Département économique et social

 système mondial d'information et d'alerte rapide sur l'alimentation et l'agriculture

 perspectives alimentaires
No. 4 Rome, décembre 2004

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faits saillants

DONNÉES DE BASE SUR LA SITUATION CÉRÉALIÈRE MONDIALE

Situation de l’offre et de la demande des céréales

Blé

Céréales secondaires

Riz

EL NIÑO - OSCILLATION AUSTRALE (ENOA)

Viande et produits carnés

Lait et produits laitiers

Graines oléagineuses, huiles et tourteaux

Consultation sur les bananes

Sucre

Consultation sur le sucre

ANNEXE STATISTIQUE

NOTE SUR LES STATISTIQUES

Consultation sur le sucre

IImpact des politiques des pays de l’OCDE sur les pays en développement.
27 août 2004

Une consultation FAO informelle d’experts sur les marchés du sucre et les politiques suivies dans ce secteur s’est tenue à Rome, les 5 et 6 août 2004, en vue d’examiner l’impact des politiques d’appui et commerciales des pays de l’OCDE sur les pays en développement.

La réunion a rassemblé plusieurs experts de l’analyse des questions relatives au sucre. Parmi ceux-ci figuraient notamment Mike Wohlgenant, Professeur, Université de l’État de Caroline du Nord; Pierre Charlebois, Chef, Division de l’Analyse économique et sectorielle, Agriculture et Agroalimentaire Canada; Donald Mitchell, Chef économiste, Banque mondiale; Ellen Huan-Niemi et Jyrki Niemi, Chercheur économique et Économiste principal, MTT Economic Research; Gareth Forber, Chercheur économiste principal, LMC International; Leonardo Bichara Rocha, Économiste, Organisation internationale du sucre; Alexandre Barros Rands, Professeur, Université fédérale de Pernambuco (Brésil); et Ramesh Chand, Chef, Unité d’Économie agricole, Institut indien de la croissance économique.

La consultation avait pour objectif général de rassembler et d’évaluer les connaissances analytiques dont on dispose en matière d’impact des politiques menées dans le secteur du sucre par les pays de l’OCDE sur les pays en développement producteurs de sucre. La consultation a passé en revue les politiques menées dans les pays développés et en développement et leur impact sur l’économie mondiale du sucre, en se concentrant sur la nature des modèles analytiques et les méthodologies utilisées. En particulier, la consultation a examiné la façon dont les politiques avaient été modélisées et dont les différentes hypothèses concernant la réaction de la demande et de l’offre avaient influencé les estimations de l’impact quantitatif des réformes sur la production intérieure, les échanges et les cours mondiaux. Du fait de l’omniprésence des effets de politiques commerciales établies sur le comportement économique du secteur du sucre, il est difficile de prédire quelle serait la réaction des producteurs face à un régime libéralisé.

Les questions spécifiques liées aux politiques de l’OCDE examinées ont été les suivantes: politiques concernant le sucre aux États-Unis et Accord de libre-échange nord-américain (ALENA); liens entre le régime de l’Union européenne (UE) et les accords préférentiels, régionaux et multilatéraux – en particulier, l’impact des changements opérés dans les politiques de l’UE sur les pays les moins avancés et les pays ACP; réforme des politiques du sucre en Australie. L’impact des politiques de l’OCDE sur des pays en développement spécifiques, à savoir, les secteurs du sucre du Brésil, de l’Inde et de la Thaïlande, a été examiné.

La consultation a conclu essentiellement que si la plupart des études de modélisation examinées étaient convenues que l’évolution des cours mondiaux et des échanges découlait vraisemblablement de la réforme des politiques, des différences considérables existaient dans leurs prévisions pour ce qui était de l’ampleur de ces changements. Les modèles ont montré que des producteurs efficients à faible coût (principalement le Brésil) obtiendrait une part plus importante du marché mondial après la réforme, tandis que les pays ACP dont les coûts sont en général plus élevés et qui bénéficient actuellement d’un traitement préférentiel en souffriraient. Toutefois, pour les pays qui se trouvent au milieu du point de vue de la compétitivité, tels que l’Inde et l’Afrique du Sud, les résultats étaient moins précis puisque leur gain ou perte dépendait de l’ampleur de l’évolution prévue des cours.

Il conviendrait d’examiner, dans le cadre d’une étude future, la réaction de l’offre et de se concentrer également sur la mesure des effets sociaux des réformes commerciales et intérieures dans le secteur du sucre sur les économies des pays en développement producteurs de sucre. En outre, les travaux futurs de modélisation devraient tenir compte des données ventilées relatives aux pays ACP et être davantage orientés sur les programmes tout en mettant l’accent sur la question de la sécurité alimentaire.

Pour de plus amples renseignements sur la consultation, prière de contacter: Kaison.Chang@fao.org

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Contexte

Exonération

©FAO, 2004