Objectifs de développement durable

Indicateur 14.7.1 - Proportion du PIB correspondant aux activités de pêche viables dans les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et tous les pays

Cet indicateur est destiné à mesurer la valeur découlant de la pêche durable. Il est exprimé sous la forme d’un pourcentage du produit intérieur brut (PIB) du pays. Des données sont générées pour tous les pays, mais sont agrégées pour les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays les moins avancés (PMA). Cet indicateur mesure les progrès accomplis au regard de la cible 14.7 des ODD.

D’ici à 2030, faire bénéficier plus largement les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés des retombées économiques de l’exploitation durable des ressources marines, notamment grâce à une gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme.

Pêche durable en pourcentage du PIB par région, 2011-2017 (en anglais)

Impact

Avec les autres indicateurs de l'ODD 14, il donne une vue d’ensemble des activités marines et fournit aux pays des renseignements sur le niveauoptimal de l’effort de pêche, la croissance de l'aquaculture et un accès équitable et sûr aux ressources aquatiques vivantes.

Résultats clés

La pêche durable apporte une contribution essentielle au PIB des PMA et des PIED.

La pêche durable assure la subsistance de communautés depuis des millénaires, jouant un rôle essentiel dans les économies locales et la sécurité alimentaire. Aujourd’hui, elle représente environ 0,1 pour cent du PIB mondial et plus de 0,5 pour cent de celui de certaines régions et de certains PMA. Une gestion durable des stocks reste essentielle pour que la pêche continue de générer de la croissance économique et de soutenir un développement équitable, répondant aux besoins d’aujourd’hui sans compromettre la capacité des générations futures à faire de même. 

Le poisson est désormais en mesure de nourrir plus de personnes que jamais, offrant un moyen de subsistance à des millions de personnes dans le monde tout en atténuant la faim et la malnutrition. L’appétit mondial pour le poisson a fait passer la production de 20 millions de tonnes en 1950 à environ 179 millions de tonnes en 2018. Le développement de la pêche et de l’aquaculture s’est accompagné d’une augmentation des dividendes économiques du secteur et de sa contribution à une croissance économique soutenue. Au niveau mondial, la valeur ajoutée de ce secteur a augmenté de manière constante, de plusieurs points de pourcentage d’année en année. Cela a entraîné une évolution positive de la contribution de la pêche durable au PIB de régions telles que l’Afrique subsaharienne, où elle est passée de 0,25 pour cent en 2011 à 0,46 pour cent en 2017.

Ces dividendes économiques ne pourront être maintenus que par une gestion prudente évitant la surexploitation et l’épuisement des stocks de poissons. Le déclin de ces stocks à des niveaux biologiquement viables se poursuit, bien qu’à un rythme moindre, ce qui souligne la nécessité d’améliorer la réglementation et d’assurer une surveillance efficace. La baisse de la viabilité de plusieurs stocks dans l’océan Pacifique a entraîné une détérioration de la tendance générale pour des régions telles que l’Asie du Sud-Est, où la pêche durable est passée de 0,76 pour cent du PIB en 2011 à 0,57 pour cent en 2017.

La covid-19 pose de nouveaux problèmes au secteur. À court terme, la demande a diminué dans de nombreux domaines, avec une baisse des ventes particulièrement importante dans le secteur de l’hôtellerie. Cette situation, combinée aux défis logistiques et aux perturbations de la production, a eu une incidence négative sur la rentabilité du secteur. Bien que de nombreux effets à long terme de la covid-19 restent à voir, il est essentiel de faire en sorte que la gestion de la pêche fonctionne efficacement et d’obtenir, avec une politique gouvernementale efficace, que la pêche se rétablisse d’une manière durable qui maximise les bénéfices.

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