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FAO au Bénin

La FAO et l’Union Européenne (UE) organisent la traçabilité du bois avec l’ONAB : Secteur du Bois au Benin

06/05/2015

Cotonou - 06 Mai 2015 «Appui à la mise en œuvre d’un système de traçabilité du bois de l’ONAB au Bénin» 

Le lancement du projet intitulé «Appui à la mise en œuvre d’un système de traçabilité du bois de l’ONAB au Bénin» a été fait avec les acteurs du bois au cours d’un atelier le 06 mai 2015. Ceci matérialise une avancée importante dans la gestion par l’Office National du Bois (ONAB) des forêts plantées en République du Benin.

Le projet dont l’atelier de lancement a réuni les acteurs du bois du Benin rentre pleinement dans le cadre de la gestion des ressources naturelles qui constitue à lui seul, l’une des trois priorités retenues dans le Cadre de Programmation Pays (CPP 2012-2015) des interventions de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) au Bénin. Il vise la mise en place d’un système de traçabilité du bois produit par l’Office National du Bois (ONAB) et s’inscrit dans le «Programme pour l’Application des règlementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux», plus connu sous son acronyme anglais  FLEGT. Dans le cadre de l’appel à proposition de ce Programme, l’Office National du Bois (ONAB), qui assume la mission de gestion durable des plantations domaniales du Bénin, a soumis le projet dénommé «Appui à la mise en place d’un système de traçabilité du bois de l’ONAB au Bénin». Compte tenu de sa pertinence, ce projet a été évalué positivement par la FAO et bénéficie de ce fait du financement du Programme pour un montant de 102 000 dollars US. D’une durée de douze mois, il permettra de mettre  en place un système de traçabilité du bois de l’ONAB en vue d’enclencher le processus de certification du bois de l’Office. Il a également bénéficié d’un soutien de l’Union Européenne. En effet, pour faire face à la présence de bois illégal sur les marchés mondiaux et empêcher l’entrée de bois illégal sur le marché européen, l’Union Européenne a adopté en 2003 le Plan d’action FLEGT. C’est pour aider donc à mettre en œuvre son Plan d’action que l’Union Européenne apporte son soutien à un réseau mondial d’assistance technique, dont le Programme UE-FAO (Programme UE-FAO FLEGT) fait partie.

Selon Clément KOUCHADE, directeur général de l’Onab les résultats attendus sont entre autres que : le système d’exploitation des plantations est évalué ; les outils et procédure appropriés pour le contrôle de la traçabilité du bois sont mis en place et testés  et que le projet fait l’objet d’actions de suivi, évaluation avec une bonne visibilité.

Pour Tiémoko YO, Représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture au Bénin, l’institution qu’il représente a toujours été disponible pour apporter un appui au Bénin, non seulement dans les domaines de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Nutrition, mais aussi dans la gestion durable des Ressources Naturelles. «Je voudrais également saluer tout l’effort du Ministère en charge de l’environnement pour toutes les initiatives qui sont prises pour la gestion durable des ressources naturelles en l’occurrence les ressources forestières et pour la bonne collaboration avec la FAO» a-t-il dit tout en rassurant la Direction Générale de l’ONAB que les services techniques de la FAO ne ménageront aucun effort pour l’appuyer dans la mise en œuvre du projet.

«La gestion durable et rationnelle des ressources forestières, aussi bien en europe que dans le reste du monde, est une priorité fondamentale qui s’est traduite par une volonté politique et un engagement très fort » a souligné le Chef de Section développement et agriculture durable de la Délégation de l’Union Européenne au Benin, Joël NEUBERT.

Le Ministre de l’Environnement Chargé de la Gestion des Changements Climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources Naturelles et Forestières, Raphael EDOU a appelé les acteurs à s’impliquer dans la mise en de ce projet. «C’est un pas important qui permettra de poser des questions pertinentes et de mettre en place les bases d’une gestion forestière plus performante» a laissé entendre l’autorité.