 est la durabilité, qui devra s'appuyer sur la sensibilisation et la formation des services vétérinaires, des associations de producteurs et des agriculteurs individuels. Des mécanismes de financement doivent être mis en place pour s'assurer que les interventions se poursuivront avec un soutien minimal des services de vulgarisation 11. Ce soutien devrait se concentrer sur le maintien de la sensibilisation et sur la disponibilité et l'utilisation appropriée d'outils de contrôle abordables, efficaces et rentables 12. Il est important de noter que les communautés de producteurs doivent être pleinement impliquées dans le déploiement des stratégies intégrées de gestion des maladies afin de s'assurer qu'elles sont adaptées aux systèmes de production concernés et plus généralement aux contraintes locales. L'adoption de nouvelles technologies, telles que les mini-écrans, le LPF, l'application restreinte d'insecticides sur les animaux et les associations insecticides/répulsifs nécessitent normalement un soutien externe, une bonne connaissance des réseaux sociotechniques locaux, une approche participative forte et des processus de co-apprentissage pour ajuster les technologies aux utilisateurs 13. Le degré d'adoption de la stratégie proposée par les parties prenantes dépendra de leur appréciation des avantages et des risques découlant des activités d'intervention et des changements associés requis dans leur système agricole 14.
Le stade 2 pourrait être maintenu indéfiniment, la gestion de la TAA devenant un coût de production fixe 15. Cependant, la stratégie devrait être réévaluée à intervalles réguliers (trois à cinq ans). Si les conditions épidémiologiques et socio-économiques deviennent favorables, on peut envisager un changement vers une stratégie d'élimination (stade 3).
References
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2 Van den Bossche, P. and Delespaux, V., Options for the control of tsetse-transmitted livestock trypanosomosis. An epidemiological perspective. Vet. Parasitol., 181 (2011), pp. 37-42
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15 Shaw, A. et al., Mapping the benefit–cost ratios of interventions against bovine trypanosomosis in Eastern Africa. Prev. Vet. Med., 122 (2015), pp. 406-416
Stade 2 : amorcer l'élimination de la TAA
L'objectif des stades finaux du PCP (3 à 5) est de créer des zones durablement libérées de la TAA. En particulier, l'objectif du stade 3 est l’interruption de la transmission de la TAA. De nombreuses activités déjà décrites pour le stade 2 doivent être effectuées (ou poursuivies) au stade 3, mais à des degrés différents. La collecte des données de base et le suivi sont plus intenses qu'au stade 2, afin de répondre aux exigences d'information plus élevées d'une campagne d'élimination 1, 2. L'accent est mis sur les données relatives aux tsé-tsé, y compris la surveillance longitudinale des densités de tsé-tsé 3, la structure par âge et les taux d'avortement naturel (ce dernier n’est nécessaire que pour mesurer les taux d'avortement induits par la SIT, si une composante SIT est prévue) 4. Quand les densités de glossines deviennent très faibles, une analyse statistique avancée des captures de tsé-tsé est nécessaire pour mesurer la probabilité d'avoir atteint l'élimination de la mouche tsé-tsé 3. Malgré l'accent mis sur les données relatives aux tsé-tsé, des données essentielles sur la TAA 5-7 et socio-économiques 8 sont encore nécessaires.
Afin d'éliminer les mouches tsé-tsé de la zone cible, une phase de suppression se concentre sur la réduction des densités de tsé-tsé, tandis qu'une deuxième phase complète l'élimination. Une gamme d'outils peut être utilisée dans le processus, seuls, ou de préférence en combinaison suivant une approche intégrée de lutte anti-vectorielle. Ceux-ci incluent les méthodes déjà mentionnées dans la phase 2 comme ITC et ITT. Cependant, des méthodes plus coûteuses peuvent être utilisées dans un contexte d'élimination 9, comme SAT 10 et SIT 11, 12. Certaines méthodes sont plus appropriées pour la suppression, tandis que d'autres sont plus efficaces pour l'élimination. Par exemple, la SIT est la seule technique dont l’efficacité est inversement proportionnelle à la densité du vecteur (c.-à-d. elle fonctionne mieux lorsque les densités de glossines sauvages sont très faibles), donc il est particulièrement efficace pour l'élimination 13.
Une fois que les mouches tsé-tsé sont éliminées, il faut évaluer la nécessité d'éliminer le réservoir parasitaire dans le bétail. Un traitement général peut être particulièrement important pour éliminer T. vivax, dont la transmission mécanique peut se produire en l'absence de tsé-tsé. Le contrôle et la surveillance du mouvement du bétail peuvent également être nécessaires pour réduire le risque de réintroduction de la maladie.
Par rapport au stade 2, l'élimination de la TAA nécessite une gestion et une coordination plus centralisées, de type « top-down ». Malgré cela, la sensibilisation et l'implication des producteurs restent essentielles. Les campagnes d'information publiques (par exemple, la radio, la télévision, etc.) garantissent l'engagement et le soutien des bénéficiaires, qui peuvent également contribuer directement à la campagne (par exemple, si ITC est utilisé). La transition du stade 3 au stade 4 est liée à l'interruption de la transmission de la TAA (c.-à-d. non directement à l'élimination du vecteur, la tsé-tsé).
Références
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13 Bouyer, J. et al., Trypanosomosis: control methods. P.-C. Lefèvre (Ed.), Infectious and Parasitic Diseases of Livestock, Éditions Lavoisier (Tec & Doc) (2010), pp. 1936-1943
Stades 4 et 5 : éliminer la TAA
L'objectif du stade 4 est l'élimination de la transmission de la TAA et la création de zones indemnes de TAA. Au stade 4, le maintien de certaines des mesures de contrôle déployées au stade 3 est toujours requis. Au stade 5, toutes les mesures de contrôle sont levées et le statut de zone indemne doit être maintenu en leur absence.
Un système de surveillance comprenant des troupeaux sentinelles pour évaluer l'incidence de la TAA est requis, afin d'assurer l'absence de circulation des parasites et l'absence de tsé-tsé (lorsque l'élimination de la tsé-tsé a été ciblée au stade 3). Les tests sérologiques pour la détection d'anticorps contre les trypanosomes [1] ou contre les antigènes de la salive des tsé-tsé [2] pourraient être utiles pour démontrer l'absence de circulation parasitaire ou l'absence de tsé-tsé.
Références
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2 Somda, M.B., et al., Identification of a Tsal152-75 salivary synthetic peptide to monitor cattle exposure to tsetse flies. Parasit. Vectors, 9 (2016), p. 149