FAO.org

Accueil > SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide > Prix internationaux
Sélectionner

Les prix à l'exportation du blé et du maïs ont chuté en mars, tandis que ceux du riz se sont raffermis

Prix internationaux des céréales
10/04/2019

Les prix à l’exportation du blé ont fléchi en mars, le blé américain de référence (n°2 dur roux d’hiver, f.a.b.) s’est échangé en moyenne à 224 USD la tonne, soit 5 pour cent de moins qu’en février et 9 pour cent de moins qu’à la même époque l'an dernier. Le déclin général des cours à l'exportation du blé s’explique par l'abondance de l’offre à court terme et des perspectives de production globalement favorables en 2019 à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, la demande d'exportation atone a également pesé sur les prix et compensé la pression à la hausse exercée par des préoccupations concernant les conditions météorologiques loin d'être idéales pour les semis des récoltes de printemps, sur le point de démarrer.

Les prix à l'exportation du maïs ont également fléchi en mars après une augmentation générale en février. Les prix du maïs américain de référence (n°2, jaune, f.a.b.) se sont établis en moyenne à 167 USD la tonne, un niveau inférieur de 2 pour cent à celui du mois précédent et de près de 3 pour cent à celui de mars 2018. Les prix aux États-Unis ont reculé sous la pression de stocks plus élevés que prévu et d’une réduction des ventes. Toutefois, des préoccupations concernant un retard, voire une réduction, des emblavures de printemps et les contraintes logistiques causées par les inondations qui ont touché le Midwest américain, ont limité la baisse des prix. En Ukraine, les prix à l'exportation ont chuté sous la pression de la vive concurrence à l'exportation, tandis qu’en Amérique du Sud, la baisse des prix s’explique essentiellement par des perspectives de production satisfaisantes.

L'indice FAO des prix du riz (2002-04=100) s’est établi à 221,7 points en moyenne en mars, soit 0,5 pour cent de plus qu’en févier, en raison principalement de la hausse des cours des riz Japonica et Indica de qualité inférieure. En Asie, l'absence de commandes importantes provenant de pays comme le Bangladesh, la Chine (continentale) et l'Indonésie, ont contenu les prix du riz Indica ou ont même entraîné une baisse des prix, comme en Thaïlande. En Inde, l’appréciation de la roupie a fait grimper les prix à leur plus haut niveau depuis août 2018. Les efforts déployés par les pouvoirs publics pour favoriser les achats locaux de riz fraîchement récolté de la campagne "hiver-été", ont également favorisé un redressement partiel de l’offre au Viet Nam, tandis que les ventes à la Chine (continentale) et les exportations régulières à destination de l'Afrique de l'Est ont soutenu les prix au Pakistan. Aux États-Unis, les cours du riz à grains longs sont restés relativement stables, alors qu’ils ont fléchi en Argentine, au Brésil et en Uruguay, en raison d'une combinaison de facteurs, à savoir: la pression des récoltes, les dépréciations monétaires et la demande limitée.