cover ISSN: 0850-2803
Janvier-Mars 2001
Volume 13
 
TECHNODÉVELOPPEMENT AFRICAIN
BULLETIN DU CENTRE REGIONAL AFRICAIN DE TECHNOLOGIE

SOMMAIRE

Editorial

Le crat face aux défis du 3ème millénaire
    Contexte
    Stratégie et Programmes
    Expériences et Réalisations
    Réorientation et Perspectives
    Mobilisation des Ressources   

Fenêtre sur l'invention et l'innovation technologique 

L’extracteur de résidus de fer dans les produits moulus 
L’accumulateur d’énergie électrique
Le granulateur polyvalent pour la préparation du couscous et du "arraw" de mil
La couveuse électrotechnique

Dossier
Les organismes génétiquement modifiés (ogm)

Focus sur un état membre: le SENEGAL
Etat et Perspectives de la Recherche Scientifique et Technique au Sénégal 
Avênement du Technopole

Vie du CRAT et Informations Générales
Publications du CRAT
Coopération Technique du CRAT

Directeur de publication
Dr Ousmane KANE,

COMITE DE REDACTION
Mme Mame Binta GAYE
Mme Solange MIENJE
Dr Mamadou Abdoul WANE
Mr Moustapha GUEYE
Mr Abdoulaye SEYE

COMITE DE LECTURE
Dr Ababacar NDOYE, Dir. Rech. et Dév.- ITA
Prof. Libasse DIOP, FST/UCAD
Prof. Mansour KANE, Dir.du CERER /UCAD

Réalisateur
Mr Mamadou NIANG

Coordonnateur
Mr Balla DIOP

 

Le Comité de Rédaction serait très heureux de recevoir des scientifiques et technologues, des contributions traitant du développement technologique de l'Afrique et des questions connexes. Toutefois, il se réserve le droit d'éditer et de  publier les contributions qui lui parviennent. Toute correspondance devra être adressée au:

DIRECTEUR EXECUTIF
DU CENTRE REGIONAL AFRICAIN DE TECHNOLOGIE (CRAT)
Immeuble Fahd, 17e étage
BP 2435 DAKAR/SENEGAL
TEL: (221) 823 77 12
FAX: (221) 823 77 13
E-mail: arct@sonatel.senet.net

 


Editorial

La reprise de la parution du Bulletin TECHNODEVELOPPEMENT AFRICAIN, une dizaine d'années après sa suspension, résulte d'une conjugaison d'efforts considérables, eu égard à l'ampleur des difficultés de fonctionnement du Centre. Elle intervient dans une période cruciale de la vie du CRAT et procède de notre volonté de relancer les activités du Centre, pour aider notre continent à mieux relever les défis du 21ème siècle.  

Dans un ordre mondial devenu essentiellement technologique, l’aube de l’ère nouvelle consacre l'avénement de la société de l'information, du savoir et, surtout, du savoir-faire.

Il est dès lors primordial, pour la promotion du développement intégral et durable de notre continent, de tirer le meilleur profit des progrès technologiques, singulièrement de ceux, spectaculaires, enregistrés dans le domaine des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. A cet égard, la préoccupation doit concerner aussi bien les décideurs politiques et les chercheurs que les opérateurs économiques et la Société Civile.

A toutes ces communautés, le CRAT voudrait offrir une tribune d'expression et d'information scientifique et technologique, sur tous les aspects liés au développement intégral et durable du continent.

La relance du Bulletin devrait ainsi nous aider à instaurer, entre les Etats africains, singulièrement entre ceux qui sont membres du Centre, un courant permanent d'échanges, d'interaction et de concertation, sur toutes les thématiques à caractère scientifique et technologique.

Dr. Ousmane Kane
Directeur Exécutif

 

Le CRAT face aux défis du 3e Millénaire

CONTEXTE

L'avènement de grands ensembles économiques (ex. : U.E., ALENA, ASEAN, MERCOSUR, etc...), la forte tendance à la globalisation et à la libéralisation de l'économie mondiale, résultant des progrès spectaculaires des nouvelles technologies de l'information et de la communication, ainsi que les impératifs de développement durable (production propre, n'affectant ni l'environnement ni la santé des consommateurs), constituent aujourd'hui les principales caractéristiques du commerce international et les enjeux majeurs pour les entreprises. Celles ci sont ainsi soumises à une concurrence effrénée, leur intimant des obligations sévères de compétitivité, pour sauvegarder ou accroître leurs gains de productivité et leurs parts de marché. Cette compétitivité est, naturellement, sous l'impulsion d'innombrables innovations technologiques, obligeant les Entreprises à appliquer, dans leurs systèmes de production de biens ou de services, des technologies toujours plus performantes, moins coûteuses, plus commodes, peu énergivores et respectueuses de l'Environnement.

Le spectre de marginalisation, de dépendance et de relégation dans un ghetto d'arriération économique plane dès lors sur toute nation qui ne saura pas faire le pari sur l'avenir, par la mise en place, le renforcement, la maîtrise et la gestion d'infrastructures et de capacités technologiques.

En Afrique, les obstacles pesant sur l'innovation technologique sont multiples et imputables à un ensemble de paramètres d'ordre économique, politique et structurel, relevant tant des pouvoirs publics, des institutions de recherche, des entreprises de production, des spécificités du marché que des habitudes de consommation des populations. Les systèmes d'exploitation et de valorisation des ressources naturelles se caractérisent ainsi par de faibles performances, liées essentiellement à l'insuffisance du niveau d'utilisation des "paquets technologiques". Ce qui affecte la modernisation, la rationalisation et l'efficacité des systèmes de traitement, en amont comme en aval de la production et contribue largement à pérenniser dans la Région divers fléaux tels la crise énergétique, le déficit vivrier, le chômage, l'insécurité, etc..

Ainsi, le Renforcement des capacités Technologiques de l'Afrique, élément fondamental de son potentiel manufacturier et industriel est une nécessité pour valoriser les multiples ressources naturelles du continent. Ce qui pourrait constituer la voie royale de sortie de crise de cette Région, singulièrement par la création d'emplois et la réduction de la pauvreté qui résulteraient de la promotion d'Entreprises efficaces, surtout à petite ou moyenne échelle.

Dès lors, il importe que les Etats africains fassent de la technologie la première des priorités, pour assurer un développement intégral et durable à notre continent.

L'Afrique, grâce à ses ressources naturelles et humaines de même qu'à la volonté politique de ses dirigeants, encore réaffirmée par le traité instaurant la Communauté Economique Africaine, auquel sera annexé un protocole spécial sur la Science et la Technologie, peut bien vaincre l'inertie du sous-développement et échapper au piège de la pauvreté comme de la marginalisation. Mais le prix à payer sera une option ferme et résolue pour la mise en oeuvre d'une stratégie volontariste d'innovation technologique dont les principaux leviers seront l'accroissement du potentiel scientifique et technologique et la stimulation du génie inventif et créateur.

A cet égard, la création en 1977, sous le parrainage de l'OUA et de la CEA, du CENTRE REGIONAL AFRICAIN DE TECHNOLOGIE (CRAT), procédant d'une volonté commune des Etats Africains de conjuguer leurs efforts pour développer leurs capacités technologiques nationales et collectives, revêt une acuité particulière.

 

STRATEGIE ET PROGRAMMES

Devenu opérationnel en 1980, avec l'implantation de son siège à DAKAR/SENEGAL, le CRAT, conformément à ses objectifs, ambitionne d'être pour notre continent un instrument privilégié d'impulsion, de coordination, d'intégration et de promotion des stratégies et capacités technologiques nationales et régionales, notamment dans la perspective de la communauté économique Pan-africaine.

Le Centre compte à présent 31 Etats Membres (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République Démocratique du Congo, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Kenya, Libéria, Malawi, Maroc, Mauritanie, Ile Maurice, Mozambique, Niger, Nigéria, Ouganda, Rwanda, Sénégal, Sierra-Léone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Togo, Zambie).

Outre le Secrétariat, ses organes sont représentés par le Comité Exécutif, présidé par le Secrétaire Exécutif de la CEA et le Conseil des Ministres, organe suprême dont la présidence est tournante entre les Etats Membres. Celle-ci est présentement assurée par le Bénin jusqu’au terme du biennium 2000 -2001.

Face aux conditions politiques et socio-économiques des pays africains soumis à une mutation accélérée, les Organes Directeurs du CRAT ont très tôt adopté un programme stratégique axé autour des quatre composantes ci-après:

La mise en oeuvre de cette stratégie d'approche du CRAT pour l'innovation et le transfert technologiques, obéit à trois considérations majeures:

EXPERIENCE ET REALISATIONS

Grâce à l'appui de plusieurs de ses Etats membres, de certains bailleurs de fonds (PNUD, CRDI, Fondation CARNEGIE, Fonds de l'OPEP pour le Développement International) et de diverses organisations internationales (CEA, OUA, ONUDI, FAO, OMPI, etc.), le CRAT a pu mettre en oeuvre de nombreux programmes de travail opérationnels visant le renforcement des capacités technologiques des pays africains . La réalisation de ces programmes axés sur les secteurs prioritaires de l'alimentation, de l'énergie et des biens d'équipement, fait intervenir la collaboration directe des institutions nationales de ses Etats Membres. Ainsi, le Centre a bâti une stratégie globale d'approche de la problématique du Techno-développement africain et de l'innovation technologique comportant notamment plusieurs axes : Etude et Evaluation des Besoins Technologiques ; Information et Documentation; Recherche-Développement; Démonstration et Vulgarisation; Incubation de Techno-Entreprises (PME/PMI); Conseils et Consultations Technologiques et Formation et Développement des Ressources Humaines.

Etude et Evaluation des Besoins Technologiques

Le Centre a effectué des études exhaustives sur les méthodes techniques de production, de conservation et de transformation des denrées alimentaires en Afrique et a consacré plusieurs ateliers internationaux spéciaux sur divers thèmes tels: "Vers une Production Alimentaire Auto-Suffisante : Réduction des Pertes post-Récolte”, “la Production, le Stockage, le Traitement et la Commercialisation des Racines et Tubercules en Afrique", “ la Programmation Nationale et la Coopération entre Pays Africains dans le Domaine de la Prévention des Pertes Alimentaires ", "Formulation, Evaluation et Gestion des Projets Agro-Alimentaires", etc...

Par ailleurs, des Enquêtes sur l'Evaluation des Besoins Technologiques en milieu rural ont été entreprises dans plusieurs pays (Burundi, Nigéria, Sénégal, Tanzanie et Zambie).

Ces différentes études visent à connaître les contraintes pesant sur le développement technologique, en vue de la définition d'une stratégie réaliste et de la mise en oeuvre de programmes opérationnels répondant de manière adéquate aux besoins spécifiques dans les différents Etats.

Information - Documentation

L'accroissement des capacités du système d'information du Centre (ARCTIS), de ses bases de données et de sa bibliothèque, grâce principalement à l'appui du PNUD, de l'ONUDI, de l'OMPI et du CRDI, permet d'inventorier des technologies alimentaires et énergétiques alternatives à l'usage des institutions nationales ou régionales ainsi que de tout utilisateur potentiel, notamment du secteur privé.

Le CRAT a disposé, dans un passé récent, d'un parc informatique assez performant. Les capacités de ce parc doivent, à présent, être accrues, avec l'évolution de la puissance des équipements. Néanmoins, le parc actuel du Centre permet l'accès à plusieurs bases de données. En outre, la mise en service d'un réseau local de micro-ordinateurs, l'accès à INTERNET, l'utilisation de nouveaux logiciels ainsi que la coopération avec d'autres réseaux d'information (ex. AGRIS, PADIS, RESADOC, TIES, INTIB, etc), offrent des moyens plus adéquats pour l'acquisition, le traitement, l'analyse et la diffusion d'informations sur ces technologies.

Par ailleurs, la mise à jour d'une banque de données des ressources en Science et Technologie en Afrique a permis la parution d'une nouvelle édition du "Répertoire d'Institutions, d'Organismes de Consultation et d'Experts en Sciences et Technologie en Afrique" ainsi que la publication conjointe avec l'UNESCO/ROSTA d'un "Annuaire sur les Systèmes Nationaux de Formation des Techniciens Supérieurs du Génie en Afrique".

La collaboration avec l'AAAS ("American Association for the Advancement of Science") a, en outre, étendu cette banque de données aux sociétés scientifiques et d'ingénierie en Afrique sub-saharienne dont la dernière version a été réactualisée avec le concours de l'Union Panafricaine de Science et Technologie (UPST).

Notons également la parution de trois périodiques publiés en Anglais et en Français.

Signalons enfin la participation du Centre au réseau "Advanced Technology Alert System" (ATAS) parrainé par l'UNCSTD, et sa collaboration avec la CEA pour la mise en place en Afrique d'un réseau similaire (ATAS AFRICA).

Recherche-Développement et Démonstration

La performance des Technologies disponibles pour la préservation ou la valorisation de plusieurs types de denrées alimentaires africaines (ex.: céréales et légumineuses, racines et tubercules, produits horticules, produits halieutiques, etc.) est souvent insuffisante. Ce qui, pour améliorer l'efficacité de ces technologies, requiert très souvent des opérations spécifiques de Recherche-Développement ou de Recherche d'Accompagnement. En outre dans le secteur agro-alimentaire, par exemple, la vulgarisation de certaines technologies, notamment en milieu rural, passe généralement par la mise en oeuvre d'unités pilotes permettant de démontrer leur efficacité et leur rentabilité, pour tirer le meilleur profit des matières premières locales.

Parmi les projets mis en oeuvre, citons l'établissement, dans plusieurs pays (Ghana, Kenya, Nigéria, Sénégal, Zambie), d'Unités Pilotes pour le traitement de diverses catégories de denrées alimentaires.

Les objectifs spécifiques des Unités Pilotes et de Démonstration sont les suivants:

Mettre au point une unité complète, à petite ou moyenne échelle, pour la valorisation des denrées alimentaires, conformément aux habitudes de consommation en milieu africain;

Utiliser des sources d'énergie nouvelles et renouvelables; et

Utiliser chaque unité comme Centre de Démonstration et de Formation pour les nationaux comme pour les techniciens et les transformateurs des dites denrées des pays voisins, en vue d'accélérer la dissémination de la technologie améliorée dans la sous-région.

Par ailleurs, notons que dans la plupart des cas, le Centre cherche à intégrer la dimension énergétique aux technologies alimentaires mises en oeuvre, notamment par l'utilisation des énergies nouvelles et renouvelables pour minorer les coûts énergétiques et pour préserver l'environnement, par la limitation de l'utilisation du bois ou du charbon de bois comme combustible. Ainsi, par exemple, dans le cas de l'unité Pilote et de Démonstration pour la manufacture du Gari (Ghana), le couplage de la ligne de traitement avec un biodigesteur, pouvant utiliser les pelures de manioc comme substrats de fermentation permettant de générer le biogaz, combustible pour la garification (torréfaction/cuisson) et avec une tente solaire de pré-séchage, constitue l'une des particularités du projet.

Incubation de Techno-Entreprises

L' incubation de Techno-Entreprises pour la promotion de l'innovation technologique est une nouvelle approche du CRAT. Celle-ci part de l'expérience accumulée à travers le Système d'Information Technologique (ARCTIS) et les Unités Pilotes et de Démonstration (UPD) du Centre. L'optimisation de ces UPD pourrait en faire de véritables rampes de lancement de PME/PMI ayant pour vocation de valoriser et de commercialiser les acquis technologiques de la R&D.

Il s'agit essentiellement d'accroitre la valeur ajoutée locale par l'intégration de la Technologie aux préoccupations des promoteurs potentiels. Ainsi, la vulgarisation technologique, la formation et l'ensemble des facteurs qui entravent le développement des petites entreprises/industries sont prises en compte par l'UDP qui, en outre, associe à la fois les bailleurs de fonds, les entrepreneurs, les agences de financement et les responsables nationaux du développement des PME/PMI.

L'incubation de Techno-Entreprises permet ainsi de réduire les risques encourus par les différents partenaires et peut servir de modèle d'innovation technologique.

Le CRAT a ainsi mis en oeuvre un vaste programme d'incubation de Techno-Entreprises du secteur agro-alimentaire. La première phase de ce programme à démarré en Mai 1994, avec le soutien financier du CRDI et intéresse le Bénin et le Ghana pour la filière manioc, de même que le Nigéria et le Sénégal, pour la filière halieutique.

Conseils et Consultations Technologiques

Il s'agit principalement de conseiller les Etats Africains, les Organisations Internationales ou les entreprises sur les choix de technologies valables ainsi que sur la formulation, la planification et la mise en oeuvre de politiques et programmes intégrés en Science et Technologie. Les activités portent notamment sur la détermination des priorités et des contraintes dans la production, le conditionnement, la conservation, la transformation, la manutention et la commercialisation des différentes catégories d'aliments.

Les études finalisées ces dernières années concernent les politiques et stratégies en matière de Science et Technologie, de transfert de technologies et de développement technologique (Sénégal, Côte d'Ivoire, Rwanda), la mise en place d'une structure d'encadrement, de promotion et de soutien aux PME/PMI (Guinée Equatoriale), l'opportunité du radio-traitement des aliments pour l'Afrique, les perspectives de développement des Biotechnologies dans les pays africains, l'élaboration d'un Compendium de Développement et de transfert de technologies, à l'intention des décideurs et planificateurs, l'animation et la coordination de séminaires scientifiques (Cameroun, Guinée, Rwanda, Sénégal, etc.), des études de perspectives industrielles ou technologiques (Guinée, Ouganda), etc.

Formation et Développement des Ressources Humaines

Les activités de formation du Centre sont menées sous une forme de Séminaires, d'Ateliers, de cours, de voyages d'étude ou de stages individuels. Elles intéressent les secteurs de la Recherche-Développement, de l'Informatique documentaire, de l'application des Technologies, notamment dans les domaines agro-alimentaires et des Energies nouvelles et renouvelables, de la planification et de l'élaboration de politiques et stratégie d'Innovation Technologique. Plus de quarante Séminaires et Ateliers ainsi que des voyages d'Etudes en Asie (Thaïlande, Inde), en Amérique Latine (Brésil, Argentine) et en Afrique (Maroc) ont ainsi été effectués.

Parmi les autres activités réalisées citons, dans le secteur agro-alimentaire par exemple, un stage de formation de trois (3) semaines, organisé à Cotonou (Bénin) conjointement avec la FAO, à l'intention des ressortissants d'une quinzaine de pays et portant sur les techniques de réduction des pertes post-récolte, notamment des Racines et Tubercules ainsi qu'un atelier organisé à Addis Abéba (Ethiopie) sur la Formulation, l'Evaluation et la Gestion de projets Agro-Alimentaires. Pour d'autres denrées alimentaires, des actions de formation sur les sites des Unités Pilotes et de Démonstration (Technique de Décorticage du Maïs en Zambie, Pressoir à Huile au Ghana, Etuvage du Riz en Sierra Léone, Fabrication du Gari au Ghana, Extraction de l'Huile de Palme au Sénégal, transformation artisanale de poissons au Nigéria, etc.) ont également été réalisés.

Notons,en outre, l'organisation de plusieurs séries de Séminaires-Ateliers, en collaboration avec diverses institutions telles l'Institut de Développement Economique de la Banque Mondiale (Choix et Gestion de Technologies Etrangères pour l'Afrique), l'OMPI (Rôle de la Documentation de Brevet comme Sources d'Informations Technologiques) et l'ONUDI (Réseaux INTIB et AFRICA TIES, Négociations des contrats de Transferts de Technologies, Amélioration de la gestion des PME-PMI).

Signalons enfin l'existence d'un programme de formation "in situ" dénommé programme de détachement au CRAT et destiné aux ressortissants des pays Membres du Centre. Ce programme est axé notamment sur les secteurs de la politique Scientifique et Technologique, de l'Alimentation, de l'Energie, des Biens d'équipement ou de l'Informatique Documentaire. Ce programme a ainsi bénéficié à des ressortissants du Burundi, du Congo (R-D), de l'Ethiopie, de la Guinée, du Niger, de l'Ouganda, du Sénégal, et de la Zambie.

Partenariat et Coopération Technologique

Conformément à son mandat et aux orientations majeures du Plan d'Action de Lagos (OUA ,1980) comme du traité d'Abuja de mise en oeuvre de la communauté économique Panafricaine (OUA, 1991), le CRAT s'emploie activement, à travers ses divers programmes, à promouvoir un partenariat et une coopération effectives, tant au niveau institutionnel qu'à celui des Experts africains. Le Centre s'attèle également à renforcer les échanges entre les pouvoirs publics, les milieux professionnels de la production et la Communauté Scientifique et Technologique. L'organisation, en novembre dernier, avec le concours du Fonds de l'OPEP, de l'UNESCO et de l'Ambassade de Chine, d'un Atelier sur la "Formulation et l'intégration des Politiques Technologiques dans les Plans Nationaux de Développement économique et social" en constitue une illustration.

La coopération du Centre est également très ouverte aux autres régions du monde en développement (ex: Asie, Amérique Latine), ou développées (Europe, Amérique du Nord), notamment en vue du développement des ressources humaines et de l'acquisition de technologies spécifiques ou de financements.

A cet égard, le CRAT a développé un vaste réseau de coopération avec de nombreuses institutions nationales, régionales ou internationales impliquées dans le développement technologique de l'Afrique. Les figures sur les pages de couverture en constituent une illustration.

Aujourd'hui, le Centre jouit d'un grand crédit de confiance auprès de plusieurs organisations internationales qui le sollicitent pour des consultations (CEA, OMPI, ONUDI, PNUD, UNESCO, etc.), comme partenaire dans des projets (ONUDI) ou pour l'organisation de séminaire ou d'ateliers (GEF/FEM, ONUDI, ONU/DPCSD, CNUCED, PNUE), etc. La dernière illustration de cette confiance est la signature d'un Protocole d'Accord-Cadre de Coopération avec la "CONSTITUTENCY FOR AFRICA", une ONG d'Africains-Américains visant à appuyer le développement économique et social de l'Afrique, par le transfert judicieux de Technologies Nord Américaines et avec le FONDS INTERNATIONAL POUR LE DEVELOPPEMENT DE L'AGRICULTURE (FIDA). C'est également dans ce contexte que le CRAT a établi une convention de collaboration avec le CENTRE DE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE POUR L'ASIE-PACIFIQUE (APCTT) dans le but de développer sa coopération technique avec les pays et les institutions asiatiques.

REORIENTATION ET PERSPECTIVES

Vision

Le CRAT est d'avis que la crise socio-économique qui prévaut dans la région et qui s'aggrave progressivement ne saurait être arrêtée et conjurée qu'avec l'adoption d'une alternative endogène pouvant utiliser la technologie comme base et moteur de développement.

Ainsi, face aux nouveaux défis de la mondialisation et du développement durable, le CRAT souhaite jouer un rôle très actif dans le processus d'intégration économique africaine de même que dans la coopération technologique avec d'autres régions, pour faire face aux problèmes avec lesquels le continent est confronté, tels la Sécurité Alimentaire, la Réduction de la Pauvreté et le Développement Durable. Le Centre entend ainsi répondre, plus adéquatement aux besoins spécifiques de technodéveloppement de ses Etats membres, notamment par la mise en oeuvre de technologies respectueuses de l'environnement et garantissant un développement économique et social intégral, endogène et auto-entretenu, à travers des projets concrets, bénéficiant directement aux

A cet égard, l'Interaction directe du Centre avec les Etats membres et avec les bailleurs de fonds est fort opportune, de manière à adopter ses programmes de travail aux besoins spécifiques des Etats concernés.

Programmes stratégiques

Les programmes retenus, notamment lors de la réunion des Organes Directeurs d’Avril 1997 à Dakar, sont articulés autour des thèmes suivants:

Modus Operandi avec les Etats Membres

Une des questions qui méritent une attention toute particulière est celle de la collaboration du Centre avec les Etats membres, notamment en matière d'élaboration et de mise en oeuvre des programmes ainsi que de mobilisation et de mise à la disposition du Centre de la contribution des dits Etats. A cet égard, le CRAT devrait renforcer les efforts des institutions nationales de R&D des Etats membres et jouer le rôle de CENTRE D'EXCELLENCE. A cet effet, il convient de redéfinir la nature de ses relations avec les Etats membres ainsi que son mode de fonctionnement. Les éléments suivants ont ainsi été adoptés.

a) Coordinateur National des Programmes

Il devrait exister au sein de chaque Point Focal (généralement les Ministères chargés de la Science et de la Technologie, de l'Industrie ou de l'Education), UNE CELLULE NATIONALE DU CRAT placée sous la responsabilité d'un COORDINATEUR  NATIONAL DES PROGRAMMES DU CRAT. Ce Coordinateur national jouera le rôle de trait-d'union et d'intermédiaire direct entre l'Etat membre et le Centre. Le coordinateur, entre autres tâches, prêtera attention aux questions concernant:

b) Propositions de Projets

Les propositions de projets du CRAT soumises aux bailleurs de Fonds devraient être basées sur les Programmes de Travail à moyen terme adoptés par les Organes Directeurs (Comité Exécutif et Conseil des Ministres) au cours de leurs réunions. Ces programmes de travail adoptés seront considérés comme répondant aux besoins et aux attentes des Etats membres.

Toutefois, chaque Etat membre pourrait solliciter les services du CRAT pour concevoir, évaluer, mettre en oeuvre ou conduire tout projet ou programme national spécifique; à condition de prendre en charge les coûts liés à l'intervention du Centre.

Harmonisation et Rationalisation

Le processus d'Harmonisation et de Rationalisation des Institutions Parrainées par la CEA, initié depuis 1983, est en passe de connaître son dénouement, avec la décision prise par la Conférence des Ministres de cette Organisation, tenue à Addis Abéba, Ethiopie, en Mai 1997.

Conformément à cette décision, les dites Institutions devraient fusionner par secteur d'activités. Pour celles opérant dans le domaine de la Technologie et des Services Industriels, la fusion devrait intervenir à court terme entre le CRAT et ARCEDEM (Centre Régional Africain de Conception et de Fabrication Techniques) sis à Ibadan, Nigéria, pour constituer LE CENTRE AFRICAIN DE SERVICES TECHNOLOGIQUES ET INDUSTRIELS (ACTIS) dont le siège est à déterminer. Plus tard, l'Organisation Régionale Africaine de Normalisation (ORAN, Nairobi, KENYA) et l'Organisation Régionale Africaine de Propriété Industrielle (ARIPO, Hararé, ZIMBABWE) devraient rejoindre l'ACTIS. Quant au (CRAES, Bujumbura, BURUNDI) et à l'Institut Africain pour l'Enseignement Supérieur, la Formation Technique et la Recherche (AIHTTR, Nairobi, KENYA), leurs attributions seront dévolues à l'ACTIS, à l'ORAN et à l'ARIPO.

MOBILISATION DE RESSOURCES

Pour assumer convenablement sa mission et aider notre continent à relever les défis du XXIème siècle, il est impérieux pour le CRAT de disposer des ressources globales nécessaires à son fonctionnement à court, moyen et long termes:

a) Infrastructures

l'offre gracieuse de nouveaux locaux faite par le gouvernement du pays hôte pour abriter temporairement le siège du Centre et le déménagement du Secrétariat du CRAT, en Octobre 1992, dans des locaux nettement plus fonctionnels, situés au coeur de DAKAR, ont été particulièrement salutaires et ont prouvé toute la mesure du soutien sans faille du pays hôte.

En outre, le gouvernement sénégalais, après avoir offert, depuis 1987 un terrain de 5000 m2 pour abriter les locaux permanents du CRAT, a aidé le Centre à effectuer les études architecturales nécessaires à la construction de son Siège permanent et s'est engagé dans une phase active de recherche de financement pour réaliser cette construction.

b) Ressources Financières

Quant aux ressources financières, nécessaires au fonctionnement du Centre comme à l'exécution de ses programmes de travail au bénéfice des Etats Membres, une stratégie de mobilisation de fonds a été mise en oeuvre par le Secrétariat et approuvée par les Organes Directeurs du Centre. Elle s'articule notamment autour des trois éléments suivants:

A présent, tout en consolidant cette stratégie, d'autres pistes d'action font l'objet de réflexion. Ainsi, le Centre envisage d'organiser une réunion des dits partenaires pour le financement du développement technologique africain, à travers ses programmes de travail.

Cependant, avec son ambition, le Centre a, certes, besoin de l'appui des partenaires au développement mais il demeure qu'il a aussi et surtout besoin du soutien de tous ses Etats membres, singulièrement à travers le versement de leurs contributions. De son côté, il devra s'engager à considérer toute contribution des Etats membres comme un investissement devant leur procurer un bien ou un service tangible, sous forme d'appui technique, de formation, de démonstrations pilotes, de fourniture d'équipements, de services conseils ou consultatifs, de documents ou d'informations technologiques, etc.

 

Fenêtre sur l'invention et l'innovation technologique

Cette partie du Bulletin, constitue une rubrique sur les inventions et innovations technologiques en Afrique. Elle est destinée à faire connaître les réalisations des chercheurs, des institutions et organismes privés ou publics et des entrepreneurs individuels dont l'oeuvre renferme un intérêt particulier pour le développement socio-économique de l'Afrique.

Le premier article fait cas des inventions de Mr. Prince Johnson Momodou. Il s’agit d’un extracteur de particules ferriques, à utiliser dans la préservation de la qualité des produits agricoles transformés avec les équipements comme les décortiqueuses, les moulins et les râpes et, d’un nouvel accumulateur d'énergie électrique, spécifique à la production d'énergie à partir du vent marin et de la force des vagues.

Le second article montre les performances réalisées grâce à une machine à granuler  qui a été mise au point par l'ITA, dans le domaine de la préparation de céréales traditionnelles.agglomérées (couscous, araw ). En effet, ce granulateur permet d'alléger les efforts pénibles déployés dans le cadre de la transformation des céréales en vue de la préparation du couscous.

Enfin, le dernier article nous révéle une couveuse électrotechnique, mise au point en vue de réduire les contraintes liées à l'importation d'Europe de poussins d'un jour.

INVENTIONS: Prince J.S. Momodu

Premiére invention: Extracteur de résidus de fer présents dans les produits alimentaires moulus. Invention finalisée le O2 Octobre 1998.

Prince J.S. Momodu

Résumé:

L'extracteur est un petit dispositif compact et détachable pesant 25O grammes et ayant les dimensions suivantes: 11 cm x 4 cm x 1,7 cm de hauteur. Une barre aimantée incorporée dans ce dispositif permet de piéger les particules ferriques. Une fente de 8mm aménagée à l'avant permet de collecter les résidus de fer piégés.

Avantages:

  • Avant cette invention les aliments moulus utilisés dans la préparation de la plupart des plats de base au Nigéria et dans presque tous les pays africains renfermaient des résidus de fer dont l'accumulation dans l'organisme humain en fait un poison;

  • Ce dispositif aide à piéger les résidus de fer présents dans les aliments moulus;

  • Il aide aussi à prévenir les maladies liées à la consommation d'aliments renfermant des résidus de fer telles que l'appendicite, l'ulcére d'estomac, etc...

2. Deuxième invention: Accumulateur d'énergie électrique

Résumé de l'invention: La présente invention concerne un nouvel accumulateur d'énergie électrique et, plus particuliérement, la production d'énergie à partir du vent marin et de la force des vagues. L'installation consiste en un dispositif de stockage d'énergie immergé dans l'océan, un convertiseur enveloppé de l'énergie des vagues, un dispositif de turbine à vent.

Comme ci-dessous mentionné ce dispositif correspond à un sloop tournant en boucle et un engin à vapeur hydro-pneumatique (PHV).

L'objectif principal de cette invention est de fabriquer et d'installer un dispositif fonctionnel de production d'énergie électrique à partir du vent marin et vagues et de convoyer l'énergie générée aux utilisateur finaux à travers un liquide sous haute pression. Ceci est possible grâce au disposif de stockage d'énergie aménagé dans l'océan et sur terre.

Un autre objectif est la production d'énergie à partir du vent (sloop tournant en boucle et ses variantes) et des vagues (convertisseur de vagues enveloppé) pour actionner des pompes haute pression.

Un autre but à atteindre est le transport de l'énergie au littoral ou à l'intérieur des terres sous la forme d'un liquide à haute pression.

Un autre objectif assez poussé demeure le dispositif PHV qui correspond à un moteur hydraulique et fonctionne avec des liquides à haute pression.

Contact: Prince JS Momodu, Président de l’Association des Inventeurs Nigérians (NAI), Département de l’Evaluation Technologique, Ministère Fédéral de la Science et de la Technologie. LAGOS NIGERIA.
Tél: (+2341) 4926 453 –6
Fax: (+2341) 4926 454/5235 772

LE GRANULATEUR POLYVALENT POUR LA PREPARATION DU COUSCOUS ET DU "ARRAW" DE MIL

GranulateurCette invention est présentée par l'Institut de Technologie Alimentaire (ITA) / Ministére des Mines, de l’Industrie et de l’Artisanat / République du Sénégal, pour la préparation du couscous et de l'"arraw" de mil, produits appréciés et obtenus par des techniques de transformation traditionnelles fastideuses et longues, le projet "transformation du mil " CRDI N° 92-816O a conçu un équipement pour réaliser l'opération de brassage-agglomération.

Il s'agit du Granulateur Polyvalent d'une capacité de 5O kg/heure qui a fait l'objet du BREVET D'INVENTION N° 1O 454 du 19 mai 1998 de l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) délivré à: L'INSTITUT DE TECHNOLOGIE ALIMENTAIRE (ITA) & TECHNIQUES INDUSTRIES (TI) (co-inventeurs).

PRESENTATION DU GRANULATEUR

Ce granulateur à fond sphérique qui constitue une solution de mécanisation de la granulation de la farine de mil pour l'obtention du "ARRAW" et du couscous est composé des parties essentielles suivantes:

*d'un tambour à fond sphérique;
*de pales avec section longitudinale épousant la forme du fond du tambour;
*de couteaux rotatifs.

La figure 1 qui représente la machine est composée d'un tambour fixe (1) de forme circulaire placé verticalement. La taille du tambour est définie en fonction de la charge utile désirée. Le fond du tambour sera sphérique de préférence pour faciliter le roulage. Des pales (2) ayant une section longitudinale qui épouse celle du tambour et, une section transversale de forme aérodynamique, sont montées de façon solidaire à un moyeu qui lui même est monté sur un arbre placé verticalement au fond du tambour et en son centre. Cet arbre est entraîné par un moteur réducteur (3).

Fig1 : Dessin D’ensemble Planche I-II

Lorsque les pâles tournent, elles provoquent la mise en mouvement tourbillonnant du produit contenu dans le tambour. L’addition d’eau contribue à l’agglomération des particules de farine entre elles. Des couteaux rotatifs (4) entraînés par un moteur (5) tournant à une vitesse relativement élevée (autour de 1500tr/min) effectuent, suivant qu’ils sont dans le produit ou placés à sa surface, le mélange ou le sectionnement des grosses mottes en petits fragments.

L’effet de granulation est obtenu grâce à la forme aérodynamique des pales, à leur rotation et à la forme circulaire du tambour.

En effet, lorsque les pales tournent, elles entraînent les particules de farines agglomérées par l’eau et qui sont en contact avec ces mêmes pales, dans un mouvement circulaire. Ce mouvement circulaire des particules s’accompagne d’un roulage de ces mêmes particules agglomérées sur la surface interne du tambour et sur la surface supérieure des pales. Le roulage de ces particules sur la surface supérieure est obtenu grâce à la forme aéro-dynamique des pales, ce qui leur permet de remonter la pente de la pale en roulant sur elles-mêmes.

 

Fig2 : Section transversale de la pale et mouvement d’un agglomérat sur pale.

Planche II-II
Légende:

Les particules agglomérées ainsi mises en mouvement, transmettent partiellement leur mouvement aux agglomérats sur leur trajectoire et ainsi de suite. Ce qui a pour effet la mise en mouvement de l’ensemble des particules contenues dans le tambour.

Lorsque les particules sont agglomérées en grosses mottes, elles remontent à la surface du produit contenu dans le tambour en laissant la place aux petites mottes qui, par effet de vannage rejoignent le fond du tambour. Les grosses mottes ainsi isolées sont au fur à mesure sectionnées par les couteaux tournant en petits fragments qui seront roulés à leur tour. Lorsque la granulation est suffisamment homogéne, la vidange est effectuée par une trappe aménagée au fond du tambour.

 

 

Contact: Dr, Ababacar Ndoye, Directeur de Recherche et Développement à l’ITA.
BP. 2765 Ita@metissacana.sn
Fax: (221) 832 82 95 tel: (221) 832 00 70
DAKAR.

La Couveuse Electrotechnique

Mr Ibrahima GuéyePROMOTEUR: Mr Ibrahima Guéye (alias IMS) né en Côte d’Ivoire, de nationalité sénégalaise; dessinateur auto-didacte, ayant consolidé son expérience professionnelle par un séjour au Brésil gràce à une spécialisation en Electrotechnique et en Froid Industriel.

DESCRIPTION:

La couveuse se présente sous forme de coffret en bois ou métallique isolé. Elle fonctionne à l’énergie électrique 220 volts sur un programme automatique calorimétrique à ventilation statique ou dynamique plus un programme hygrométrique auto-réglable. La couveuse

Le retournement des oeufs est manuel sur certains modéles et automatique sur d’autres.

La couveuse se compose:

Les couveuses selon leurs capacités et leurs modéles pourront soit fonctionner au courant 220 volts soit au pétrole ou au moyen du solaire(12-24 volts).

Les volailles dont les oeufs peuvent être traités par la couveuse sont les poules, les oies, les canards, les pintades, les autriches etc… Il en existe six modéles horizontaux de dimensions analogues (20 cm x 9Ocm x 90cm). La capacité varie suivant les types : de 100, 150, 200, 240, 280, 300 oeufs. Ces modéles sont conçus généralement pour les petits fermiers et groupements de femmes.Il existe aussi 25 modéles sous forme d’armoires dont les capacités vont de 300 jusqu’à 3000 voire même 19 000 oeufs.

Un manuel pratique pour l’utilisation de la couveuse électrotechnique est mis à la disposition de l’acheteuau moment de la livraison de la commande.

L’appareil est garanti par le constructeur et le suivi-aprés vente est effectué pour assurer la maintenance.

IMPORTANCE : La couveuse est un instrument important et utile au développement de l'aviculture dans cette région.

Le but et l’importance de cette couveuse sont donc de permettre le développement d’une technologie locale en Afrique, trés abordable pour les PME/PMI, et les petites exploitations individuelles, capable d’assurer une production en viande de volailles saine et de qualité . Pratiquement, la Couveuse vise à développer sur place la production de poussins (de races locales et améliorées ).

Contacts: Monsieur Ibrahima Guéye Dit IMS à l’adresse  suivante:
BP 21205 Dakar Ponty
Tél : (221) 681 62 86 Dakar-Sénégal
Ou au Centre Régional Africain de Technologie
BP 2435
Tél: (221) 823 77 12/13
Fax: (221) 823 77 13
e-mail: arct@sonatel.senet.net

Dossier

Affections des Temps Modernes et Organismes Génétiquement modifiés (OGM)

La forte avancée des connaissances scientifiques du vivant aboutit aujourd'hui à une formidable révolution des biotechnologies appliquées au secteur agro-alimentaire. La fonction stratégique de ce secteur dans le processus de développement socio-économique de nos nations appelle une attention soutenue des Etats africains à l'endroit de ces importantes évolutions. Il se trouve que ces biotechnologies suscitent un débat fort controversé autour des  périls qu'elles représenteraient pour l'homme et son environnement naturel. Cette controverse est particulièrement alimentée par des préoccupations de natures diverses, notamment d'ordre éthique et sanitaire. Techno-Dév dégage brièvement ici les termes et les enjeux d'un tel débat, à la lumière des objectifs de sécurité alimentaire et de développement humain durable en Afrique.

 Faire la part des choses...

Les dangers sanitaires liés à la consommation de certains produits alimentaires suscitent une attitude de large rejet des nouvelles technologies agro-industrielles. Cette attitude est, par ailleurs,  renforcée par une opposition aux entreprises multinationales qui, pour des raisons de compétitivité économique et de rentabilité financière, se soucieraient bien peu des risques encourus. Dés lors, pour les opinions publiques, les notions "d'organismes génétiquement modifiés (OGM)", de "vache folle", de "poulet à la dioxine", entre autres, résonnent, au même titre, comme des menaces certaines pour l'homme et son milieu de vie. Pourtant, il importe de comprendre que ces notions relèvent de réalités techniques différentes, afin de mieux faire face aux diverses problématiques ainsi soulevées. En effet, si les cas de la "vache folle" et du "poulet à la dioxine" sont certainement la conséquence de l'évolution des systèmes d'élevage (en ce qui concerne notamment l'alimentation du bétail), les OGM résultent, quant à eux, du développement spectaculaire des génies génétique et enzymatique.

Comme on le sait, l'intensification des systèmes d'élevage a entraîné, dans les pays développés notamment, un apport massif d'aliments concentrés industriels dans la ration des animaux. Ce recours s'est inscrit dans une dynamique de valorisation maximale du potentiel productif du bétail (vaches laitières,  races à viande) et de la volaille (poules pondeuses, poulets de chair, dindes, entre autres). Nous avons là, sans doute, un des facteurs de la forte croissance des productions animales enregistrée dans ces pays depuis les années 50. Toutefois, dés les années 70, ces aliments concentrés sont aussi apparus comme des vecteurs potentiels d'agents pathogènes et de produits toxiques constituant des risques certains pour le bétail et les consommateurs.

Vache folle

Dans le cas de la "vache folle", le risque provient des farines de viande et d'os (FVO) qui constituent les vecteurs potentiels de l'agent pathogène de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Cet agent pathogène, appelé prion et qui reste encore mal identifié, s'attaque mortellement au système nerveux des animaux. Plus gravement, il est aujourd'hui confirmé qu'il est transmissible à l'homme chez qui il provoque une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jackob (la vMCJ). Cette variante est d'autant plus préoccupante qu'elle s'attaque aussi aux jeunes hommes, contrairement à la forme classique de la maladie qui ne touche qu'aux personnes du troisième âge. La préoccupation est aujourd'hui d'autant plus vive que la période d'incubation de la vMCJ s'étend sur 10 - 20 ans.

Poulet à la dioxine

Dans le cas du "poulet à la dioxine", le danger est venu des "graisses animales" qui entrent dans la fabrication d'aliments de bétail. En l'occurrence, ces graisses, provenant du recyclage de la matière grasse de carcasses d'animaux et d'huiles de friture usagées, ont été contaminées, chez un fabricant belge, par une importante quantité d'huile de transformateur contenant des polychlorobiphényles (PCB). Chauffés à haute température au cours de la fabrication des aliments, ces PCB s'oxydent pour donner des polychlorodibenzofurannes (PCDF) et des polychlorodibenzodioxines (PCDD). C'est à ce complexe d'hydrocarbures chlorés qu'on attribue le nom générique de "dioxine". Le tableau clinique présente notamment, chez la volaille, des œdèmes sous-cutanée et des troubles neurologiques. Cette toxicité s'est traduite par une baisse de la production d'œufs, une perte de gain pondéral des poussins, une forte mortalité et des troubles d'éclosion. Toutefois, aucun effet toxique n'a encore été constaté chez l'homme. Cependant, étant donné que la toxicité de la dioxine porte sur le long terme, le suivi reste de rigueur.

Ainsi, les dangers que nous venons de passer sommairement en revue touchent  à la production industrielle d'aliments de bétail destinés aux systèmes d'élevage intensif. Sans doute, la gestion des risques ainsi encourus reste l'une des principales préoccupations du secteur agro-alimentaire moderne.

OGM

En attendant de revenir  sur les différentes dimensions de cette gestion, passons à présent à la problématique des OGM, qui relève, comme nous l'avons dit plus haut, d'une toute autre réalité technique.

En effet, il ne s'agit point ici de systèmes d'alimentation du bétail, mais plutôt de techniques de manipulation des caractères héréditaires des organismes vivants. Avec l'amélioration des connaissances du rôle des enzymes dans les processus biochimiques ou métaboliques et, surtout, la découverte de la conformation spatiale de l'acide désoxyribonucléique (ADN) par Watson et Crick au début des années 50, ces techniques offrent aujourd'hui des possibilités d'intervention directe sur le génome des plantes et des animaux.

Allant en effet au-delà des procédés classiques d'hybridation et d'insémination artificielle, le développement des génies génétique et enzymatique permet ainsi de procéder au découpage et à la recombinaison de l'ADN, i.e. de la macromolécule qui régit les caractéristiques ou propriétés des organismes vivants. Ces techniques comportent deux principales caractéristiques : (1) l'identification du gène (groupe déterminé de maillons élémentaires de la macromolécule) codant le caractère désiré et, (2) son introduction dans le patrimoine génétique de l'espèce considérée. Le gène provenant d'une autre espèce, le nouveau type biologique (animaux et végétaux), dit organisme génétiquement modifié" (OGM), possède un ADN composite.

Accroître la productivité de nos systèmes de culture et d'élevage

Ainsi, il convient de distinguer cette biotechnologie des modes d'alimentation du bétail induisant les risques alimentaires susmentionnés, afin de mieux apprécier l'apport potentiel de la recombinaison génétique dans le développement des systèmes de culture et d'élevage en Afrique. La prise en compte de ces nouvelles techniques est d'autant plus urgente que le continent, resté en marge de la révolution verte des années 60, accuse aujourd'hui un retard prononcé en matière agricole et agro-alimentaire Ce retard est évidemment d'autant plus inadmissible que l'Afrique reste le continent le plus frappé par la sous-alimentation et la malnutrition.

Les techniques de recombinaison génétique pourraient certainement contribuer à l'amélioration sensible de la productivité de nos espèces cultivées et de nos élevages. A titre d'illustration, l'identification de  gènes responsables de la résistance à la sécheresse et leur introduction dans le patrimoine génétique des plantes cultivées permettraient certainement de mieux valoriser l'agriculture des milieux arides. Des zones comme le Sahel profiteraient beaucoup de l'obtention de plantes génétiquement modifiées (PGM) pour une meilleure adaptation à l'aridité ambiante. Aussi bien les rendements que les emblavures pourraient ainsi être sensiblement accrus, dans le cadre d'une politique soutenue de sécurité alimentaire.

Outre, cette meilleure maîtrise des effets de sécheresse, la modification génétique des plantes cultivées pourraient aussi concerner le domaine de la protection phytosanitaire, avec l'introduction, dans le génome de nos principales spéculations agricoles, de gènes favorisant la résistance aux insectes et aux maladies. Au vu des énormes pertes provoquées chaque année par les ennemis des cultures, cet axe de recherche est déterminant dans le processus de rééquilibrage du bilan alimentaire du continent. D'autres axes de recherche-développement pour le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l'Afrique restent naturellement ouverts par ces techniques de modification génétique, en ce qui concerne aussi bien les productions végétales que les productions animales.

Renforcer la coopération sous-régionale pour le développement des biotechnologies.

Toutefois, ces techniques étant encore fort coûteuses pour être individuellement prises en charge  par nos pays en développement, il convient de renforcer la coopération régionale et sous-régionale en la matière.

Le Centre Régional Africain de Technologie (CRAT) entend contribuer à l'émergence d'une telle coopération, en tirant notamment profit du cadre de Concertation des Organisations Intergouvernementales (OIG) de l'Afrique et de l'Ouest dont il anime le Groupe Thématique "Recherche Agricole et Agro-alimentaire. Un des axes du programme de travail de ce Groupe est, en effet, de mettre en synergie les systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) de la sous-région autour du développement des biotechnologies appliquées à l'agriculture et à l'agro-alimentaire. Ces efforts viendront ainsi renforcer l'action des organisations spécialisées comme l'Agence Africaine de Biotechnologie (AAB) avec lesquelles le CRAT s'emploie à développer une collaboration soutenue.

Ces efforts conjugués pourront certainement être orientés, entre autres, vers la mise en place de laboratoires sous-régionaux de génie génétique sur la base des acquis enregistrés dans nos divers pays.

Ces structures  constitueraient des outils idoines d'amélioration de la disponibilité alimentaire en Afrique, tout en consolidant les capacités de la communauté scientifique et technique du continent.

Gérer la dimension éthique et les dangers potentiels liés à ces nouvelles technologies

Naturellement, cette perspective de développement scientifique et technique ne doit pas occulter la dimension éthique des biotechnologies et l'impact qu'elles pourraient avoir sur l'homme et son environnement. Une gestion rigoureuse s'impose plutôt pour assurer, de manière durable, l'accroissement des performances de nos filières agro-alimentaires.

La manipulation des organismes vivants comporte sans doute des aspects moraux et socioculturels dont il faut tenir compte dans la détermination des programmes de recherche-développement concernés. Il s'agit, dés lors, d'encadrer de tels programmes par un dispositif légal mettant en œuvre des comités éthiques aptes à sauvegarder les valeurs et mœurs des sociétés concernées, sans être un obstacle au nécessaire développement scientifique et technique.

Par ailleurs, un système permanent de suivi-évaluation de l'impact des OGM sur la santé humaine et l'environnement naturel reste indispensable, même si aucun épisode morbide n'a été, à ce jour, associé aux techniques de recombinaison génétique.

Ce système permanent permettrait, à l'aide de modèles d'évaluation intégrant notamment les concepts de la toxicologie moderne et de l'écologie, de renforcer nos capacités d'identification des dangers et de gestion des risques en la matière.

En veillant ainsi à la consolidation de la santé publique et à la conservation de la biodiversité des écosystèmes, l'on pourra s'atteler, avec plus de sécurité, à la promotion durable des génies génétique et enzymatique. Une promotion qui n'est que souhaitable face à l'immense défi alimentaire et nutritionnel qui interpelle l'Afrique.

FOCUS SUR UN ETAT MEMBRE: le SENEGAL

ETAT ET PERSPECTIVE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE AU SENEGAL

I. SITUATION DE LA RECHERCHE AU SENEGAL

1.1.      Cadre institutionnel et organisationnel

L'intérêt que le Gouvernement accorde à la science et à la technologie s'est traduit, ces dernières années, par le renforcement des centres et instituts de recherche existants et la création de nouvelles entités dont la nécessité a été commandée par notre développement économique et social.

Ainsi, l'Institut Fondamental d'Afrique Noire Cheikh Anta DIOP (ex-IFAN), l'Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), l'Institut de Technologie Alimentaire (ITA) ont  enregistré un accroissement continu de leur potentiel, au point de devenir aujourd'hui, dans leur domaine d'intervention, des centres de référence au niveau sous-régional, voire continental.

L'Université, de son côté, n'a pas été en reste de ce mouvement. Son système de recherche qui regroupe la plus grande partie du potentiel scientifique et technique du pays a été rénové aussi bien dans sa structuration que dans ses programmes.

C'est ainsi que l'Institut de Physique Météorologique (IPM) a connu un changement de statut pour devenir un institut d'université et porter le nom de Centre d'Etudes et de recherches sur les Energies renouvelables (CERER) avec des moyens accrus. Cette mutation a été commandée par la nécessité, pour notre pays, confronté à la grave crise énergétique mondiale, d'envisager, très sérieusement, la promotion et l'exploitation des énergies nouvelles et renouvelables.

En plus de cet effort pour consolider les centres de recherche existants, le Sénégal a pris une option décisive sur l'avenir en s'engageant dans l'élaboration, l'exploitation et la diffusion des technologies nouvelles. C'est dans ce cadre que fut créé l'Institut de Technologie Nucléaire Appliquée (ITNA) dont la mission est de promouvoir le développement pacifique des applications de l'atome au niveau du Sénégal, grâce au soutien de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA).

Parallèlement à ces actions, des investigations sérieuses ont été entreprises dans le secteur des biotechnologies ainsi que dans celui des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

1.2.           Formation des chercheurs

En ce qui concerne la formation du personnel de la recherche, l'effort entrepris depuis 1974 (date de la création de la DGRST) se poursuit pour doter l'ensemble des structures nationales de recherche scientifique et technique d'un potentiel humain de qualité, capable de conduire, d'une manière efficace et efficiente, l'ensemble des actions et des programmes de recherche, en adéquation avec les objectifs d'un développement rapide, endogène et autocentré.

La formation <<à la recherche et par la recherche>> est surtout tournée vers l'envoi d'étudiants à l'étranger, en raison notamment du nombre très limité de laboratoires et d'établissements de recherche bien équipés, dont dispose le pays.

Le partenaire privilégié dans ce domaine est la France, qui assure environ 75% de la formation des personnels de la recherche, par l'octroi de bourses, dites FAC/RECHERCHE.

L'accent est surtout mis sur les formations intéressant les technologies nouvelles (énergies nouvelles et renouvelables, biotechnologies, informatique, télédétection, technologie nucléaire, agronomie et agro-alimentaire).

1.3.      Financement de la recherche

Durant les années 1970 et 1980, le Sénégal a consenti un effort appréciable pour le financement de la recherche auquel il consacrait en moyenne près de 1% de son budget.

Cet effort qui aurait dû être maintenu, voire renforcé, connaît un fléchissement depuis quelques années.

Ainsi, avec la dévaluation du F CFA survenue en 1994 et les nombreuses charges auxquelles doit faire face l'Etat, les ressources consacrées à la recherche ont connu un tassement, voire une diminution.

Cette situation paraît encore plus préoccupante, si l'on examine l'évolution du montant des financements inscrits au programme Triennal d'Investissements Publics (PTIP), au cours de ces trois dernières années.

En effet, ce montant est passé de 3.894 millions F CFA pour le PTIP 97/98 à seulement 1.217 millions F CFA pour le PTIP 99/2000. Il n'est plus que de 324 millions F CFA pour le PTIP 2000/2001, soit une diminution de 1100%, en trois ans.

Actuellement, plus de 60% du financement des programmes de recherche sont fournis par les partenaires extérieurs. Cela crée une dépendance qui gène notre pays dans la définition autonome de ses priorités de recherche.

Il faut également noter à ce propos, l'inconstance de l'aide au développement, qui diminue d'année en année et qui est d'accés de plus en plus difficile.

Concernant le financement des activités de recherche, il convient de signaler la quasi-absence des organismes privés dont la contribution à la prise en charge du secteur ne dépasse pas 2% des aides globales mises en oeuvre. Tout laisse à penser que cette tendance est inscrite dans la durée, si des mesures incitatives ne sont pas prises par l'Etat.

1.4.      Promotion et valorisation des résultats de recherche

Au Sénégal, grâce aux efforts conjugués des chercheurs nationaux et étrangers, la recherche nationale a obtenu, dans les différents secteurs de l'activité économique, des résultats importants dont les applications pourraient servir de leviers puissants pour le développement économique et social des populations. Il s'agit notamment :

En recherche agricole et agro-alimentaire :

 la découverte et l'amélioration de variétés cultivées très productives, plus résistantes et plus adaptées aux conditions agro-climatiques rendues difficiles à cause d'une longue sécheresse;

En recherche médicale et pharmaceutique :

En énergies nouvelles et renouvelables :

Cependant, le transfert de ces résultats, comme de la plupart des autres obtenus en milieu maîtrisé (champs expérimentaux, fermes, ateliers pilotes, laboratoires d'essais) vers le développement, connaît de sérieuses difficultés.

Il y'a d'abord que la faible implication des structures de développement dans l'identification des projets et programmes de recherche ne facilite pas l'appropriation des résultats qui en sont issus par les dites structures.

Il y'a ensuite que l'inexistence d'un cadre institutionnel et organisationnel apte à promouvoir l'innovation technologique et la diffusion des résultats de recherche dans le tissu économique et social limite les possibilités de valorisation des produits scientifiques et technologiques mis au point par la recherche nationale.

II.         PERSPECTIVES

Malgré les contraintes de tous ordres que connaît notre pays, le secteur de la recherche scientifique et technique possède des atouts non négligeables pour son développement. Il s'agit entre autres :

Dans ce contexte, la politique en matière de recherche devra mettre l'accent dans les prochaines années sur les actions permettant de réaliser les objectifs suivants:

Pour atteindre ces objectifs, les actions à mener doivent s'articuler autour des lignes de force suivantes:

La mise en oeuvre des actions que voilà, pourrait contribuer de manière significative à la résolution des principales contraintes de développement et faire du Sénégal un pays émergent à l'horizon 2020.

Modou   MBOUP
Délégué aux Affaires
Scientifiques et techniques

Avènement du Technopole de Dakar

TechnopoleLe TECHNOPOLE occupe au Sénégal un site de 288 ha. Il est d’un accés facile et se trouve à la croisée de centres  de recherches, de complexes universitaires, de l’aéroport international de Dakar et du centre ville.

Le but du Technopôle est d’offrir le cadre propice pour développer et faire fructifier toutes opportunités d’affaires et d’activités pouvant stimuler le développement scientifique, technologique et économique. Le technopôle se présente comme étant le premier Centre de Profit pour le Sénégal, doté d’incitations fiscales et douanières particuliéres, de main d’oeuvre qualifiée, de chercheurs constamment mobilisés sur les besoins des populations et d’un environnement écologique et culturel propice à l’épanouissenent professionnel. Le Technopole a pour ambitions :

             - d'inventer de nouveaux produits à forte valeur ajoutée

             - d'imaginer de nouveaux processus de production

             - de générer de nouvelles ressources

             - de contribuer au tourisme d’affaires…


LES SECTEURS DE POINTE

Le domaine de l’agro-alimentaire

C’est le coeur du Technopôle. Le complexe agro-alimentaire, au coeur du Parc Scientifique constitue l’une des premières raisons d’être du Technopole.

La recherche agro-industrielle s’y développera en privilégiant les céréales, les fruits et légumes et les biotechnologies. Tandis que celle strictement agricole mettra principalement l’accent sur les bases de données sur l’agriculture, les semences de pré-bases améliorées, la production de vaccins, la fabrication d’aliments de bétail.

L’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) et le Centre Régional Africain de Technologie (CRAT) auront un rôle éminent à jouer.

L’ITA, de par sa vocation de levier de développement de la recherche appliquée et d’impulsion des PME/PMI, a déja été amené à appuyer ou à participer à la création d’une centaine d’entreprises évoluant dans le secteur agro-industriel, tout en apportant  son assistance en matiére de contrôle de la qualité pour manager une pépiniére agro-industrielle au sein du Technopôle.

L’ENSUT et l’ISRA sont d’excellents candidats à la suite de l’ITA. Le CRAT y occupera également une place essentielle, avec l’implantation d’un Centre d’Incubation et de Certification en Agro-alimentaire.

La pépinère de l’ITA fournira des services acessibles à l’entrepreneur individuel. Elle remplira:

une fonction d’hébergement: elle sera un hôtel de 18 PMI déjà sélectionnées dans les filières fruits, légumes, poissons et biotechnologies où l’ITA a obtenu d’importants résultats;

Une fonction de matière grise: les entrepreneurs bénéficieront du potentiel de savoir faire de l’ITA appliqué  à leur développement ou à la maturité de leurs projets;

Une fonction de réseau: les entreprises et leurs promoteurs seront intégrés dans l’environnement économique et professionnel local et sous-régional;

Une fonction technologique organisée autour des potentialités locales ENSUT, ENSAS, UCAD,...;

Une fonction de communication et de marketing.


La Gestion et l’Animation scientifique et technique: réceptacles de la fertilisation culturelle.

La Fondation, le Conseil Scientifique, la Société de Gestion, les activités de loisir, d’hôtellerie et de restauration sont regroupés dans ce complexe.

Toutes ces structures focalisent leurs actions sur le développement des échanges entre chercheurs et entrepreneurs.


Le Complexe Vert: une symbiose de l’Environnement avec l’Energie et les Plantes Médicinales.

Les objectifs de ce pôle sont la valorisation des technologies alternatives pour pallier au coût élevé de l’importation des énergies dérivées du pétrole, la lutte contre la désertification et la pollution, la maîtrise de l’eau et le recyclage des déchets.

Interface entre la recherche et le développement, les unités de production du complexe permettront de consolider un espace d’échanges, de formation, d’innovations technologiques et de prestations de services orientés vers les besoins réels du développement économique national et régional, par  la production de technologie et de biens d’équipement dans les domaines de la biomasse, de l’eau et des énergies renouvelables, dont le solaire principalement.

Des avancées notables pourraient être réalisées dans le sens du développement des plantes médicinales comme réponse mieux adaptée aux besoins en médicaments des populations. Ceci pourrait être matérialisé dans la création d’un jardin botanique sur 50 ha avec pour objectif majeur, de remettre en état par la regénérescence d’espéces locales et la flore initiale et restaurer ainsi l’écosystéme des Niayes, aujourd’hui totalement dégradé.

 

L’innovation par l’informatique et les télécommunications :

L'INFORMATIQUE ET LES TELECOMMUNICATIONS
La grande bataille de l'innovation

La SONATEL, mettra en oeuvre, au sein du technopôle, un des réseaux  les plus modernes, fondé sur l’utilisation de la fibre optique et de stations terriennes de communication par satellite. Ce réseau basé sur l’utilisation des techniques numériques prendra en compte les besoins actuels et futurs des entreprises installées sur le technopôle :

Il y sera promu l’utilisation des réseaux à haut débit sur des supports optiques accueillant la nouvelle hiérarchie syndrone (SDH).

Tous les besoins relatifs aux services de base de télécoms seront couverts ( vidéotex messagerie * 400, Internet, RNIS, etc…)

Champ d’expérimentation technique et commerciale des services les plus avancés, e Télépôle maîtrisera l’état de l’art dans le   domaines des réseaux de télécoms et de  l’informatique, participera activement à la  normalisation et à la mise en oeuvre de  nouveaux  services, et étudiera les futurs     systémes de gestion du réseau.

Etudes prospectives pour la conception de produits futurs ou la mise en oeuvre de nouveaux services .

Gestion des relations entre universités, écoles de formation, centres d’études et laboratoires.


Le complexe informatique et télécommunications:

 Ce pôle intégrera l’Ecole Supérieure Multinationale  des Télécommunications et un Atelier de génie logiciel de l’ENSUT pour favoriser l’émergence d’une ingéniérie en informatique et en télécommunications

CONTACTS:
Chef de la MISSION D’AMENAGEMENT ET DE PROMOTION DU TECHNOPOLE DE DAKAR
Immeuble FAHD BEN ABDEL AZIZ (16éme étage)
Tél : (221) 822 92 48
Fax : (221) 822 90 58
E-mail: Technopole@rapide-pana.com
http://www.ati.sn/techno

VIE DU CRAT ET INFORMATIONS GENERALES

Activités Propres
Activités en Partenariat

-   Le cadre de politique agricole commune

-   la promotion de marchés régionaux de produits agricoles en vue de l’intégration régionale;

-   la formation et le développement des capacités en faveur du secteur rural;

-   le système d’information agricole;

-   la recherche agricole et agro- alimentaire;

-  l ’environnement et la gestion des ressources naturelles/ lutte contre la désertification.     

du 24 au 25 Juin 1999 à Hararé, par ARIPO ( 8ème session).

du 26 au 27 Juin 2 000 à Kribi et du 28 au 29 Juin, à Yaoundé ( Cameroun) par l’OAPI.

Participation à diverses Activités

ABBONNEMENTS: cliquer ici

TITLES

PRICE/PRIX

CODE 1 CFA

PRICE/PRIX

CODE 2 CFA

PRICE/PRIX

CODE 3 CFA

PRICE/PRIX

CODE 4 CFA

1. Toward self-sufficiency in Food Product : Reductions of Post Harvest Losses.-Nov. 1981, 118p.

11000
13000
15000
17500
2. Vers une Production Alimentaire Autosuffisante : Réduction des pertes après récolte. Nov. 1981, 128p
11000
13000
15000
17500
3. On-farm Handling, Processing and Storage of Food-grains in Africa. Feb. 1982, 231p.
11000
13000
15000
17500
4. Pour le Développement de la Valorisation Energétique de la Biomasse en Afrique. Fev.1982, 231p.
13000
15000
17500
20000
5. Valorisation Energétique de la Biomasse en Afrique, Mai 1982, 125p.
12000
14000
16500
19000
6. Rice Parboiler Hardware Development in the African Region. Sept. 1982, 74p.
8000
10000
11000
13500
7. Roots and Tubers Production, Storage, Processing and Marketing in Africa. Nov. 1982, 231p.
13000
16000
18000
22000
8. La Production, le Stockage, le Traitement et la Commercialisation des racines et tubercules en Afrique. Nov. 1982, 247p.
6000
7500
9000
10000
9. Manuel de Vulgarisation Industrielle pour Petite et Moyenne Entreprises des Pays en Développement. 1989. Vol.1 - 323p Vol. 2-213p.
23000
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10. Biogas Manual : Techniques and Comparison of four Biodigester Types. 1989, 63p.
6000
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9000
10000
11. Directory of Scientific and Engineering Societies in Africa/Répertoires des Sociétés Scientifiques et Techniques d'Afrique (jointly Published with AAAS and PUST) Nov. 1989. 205p.
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12. Proceedings of the Workshop on Formulation, Appraisal and Management of Food Processing Projects, 22-26 April 1991, Addis Abeba, Ethiopia. 1991, 179p.

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13. Survey of Major Science and Technology Ressources Scientifiques en Afrique. 1991, 358p.
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14. Guide to Directories on Science and Technology in Africa/Guide des Répertoires en Science et Technologie en Afrique. 1993, 134p.
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15. Technodéveloppement Africain - Bulletin Semestriel + Alerte Afrique (Lettres d'Information sur les Nouvelles Technologies.
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16. African Technodevelopment - Biannual Bulletin + Alert Africa (Newsletter on New Technologies)
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