Charles BAKUNDAKWITA
| Organization type | Civil Society Organization/NGO |
|---|---|
| Country | Senegal |
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Forum Forum : « Genre, TIC et moyens de subsistance en milieu rural » Mai, 2011
Question 2 - lundi 16 mai
Merci.
Charles BAKUNDAKWITA
Secrétaire Exécutif de l'ADEPA 54, Cité Lobatt Fall, Pikine BP 958 RP Dakar, Sénégal.
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De: [email protected] <[email protected]>
Objet: Re: [e-Agriculture] Question 2 - lundi 16 mai
À: "Charles BAKUNDAKWITA" <[email protected]>
Date: Lundi 23 mai 2011, 14h30
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Cher/Chère Charles BAKUNDAKWITA,
• Nouveau commentaire dans: Forum topic
• Posté par: yotetang
• Sujet: Re: [e-Agriculture] Question 2 - lundi 16 mai
• Publié le: 02/05/2011 - 12:22
Je rebondis sur la contribution de Padrecito, qui fait mention de la
quasi échec des télécentres communautaires au Cameroun. Ces
télécentres ont été mis sur pied sans associer les bénéficiaires. Les
gens ont seulement constaté que les services du Ministère des Postes
et Télécommunications venait installer les télécentres. Dans la
plupart des cas, les utilisateurs n'ont même pas été sensibilisés sur
le projet. Or en associant les populations rurales, des questions
telles que la maintenance et la durabilité auraient été discutées. Il
y a absence totale de communication entre les autorités
gouvernementales qui installent ces télécentres, et la base constituée
des utilisateurs. Je préconiserai la mise sur pied es comités de suivi
des télécentres communautaires incluant les femmes rurales. Ce serait
un bon début pour mettre sur pied les bases de la durabilité de cet
outil. Un Comité national de gestion des télécentres communautaires
permettrait de relier les télécentres aux différents initiatives
internationales en la matière, etc.
Josué TETANG TCHINDA
Responsable INFOCOM
CARBAP-Njombé
CAMEROUN
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Bonjour à tous,
Je voudrais répondre brièvement à la question 2 : « les facteurs qui ralentissent l’utilisation effective des TIC par des femmes rurales ».
Je trouve quatres facteurs (4) responsables de ralentissement :
1. L’analphabétisme. Nul n’ignore que le taux d’alphabétisation des femmes rurales, notamment en Afrique, est très bas.
2. L’accès difficile aux outils modernes de communication et leur manipulation. Le monde rural est moins fourni en matériel informatique et à la connexion internet en particulier. Quand, très rarement, ces équipements sont disponibles, les femmes rurales ne peuvent y accéder et celles qui le peuvent ne savent pas les manipuler.
3. L’absence d’électrification rurale et/ou les coupures intempestives du courant électrique. Savez-vous qu’en Afrique le problème est plus le manque d’énergie électrique que l’accès à internet (du moins dans les villes) ?
4. Le manque de temps. Nos braves mamans des campagnes (et même des villes) sont tellement prises par les travaux champêtres et ménagers ainsi que l’éducation des enfants qu’elles ne peuvent pas se dégager pour faire autre chose.
Question 3 - Lundi 23 mai
Bonsoir à tous,
Le reflexe, au début, veut que pour résoudre un problème, on procède toujours par l’élaboration d’un nouveau projet. Et si nous inversions les choses pour partir de l’existant ? C’est un peu l’idée de Mme Ndiaye, je crois.
Il y a déjà, dans le monde rural, quelques TIC et quelques femmes qui les utilisent, certes en nombre très réduit pour les premiers comme pour les dernières. Posons-nous les deux questions suivantes : comment ce peu de TIC et ce peu de femmes qui les utilise sont arrivés ? Comment faire pour en augmenter considérablement le nombre ?
A mon avis, la réponse sera apportée par l’initiative privée. Tenez, en milieu urbain, à une certaine époque pas très éloignée, les cabines téléphoniques étaient un investissement très retable. Les gens s’y sont engouffrés jusqu’à « la démocratisation » du téléphone portable qui a sonné le glas de ce commerce juteux. Avec l’accès à domicile sur internet, les cybercafés suivront la même trajectoire !
Le monde rural peut emboîter le pas à la ville pour peu que les réseaux de téléphonie mobile et d’internet le couvriraient (c'est ici que doit intervenir la volonté poilitique des Etats), les groupes électrogènes palliant au manque d’électricité. Par exemple, si tous les projets de développement rural que nous connaissons actuellement (dotés du puissants groupes électrogènes qui ronflent à longueur de jours)installaient chacun une cabine téléphonique et un cybercafé payants, ils ne désempliraient pas ! Les privés ne tarderaient pas à les suivre.
Bonjour M. Lohento,
Merci de réagir sur ma modeste intervention. Avec vos questions vous soulevez une préoccupation de taille qui doit retenir notre attention.
En proposant aux femmes mareyeuses et transformatrices de poisson d’utiliser le site web de l’ADEPA pour présenter leurs offres et leurs demandes, nous voulons « alléger », un tant soit peu, leurs charges de téléphonie mobile. Elles restent à longueur de journées l’oreille collée à leurs téléphones portables. Nous travaillons avec elles et nous savons combien cela leur coûte. Une communication à moindre coût serait pour elle un soulagement.
L’accès sur internet pose un réel problème mais on compte, au Sénégal, un bon nombre d’organisations professionnelles disposant d’ordinateurs connectés sur internent (ADEPA a équipé de ce matériel 3 organisations de femmes au Sénégal).
L’ADEPA ne compte pas faire payer aux femmes l’utilisation de son site web. Notre abonnement n’augmentera pas si nous leur rendons ce service. Mais, comme je l’ai dit dans mon premier poster, nous sommes loin de le faire. Nous devons d’abord apprendre aux femmes l’utilisation de ce nouvel outil de communication. Pour le moment, nous en manquons les moyens.
Nous pensons aussi que la réduction considérable des coûts de communication que peut entraîner un tel système peut amener les femmes ne disposant pas d’outils informatiques mais proches des villes, à recourir aux cybercafés.
Utopie et rêve, me direz-vous. J’en conviens mais justement il faut faire grands nos rêves pour ne pas les perdre de vue quand nous les poursuivons !
Très bonne journée.
Bonjour à tous,
Je voudrais rappeler que sur ce forum une personne a relevé une condition importante pour que les femmes rurales, et toute autre personne d’ailleurs, s’intéressent aux TIC. La personne disait grosso modo ceci « quand il n’y a pas d’intérêt, il n’y a pas d’action non plus ».C’est à dire que si l’utilisation des TIC ne répond à aucun de leurs besoins, les femmes rurales ne s’y intéressent pas. C’est donc dire que dans la proposition de solutions, il faut rester réaliste et concret.
Je prends l’exemple des femmes transformatrices de poisson au Sénégal. Pour trouver le poisson à transformer (leur matière première), elles sont, à chacun instant, collées à leurs téléphones portables pour connaître l’arrivée des pêcheurs, d’autres points de ravitaillement et les prix. Il en est de même pour la vente des produits transformés. Elles appellent leurs clients pour leur signaler les stocks disponibles, les prix et pour recevoir des commandes venant parfois des pays lointains.
Un tel système peut être amélioré pour le rendre moins coûteux si les femmes pouvaient communiquer par internet. Par exemple, les appels "skype" sont nettement moins chers.
Avec l’appui technique et financier du CTA, l’Association Ouest Africaine pour le Développement de la Pêche Artisanale (ADEPA) a développé son site web (www.adepa-wadaf) pour en faire un site interactif. Une rubrique « opportunités de marchés » y est prévu dans « espace privé » pour permettre aux femmes de mettre en ligne leurs produits. Nous comptons le leur apprendre (nous cherchons des moyens pour le faire). Pendant la formation, il suffira de leur attribuer un mot de passe pour accéder à l’espace privé du site et de placer leurs demandes/offres à partir de chez-elles (cybercafés, maisons de pêcheurs, etc.). Il leur suffirait alors de signaler à leurs clients l’existence de ces informations sur ce site.
Evidement ceci ne peut se faire qu'avec celles et ceux qui peuvent accéder sur internet. Malheureusement, ils ne sont pas nombreux!