Objectifs de développement durable

Indicateur 14.4.1 - Proportion de stocks de poissons dont le niveau est biologiquement viable

Cet indicateur mesure la durabilité des pêches de capture marines à l’échelle mondiale à partir des niveaux d’abondance des stocks de poissons. Un stock de poissons qui présente une abondance égale ou supérieure au niveau permettant de produire le rendement maximal durable (RMD) est considéré comme biologiquement viable. En revanche, lorsque l’abondance passe sous le niveau du RMD, le stock est considéré comme biologiquement non viable. Cet indicateur mesure les progrès accomplis au regard de la cible 14.4 des ODD.

D’ici à 2020, réglementer efficacement la pêche, mettre un terme à la surpêche, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et aux pratiques de pêche destructrices et exécuter des plans de gestion fondés sur des données scientifiques, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons le plus rapidement possible, au moins à des niveaux permettant d’obtenir un rendement constant maximal compte tenu des caractéristiques biologiques.

Proportion de stocks ichtyologiques dont le niveau est biologiquement viable, 1974-2020 (en anglais)

Impact

Avec les autres indicateurs de l'ODD 14, il donne une vue d’ensemble des activités marines et fournit aux pays des renseignements sur le niveau optimal de l’effort de pêche, la croissance de l'aquaculture et un accès équitable et sûr aux ressources aquatiques vivantes.

Résultats clés

La viabilité des ressources halieutiques mondiales continue de décliner, bien qu’à un rythme moindre.

La viabilité des ressources halieutiques mondiales continue de décliner, étant passée de 90 pour cent en 1974 à 65,8 pour cent en 2017. Les stocks de poissons marins dont le niveau est biologiquement viable ont contribué, en 2017, à 78,7 pour cent des débarquements mondiaux, qui sont restés relativement stables à environ 80 millions de tonnes depuis 1995. Malgré la détérioration continue, le déclin s’est récemment ralenti.

La tendance mondiale masque de grandes disparités dans la proportion de stocks de poissons viables entre les différentes régions. En 2017, ce sont la Méditerranée et la mer Noire qui ont continué de présenter le pourcentage le plus élevé de stocks exploités à des niveaux non viables (62,5 pour cent), suivies du Pacifique Sud-Est (54,5 pour cent) et de l’Atlantique Sud-Ouest (53,3 pour cent). A contrario, c’étaient le Pacifique Centre-Est, le Pacifique Sud-Ouest, le Pacifique Nord-Est et le Pacifique Centre-Ouest qui présentaient la plus faible proportion (13 à 22 pour cent) de stocks pêchés à des niveaux biologiquement non viables.

L’amélioration de la réglementation, associée à un suivi et à une surveillance efficaces, a permis de ramener les stocks surexploités à des niveaux biologiquement viables. Cependant, l’adoption de ces mesures a généralement été lente, notamment dans de nombreux pays en développement. Cette situation se reflète dans les premiers rapports nationaux sur la viabilité des stocks de poissons de 13 pays. La majorité d’entre eux ont mis en place des systèmes actifs d’évaluation et de gestion et sont donc en mesure d’atteindre une viabilité des stocks de poissons supérieure à la moyenne mondiale.

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