Objectifs de développement durable

Indicateur 2.5.1.b - Nombre de ressources génétiques végétales destinées à l’alimentation et à l’agriculture sécurisées dans des installations de conservation à moyen ou à long terme

Les ressources génétiques animales destinées à l’alimentation et à l’agriculture sécurisées dans des installations de conservation à moyen ou à long terme (ex situ en banques de germoplasme) représentent le moyen le plus fiable de conserver les ressources génétiques du monde entier. Cet indicateur mesure les progrès vers la réalisation de la cible 2.5.

Cible 2.5

D’ici à 2020, préserver la diversité génétique des semences, des cultures et des animaux d’élevage ou domestiqués et des espèces sauvages apparentées, y compris au moyen de banques de semences et de plantes bien gérées et diversifiées aux niveaux national, régional et international, et favoriser l’accès aux avantages que présentent l’utilisation des ressources génétiques et du savoir traditionnel associé ainsi que le partage juste et équitable de ces avantages, comme convenu à l’échelle internationale.

Nombre de ressources génétiques animales destinées à l’alimentation et à l’agriculture sécurisées dans des installations de conservation à moyen ou à long terme (en anglais)

Impact

Les tendances observées en matière de conservation ex situ des matériels permettent d’estimer de manière globale dans quelle mesure l’humanité parvient à préserver ou à accroître la diversité génétique totale disponible pour les générations futures et, partant, à éviter des pertes irréversibles de cette diversité au niveau des exploitations et des habitats naturels.

Ces informations sont essentielles pour contribuer à assurer à la population mondiale une alimentation suffisante, variée et nutritive sur le long terme.

Résultats clés

Outre les ressources phytogénétiques, les ressources zoogénétiques sont également vitales pour la sécurité alimentaire et la subsistance, car elles permettent d’adapter le bétail à l’évolution de l’environnement et de renforcer ainsi la résilience des systèmes alimentaires face au changement climatique.

Un bon moyen de mesurer la conservation des ressources génétiques animales destinées à l’alimentation et à l’agriculture consiste à compter le nombre de races locales d’animaux d’élevage (c’est-à-dire de races présentes dans un seul pays) dont le matériel stocké dans les banques de gènes est suffisant pour permettre leur reconstitution en cas d’extinction. Ces informations sont fournies chaque année au Système d’information sur la diversité des animaux domestiques (DAD-IS) de la FAO par les points focaux nationaux désignés.

Entre 2010 et 2021, le nombre de races locales disposant de suffisamment de matériel stocké dans des banques de gènes est passé de 10 à 203. Cette augmentation peut sembler importante, mais ne représente qu’une fraction des quelque 7 700 races recensées dans le monde et reste très éloignée de la cible des ODD qui appelle la communauté internationale à mettre un terme à la perte de ressources zoogénétiques destinées à l’alimentation et à l’agriculture.

Sur un total mondial de 7 700 races locales enregistrées (y compris celles éteintes), 8,7 pour cent sont déclarées comme ayant du matériel génétique stocké et 2,7 pour cent d’entre elles comme ayant suffisamment de matériel stocké pour permettre leur reconstitution. Ces chiffres reflètent un progrès négligeable par rapport à l’année précédente, où seulement 5,2 pour cent des races animales locales disposaient de matériel stocké et seulement 1,3 pour cent d’un matériel suffisant pour permettre la reconstitution de la race en cas d’extinction.

Difficulté de mesurer les ressources génétiques animales dans les banques de gènes

La mesure précise des activités mondiales de conservation des ressources génétiques animales dans les banques de gènes est entravée par la sous-déclaration des inventaires nationaux. Un pourcentage stupéfiant de 56,5 pour cent des races locales de bétail ne dispose d’aucune information sur leur état de conservation. Seule une trentaine de pays, situés majoritairement en Europe occidentale, communiquent des données sur cet indicateur, et même ces données ne sont pas régulièrement mises à jour. Les efforts en cours menés pour préserver les ressources génétiques animales semblent insuffisants face au changement climatique et à la demande croissante de produits animaux.

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