Portail de la FAO pour le renforcement des capacités
Bonnes Pratiques
 

Moyens d’existence en milieu rural et sécurité alimentaire

  1. Stages pratiques pour agriculteurs
  2. Micro-jardins
  3. Diversification des moyens d’existence and développement des entreprises: amélioration des moyens d’existence des petits exploitants
  4. Programme d’appui aux moyens d’existence: intégrer les approches axées sur les moyens d’existence et l’être humain dans les activités de la FAO
  5. Introduire l’approche axée sur les moyens d’existence en cas de crise


Utiliser de nouvelles techniques pour cultiver des aliments dans de nouveaux milieux urbains, soutenir les communautés et sensibiliser aux questions nutritionnelles

Quel problème est abordé, et où?

Une façon d’aborder la sécurité alimentaire dans les périphéries pauvres des zones fortement peuplées consiste à créer des programmes de "micro-jardinage", c’est-à-dire la culture intensive à petite échelle de plantes horticoles dans un environnement urbain, souvent en utilisant des substrats sans sol. Les micro-jardins peuvent produire pour l’autoconsommation et aussi pour la vente au niveau local. Cette méthode a été utilisée avec succès notamment au Caire et à Caracas. Dans le cas de Caracas, 10 000 familles auraient bénéficié de cette pratique qui peut être utilisée pour la production de légumes feuillus, choux, citrouilles, tomates et aubergines. La culture à l’aide de substrats sans sol a aussi été appliquée après le tsunami qui a frappé l’Asie du Sud-Est pour remédier à l’halomorphie des sols tout de suite après la catastrophe.

Comment?

Un exemple typique de culture avec substrat sans sol est celui de légumes cultivés dans un mélange de balles de riz, de coques d’arachides et de boulettes d’argile, placé dans un plateau creux revêtu de plastique et appuyé sur des pieds, auquel on ajoute chaque jour une solution nutritive. D’autres exemples comprennent la culture de terres bonifiées entre des grands groupes d’habitations, qui exige toutefois un contrôle des niveaux de contamination des légumes produits régulièrement. La protection intégrée est généralement effectuée en plantant à coté de laitues, tomates ou autres légumes des herbes telles que basilic, persil et menthe qui repoussent naturellement les insectes.

Pour réussir, cette méthode exige au départ le financement d’un centre local de formation et de démonstration. D’autres facteurs de succès sont la disponibilité locale d’intrants pour les micro-jardins (semences, substrat, engrais, etc.). Pour que cette méthode soit durable une fois le projet achevé, il faut que des sociétés locales soient actives dans ce secteur. L’expérience a montré que la création d’un bureau d’aide technique local est aussi un facteur important dans le succès d’un programme de micro-jardins. Un autre facteur est le dialogue et le partenariat avec des ONG localement actives, des associations de producteurs, etc.

Et maintenant où?

Cette méthode est applicable dans d’autres villes. Elle a aussi été utilisée avec succès dans des crises humanitaires pour répondre aux besoins nutritionnels des personnes déplacées.

Contactez notre équipe