Objectifs de développement durable

Indicateur 6.4.2 - Niveau de stress hydrique : prélèvements d’eau douce en proportion des ressources en eau douce disponibles

Le niveau de stress hydrique correspond aux prélèvements d’eau douce en proportion des ressources en eau douce disponibles, c’est-à-dire au rapport entre la quantité totale de ces dernières qui est prélevée par les principaux secteurs économiques et la quantité totale de ressources hydriques renouvelables, après prise en compte des besoins en eau de l’environnement. Cet indicateur (que l’on appelle également «intensité de prélèvement d’eau») mesure les progrès accomplis au regard de la cible 6.4 des ODD.

Cible 6.4

D’ici à 2030, faire en sorte que les ressources en eau soient utilisées beaucoup plus efficacement dans tous les secteurs et garantir la viabilité des prélèvements et de l’approvisionnement en eau douce afin de remédier à la pénurie d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui manquent d’eau.

Niveau de stress hydrique: prélèvements d’eau douce en proportion des ressources en eau douce disponibles (en anglais)

Impact

Cet indicateur offre des connaissances approfondies sur l’efficacité et la durabilité de l’utilisation des ressources en eau. Avec l'indicateur 6.4.1, il est essentiel pour garantir l’utilisation durable des ressources et des écosystèmes pour les générations à venir.

Résultats clés

Le stress hydrique reste alarmant dans de nombreuses régions et menace le progrès vers le développement durable.

Le stress hydrique est l’une des menaces les plus graves qui pèsent actuellement sur le développement durable. Un stress hydrique élevé, à savoir le prélèvement d’une trop grande quantité d’eau douce dans les sources naturelles par rapport à l’eau douce disponible, peut avoir des conséquences dévastatrices pour l’environnement et entraver, voire inverser, le développement économique et social. La pénurie d’eau qui en résulte, et qui tend à toucher de manière disproportionnée les personnes les plus vulnérables, pourrait entraîner le déplacement de quelque 700 millions de personnes d’ici à 2030.

Le stress hydrique touche tous les continents. Un stress hydrique élevé a de nombreuses conséquences indésirables, compromettant la durabilité des ressources naturelles et entravant le développement économique et social, ce qui tend à nuire de manière disproportionnée aux personnes les plus vulnérables.

À l’échelle mondiale, le stress hydrique se maintient à un niveau sûr de 18,4 pour cent, ayant légèrement augmenté par rapport aux 18,2 pour cent de 2015. Cependant, la moyenne mondiale masque d’énormes variations régionales. Par exemple, l’Asie centrale et l’Asie du Sud ainsi que l’Afrique du Nord ont toutes enregistré un stress hydrique très élevé, supérieur à 70 pour cent, et connu une poussée à la hausse de ce stress entre 2015 et 2018. L’Asie de l’Est et l’Asie occidentale suivent avec des niveaux de stress compris entre 45 et 60 pour cent, cette dernière enregistrant un niveau croissant depuis 2015.

Ainsi, la tendance à l’augmentation progressive du stress hydrique mondial ces 20 dernières années reflète son augmentation dans plusieurs régions du monde, que les diminutions recensées dans d’autres ne parviennent pas à compenser.

En revanche, le stress hydrique de certaines régions telles que l’Afrique subsaharienne et l’Amérique centrale et du Sud est suffisamment faible pour permettre à certains pays d’accroître durablement leur utilisation de l’eau à condition de prendre les précautions requises. Dans les régions de stress hydrique élevé, il faut d’urgence et de manière concrète économiser l’eau et accroître l’efficacité de son utilisation.

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