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Autonomiser les femmes pour éliminer la faim et la pauvreté

Les femmes rurales : la clé de la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté


01 Mar 2017

Dans les multiples rôles essentiels qu’elles jouent – en tant qu’exploitantes ou travailleuses agricoles, entrepreneures, mères, épouses et cheffes de communautés – les femmes rurales sont l’ossature des sociétés rurales. Pratiquement partout, elles jouent un rôle crucial dans la production, la transformation et la commercialisation des aliments. En effet, comme ce sont elles qui produisent, transforment et préparent une grande partie des aliments disponibles, elles sont les garantes de la sécurité alimentaire de leur famille et de leur communauté.   

Dans les pays en développement, les femmes représentent 45 pour cent de la main d’œuvre agricole, dans une fourchette allant de 20 pour cent en Amérique latine à 60 pour cent dans certaines régions d’Afrique et d’Asie. Les femmes rurales mettent leurs compétences et leur énergie au service de tout le système alimentaire et le rôle qu’elles jouent dans la diversification durable de l’agriculture, la promotion de la biofortification, la réduction des pertes et des gaspillages alimentaires et la transformation des aliments est essentiel pour améliorer la nutrition et parvenir à la sécurité alimentaire.   

L’amélioration du statut social et économique des femmes au sein de leur foyer et de leur communauté a un impact direct sur la sécurité alimentaire et la nutrition, en particulier sur la nutrition des enfants.  Ainsi, l’expérience montre que quand on les laisse gérer le revenu additionnel du ménage, les femmes en dépensent une plus grande partie que les hommes pour la nourriture, la santé, l’habillement et l’éducation des enfants.

L’égalité entre les hommes et les femmes est donc essentielle pour parvenir à la sécurité alimentaire et nutritionnelle - aujourd’hui et pour les générations futures.  En donnant des moyens d’action aux femmes rurales et en les rendant autonomes on améliore le bien-être général des enfants, des ménages et des communautés ce qui permet de promouvoir une croissance économique et sociale durable. 

Des paroles aux actes – Que peut-on faire ?

Les données qui nous proviennent d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine montrent régulièrement que l’on peut obtenir des améliorations significatives de la sécurité alimentaire, d’une part en élargissant l’accès des femmes aux ressources et aux technologies productives, y compris à la terre, aux marchés, à l’emploi décent et à la protection sociale, et d’autre part en leur permettant d’intervenir davantage dans la prise de décision à tous les niveaux.  

Les pouvoirs publics peuvent intervenir pour donner des moyens d’action aux femmes rurales et atténuer les disparités entre les sexes sur les marchés du travail ruraux et agricoles.  Ces interventions peuvent notamment être les suivantes :  

•Faciliter l’accès des femmes aux ressources agricoles, à l’éducation, aux services de vulgarisation et au crédit 

•Investir dans des technologies permettant d’économiser la main d’œuvre et de renforcer la productivité et dans des infrastructures qui réduisent la charge de travail des femmes de façon à leur laisser du temps pour se consacrer à des activités plus productives 

•Promouvoir l’accès des femmes à des emplois décents et à des marchés du travail équitables 

•Faire en sorte que les femmes interviennent davantage dans les décisions prises au sein du ménage, de la communauté et des organisations rurales, mais aussi du gouvernement

Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur ce que fait la FAO pour aider les pays à formuler et à mettre en œuvre des lois, des politiques et des programmes sensibles à la problématique homme-femme.  

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