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Peuples Autochtones

Le Caucus Mondial des Jeunes Autochtones rencontre la FAO


20/07/2017 - 

Du 5 au 8 avril, la FAO accueillait pour la première fois une réunion avec le Caucus mondial des jeunes autochtones (GYIC – acronyme anglais), invitant 15 participants venant des sept régions socio-culturelles du monde au siège à Rome, pour discuter des partenariats entre l’Organisation et jeunes autochtones dans le monde.

L'événement visait à examiner le Plan de travail de la FAO de 2015 concernant les Peuples Autochtones afin d’ajourner et d'y intégrer les préoccupations des jeunes autochtones. Les membres du GIYC ont également préparé un document de recommandations en vue de le présenter à la prochaine Seizième session de l’Instance Permanente de l’ONU sur les Questions Autochtones (IPONUQA) qui aura lieu à New-York du 24 avril au 5 mai. 

A l’occasion du dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (DNUDPA), cette réunion fut particulièrement opportune et pertinente. Mais plus encore, elle fut un succès. 

Les représentants des jeunes autochtones ont eu l’opportunité d’interagir avec les équipes techniques de la FAO pour aborder tant les menaces que les opportunités, et pour promouvoir l’intégration des peuples autochtones – particulièrement les jeunes autochtones – dans les domaines de travail de la FAO.  

Dans son allocution, le Directeur Général José Graziano da Silva, a déclaré "Dans un monde où le changement climatique amène de nouveaux défis et des incertitudes, nous ne pouvons éliminer la faim sans la participation des jeunes. Nous apprenons de vous la manière d’unir le savoir traditionnel avec les nouvelles technologies. Le savoir autochtone et ses techniques peuvent contribuer à accroître la résilience aux incertitudes dues au changement climatique”.  

En soulignant le travail de la FAO, le Directeur Général Adjoint chargé des Opérations Laurent Tomas, a insisté sur le fait que "Les peuples autochtones peuvent jouer un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité et dans le renforcement de la résilience de l’agriculture et des systèmes alimentaires".

Marcela Villarreal, Directrice de la Division des Partenariats, des activités de Plaidoyer et du renforcement des Capacités (OPC) à la FAO, a parlé de l’importance de la collaboration avec les peuples autochtones. Elle a d’ailleurs insisté sur ce point en déclarant : "La FAO s'est progressivement persuadée qu'elle ne pouvait s'acquitter de son mandat d'éradication de la faim, de la malnutrition et de la pauvreté sans travailler main dans la main avec les peuples autochtones".

Les participants du GIYC ont également partagé leurs points de vue, expliquant l’importance de rencontrer la FAO avant leur présentation à New-York. Atama Katama, originaire de Malaisie, et co-président du GIYC, a déclaré "Je suis heureux de rencontrer la FAO – c’est une bonne opportunité pour nous de commencer à travailler ensemble". 

Buba Balkissou, originaire du Cameroun a saisi cette opportunité pour rappeler le caractère progressiste de nombreux peuples autochtones : "Les jeunes autochtones introduisent de nouvelles méthodes pour atténuer le changement climatique et plaident pour la reconnaissance des coutumes et des droits dans tous les pays d’Afrique. Les jeunes autochtones peuvent contribuer à l’objectif Faim « Zéro » en introduisant des méthodes modernes". 

A la fin de cette réunion, les représentants des jeunes autochtones ont produit un rapport, la Déclaration de Rome, qui inclut les recommandations de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (DNUDPA) et des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Le vendredi 7 avril, un évènement ouvert au public sur "Le rôle des jeunes autochtones pour parvenir à la sécurité alimentaire pour tous: la contribution des jeunes autochtones aux Objectifs de Développement Durable" s’est tenu au siège de la FAO à Rome. Dan Gustafson, Directeur Général Adjoint chargé des Programmes a ouvert la séance et a salué cette rencontre comme un moment d’échange culturel et une opportunité d’apprendre les uns des autres. 

"C’était un évènement unique pour la FAO. C’est essentiel pour reconnaître la contribution potentielle des jeunes autochtones à la réalisation des Objectifs stratégiques de la FAO et de l’Agenda 2030", a-t-il déclaré.   

Jeffrey Campbell, Directeur du Mécanisme Forêts et Paysans, a parlé de la "continuité, de la connectivité et de la créativité" qui caractérise l’approche de la Terre Mère des peuples autochtones, et a mentionné comment apprendre de ces derniers pouvait conduire à la réalisation des Objectifs de Développement Durable. Il a plaidé pour "une évolution allant de pour -, à avec -, et finalement par les peuples autochtones".        

En outre, Ida Ophaug, représentante du GIYC pour la région Arctique, a relaté les défis auxquels font face les habitants de sa région, particulièrement vis-à-vis du changement climatique et de ses effets sur les territoires traditionnels et les moyens de subsistance. "En tant que jeune autochtone originaire de l’Arctique, je suis très préoccupée par l’avenir. Il est très important pour moi de pouvoir vous transmettre ce massage aujourd’hui, car je sais que la FAO partage les même intérêts et préoccupations, et que vous êtes conscients des défis auxquels nous faisons face. Nous sommes heureux d’entendre que vous êtes ouverts à coopérer avec les jeunes autochtones".     

La rencontre a été un échange réussi avec les jeunes autochtones. C’est la première en la matière et espérons-le, non la dernière. 

Regarder ici la vidéo sur le travail commun de la FAO et du Caucus mondial des jeunes autochtones pour contribuer à l’objectif Faim Zero. 

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