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Afrique De L’ouest

Les prix des céréales secondaires sont généralement faibles et à la baisse, sauf dans les zones touchées par des conflits

12/11/2019

Dans la plupart des pays du Sahel, les prix des céréales secondaires sont restés stables ou ont diminué en octobre, et se sont établis dans l'ensemble à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés un an plus tôt, en raison de l'abondance de l'offre intérieure. Toutefois, des perturbations du marché et des augmentations de prix ont été signalées dans les régions touchées par des conflits, à savoir les régions du bassin du lac Tchad, de Tibesti et du Liptako-Gourma. En outre, la fermeture des frontières terrestres du Nigeria (FPMA – Politiques alimentaires), a nui aux flux commerciaux et exercé des pressions à la hausse sur les prix dans certaines régions. Au Niger, les prix du mil et du sorgho sont restés stables ou ont diminué en octobre sous la pression du démarrage des nouvelles récoltes et se sont établis à des niveaux inférieurs à ceux observés un an plus tôt, en raison de l'abondance de l'offre intérieure issue des importations et des stocks de report. Toutefois, des perturbations des flux commerciaux et des hausses des prix ont été observées dans des régions de Diffa, Tahoua et Tillabery, affectées par le conflit. Au BurkinaFaso et au Mali, les prix des céréales secondaires sont restés globalement stables en octobre, à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés un an plus tôt du fait de l'abondance des disponibilités sur le marché, les programmes de distribution de denrées alimentaires et de ventes publiques à des prix subventionnés ayant contribué à maintenir les marchés bien approvisionnés. Néanmoins, dans certaines régions, l'insécurité a continué de perturber le bon fonctionnement des marchés. Au Tchad, les prix du mil et du sorgho ont sensiblement baissé sur la plupart des marchés en septembre et ont atteint des niveaux quelque 30 pour cent inférieurs à ceux observés un an plus tôt, en raison de l'amélioration de l’offre issue des nouvelles récoltes, qui ont renforcé les disponibilités intérieures déjà suffisantes. Toutefois, des prix élevés des denrées alimentaires ont été signalés dans les régions du lac Tchad et de Tibesti en raison du conflit. En revanche, au Sénégal, les prix du mil ont de nouveau augmenté en septembre, conformément aux tendances saisonnières et se sont établis à des niveaux généralement plus élevés qu'un an plus tôt, tandis que ceux du riz produit localement sont restés relativement stables. Dans les pays riverains du golfe de Guinée, les récoltes abondantes de maïs récemment rentrées ont continué d’améliorer les disponibilités sur le marché et ont pesé sur les prix. Au Ghana, les prix du maïs ont diminué pour le troisième mois consécutif en octobre, après les récoltes de la campagne principale et se sont établis à des niveaux inférieurs à ceux de l'an dernier. Toutefois, dans la capitale, Accra, les prix ont augmenté le mois dernier sous l'effet de la demande locale vigoureuse, y compris les achats institutionnels pour le programme d’alimentation scolaire du pays. De même, au Togo et au Bénin, les prix du maïs, la principale denrée de base du pays, ont baissé dans l'ensemble ces derniers mois, en raison de l'amélioration de l'offre issue des récentes récoltes de la campagne principale de 2019. Au Nigéria, en dépit du démarrage des récoltes et des perspectives de production favorables, les prix des céréales ont affiché des tendances contrastées en septembre. Les prix sont restés globalement stables ou ont diminué à des niveaux inférieurs à ceux observés un an plus tôt, tandis que dans les zones du nord-est, touchées par le conflit, des prix élevés et en hausse ont été signalés. En outre, à la suite de la fermeture des frontières terrestres, les flux commerciaux avec les pays voisins ont été perturbés, entrainant des augmentations de prix sur certains marchés. Les prix du riz importé ont fortement augmenté sur tous les marchés qui font l’objet d’un suivi. La fermeture des frontières a également provoqué une réduction des disponibilités d'autres denrées, y compris certains légumes et produits d'origine animale.