Objectifs de développement durable

Indicateur 2.5.1.a - Nombre de ressources génétiques végétales destinées à l’alimentation et à l’agriculture sécurisées dans des installations de conservation à moyen ou à long terme

Les ressources génétiques végétales destinées à l’alimentation et à l’agriculture sécurisées dans des installations de conservation à moyen ou à long terme (ex situ en banques de germoplasme) représentent le moyen le plus fiable de conserver les ressources génétiques du monde entier. Cet indicateur mesure les progrès vers la réalisation de la cible 2.5.

Cible 2.5

D’ici à 2020, préserver la diversité génétique des semences, des cultures et des animaux d’élevage ou domestiqués et des espèces sauvages apparentées, y compris au moyen de banques de semences et de plantes bien gérées et diversifiées aux niveaux national, régional et international, et favoriser l’accès aux avantages que présentent l’utilisation des ressources génétiques et du savoir traditionnel associé ainsi que le partage juste et équitable de ces avantages, comme convenu à l’échelle internationale.

Impact

Les tendances observées en matière de conservation ex situ des matériels permettent d’estimer de manière globale dans quelle mesure l’humanité parvient à préserver ou à accroître la diversité génétique totale disponible pour les générations futures et, partant, à éviter des pertes irréversibles de cette diversité au niveau des exploitations et des habitats naturels.


Ces informations sont essentielles pour contribuer à assurer à la population mondiale une alimentation suffisante, variée et nutritive sur le long terme.

Résultats clés

À la fin de l’année 2018, le matériel phytogénétique conservé dans des banques de gènes dans 99 pays et 17 centres régionaux et internationaux s’élevait au total à 5,3 millions d’échantillons, soit 1,8 pour cent de plus que l’année précédente. Pour autant, cette progression ne reflète pas nécessairement une plus grande diversité découlant de nouveaux ajouts prélevés sur le terrain. Elle s’explique principalement par le transfert de matériel existant vers de meilleures installations de stockage conformes aux normes de l’indicateur, ce qui fait que celui-ci est désormais comptabilisé.

Quarante pays ont fait état d’une augmentation du germoplasme2 conservé dans des installations de stockage à moyen ou à long terme, tandis que trois pays, tous européens, ont communiqué une diminution. La quantité de germoplasme a baissé dans un centre international et s’est accrue dans dix autres. Cependant, seules trois de ces collections internationales ont enregistré cette hausse grâce à de nouvelles acquisitions, obtenues par prélèvement sur le terrain pour 20 pour cent d’entre elles. Les 80 pour cent restants provenaient d’activités de recherche sur la diversité déjà conservée (matériel de sélection). L’augmentation déclarée dans deux des sept collections régionales découlait de germoplasme sauvé par régénération ou transféré depuis d’autres régions.

Environ 29,7 pour cent des nouveaux échantillons ajoutés en 2018 représentaient des variétés traditionnelles; 27 pour cent résultaient d’activités de sélection; 18 pour cent provenaient du milieu sauvage et 12,3 pour cent correspondaient à des variétés améliorées.

À la fin de l’année 2018, 469 banques de gènes dans le monde conservaient approximativement 512 000 échantillons (2,8 pour cent de plus qu’en 2017) de 4 500 espèces (2,7 pour cent de plus qu’en 2017) inscrites sur la Liste rouge de l'UICN3. En outre,44 500 échantillons de 1 315 espèces, notamment des espèces sauvages apparentées à des cultures vivrières particulièrement importantes pour la sécurité alimentaire mondiale et locale, comprenaient du germoplasme d’espèces inscrites sur la Liste rouge de l’UICN et classées dans des catégories indiquant une situation très préoccupante au niveau mondial.


Les progrès accomplis pour garantir la diversité des cultures demeurent insuffisants, surtout pour les variétés sauvages apparentées à des variétés cultivées et les végétaux sauvages constituant une source d’aliments, ainsi que pour les espèces cultivées négligées et sous-utilisées. Soit ces groupes de plantes ne figurent pas dans les collections des banques de gènes, soit leur diversité intraspécifique, à savoir les variations au sein de la population d’une même espèce, y est faiblement représentée.

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