Portail de la FAO pour le renforcement des capacités
Bonnes Pratiques
 

Nutrition et protection du consommateur

  1. Accroître la participation aux travaux du Codex
  2. Développement des capacités en matière de sécurité sanitaire des aliments
  3. Jardins scolaires et hospitaliers
  4. Amélioration de la sécurité sanitaire des aliments vendus dans les rues
  5. Éducation nutritionnelle


Créer et promouvoir de bonnes pratiques pour garantir la salubrité et la qualité des aliments et boissons vendus sur la voie publique

Quel problème est abordé, et où?

Consciente de l’importance du secteur alimentaire non structuré en tant que source de revenus et d’aliments accessibles physiquement et économiquement dans plusieurs centres urbains des pays en développement, et reconnaissant les risques liés aux maladies d’origine alimentaire attribuables au manque d’hygiène et aux pratiques dangereuses inhérentes à ce secteur, la FAO a aidé de nombreux pays en développement à définir des stratégies pour réorganiser le secteur et l’intégrer d’une manière durable dans les projets et programmes de développement urbain, mis en oeuvre par les autorités locales et municipales.

Comment?

Le travail commence par une étude détaillée du secteur de la vente d’aliments sur la voie publique dans le pays hôte, généralement dans le centre urbain le plus important du pays, considérant 1) le profil socio-économique des vendeurs et des consommateurs et leur position géographique dans la ville; 2) l’étude de l’hygiène des aliments vendus sur la voie publique, y compris l’observation des pratiques durant la préparation et la manipulation des aliments; 3) une analyse d’échantillons d’aliments pour détecter une éventuelle contamination, chaque fois que possible; 4) l’évaluation des infrastructures sanitaires (disponibilité d’eau potable, évacuation des eaux usées, électricité, etc.) dans la ville et principalement dans les principaux centres où des aliments sont vendus sur la voie publique et le cadre institutionnel et juridique régissant le secteur. Sur la base de cette étude, des recommandations pratiques et réalisables sont formulées pour améliorer les conditions du secteur et renforcer la sécurité sanitaire des aliments vendus sur la voie publique; elles comprennent généralement des séances de formation sur mesure à l’intention des vendeurs, des inspecteurs, des producteurs, etc.; des campagnes d’éducation des consommateurs, et quelques constructions pilotes (stands d’alimentation, latrines sur les sites de vente d’aliments sur la voie publique, conteneurs à ordures, etc.).

Après ce travail initial, on élabore une stratégie pour la réorganisation du secteur en s’appuyant sur une approche participative, c’est-à-dire des réunions de suivi avec les vendeurs, les associations de consommateurs, les autorités nationales/municipales, les ONG, etc. La stratégie est ensuite présentée, discutée et adoptée lors d’un atelier national final auquel participent toutes les parties concernées. Dans la plupart des cas, la stratégie est soumise au gouvernement en même temps qu’une estimation des coûts pour sa mise en œuvre.

On a pu tirer des leçons des activités entreprises au Burkina Faso, aux Philippines et en Inde, notamment:

  • Les projets menés dans plusieurs pays ont révélé que la situation des aliments vendus sur la voie publique est très semblable dans la plupart des pays de la même sous-région.
  • La participation des autorités locales est indispensable à l’amélioration du secteur de la vente d’aliments sur la voie publique.
  • La participation est aussi déterminante – par exemple, à un niveau pratique, les vendeurs participent au choix des sites pour des constructions pilotes ainsi que la municipalité et les institutions qui gèrent les marchés et les sites réservés à la vente.
  • La sécurité sanitaire des aliments vendus sur la voie publique peut aussi être influencée par la qualité de la production d’autres petites entreprises, par exemple celle des petits cultivateurs urbains et péri-urbains. Les fabricants d’ustensiles de cuisine en acier, les vendeurs de bois de chauffage, les transporteurs et ceux qui participent à la réorganisation du secteur.

Et maintenant où?

D’autres activités pilotes nationales relatives à la sécurité sanitaire des aliments vendus sur la voie publique seront mises en place à la lumière des expériences en Afrique et en Asie du Sud.

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