Tiéman DIARRA
| Organization type | Research Institution |
|---|---|
| Country | Mali |
This member participated in the following Forums
Forum Forum : « Genre, TIC et moyens de subsistance en milieu rural » Mai, 2011
Question 2 - lundi 16 mai
Submitted by Tiéman DIARRA on Sun, 05/22/2011 - 01:19
Le savoir devient le capital nominal de l’entreprise, plus important que jusqu’ici le capital fondamental qui était autrement dit capital financier. Le capital de connaissances va décider de la compétitivité d’une entreprise dans la société de l’information. C’est pour cette raison que la création, le magasinage, l’archivage, la recherche, l’extraction, la publication et le mode d’accès au savoir doivent faire l’objet d’étude rigoureuse et de traitement pertinent.
Le genre s’affranchira davantage si sa maîtrise des TICs devenait réalité. C’est à ce seul prix qu’il imprimera d’un sceau indélébile sa présence décomplexée en milieu rural tout au long de ce 21e siècle. (Fin)
Submitted by Tiéman DIARRA on Sun, 05/22/2011 - 01:17
Le développement des TICs surtout l’Internet touche tous les domaines de la vie : l’éducation, la recherche, la documentation, la gouvernance, l’agriculture, etc. Cette évolution fulgurante a naturellement ses avantages et ses inconvénients. Elle déplace le seuil de l’analphabétisme. On était dans un passé très récent analphabète si on ne savait ni lire ni écrire dans une langue (analphabétisme primaire ou en d’autres termes analphabétisme du 1er degré. Aujourd’hui la perception de ce phénomène a changé. L’avènement de Internet et surtout des nouvelles technologies de l’information basculèrent notre société dans l’ère de l’Information. La société de l’Information est pratiquement entamée et elle suppose que l’homme moderne sache écrire à l’ordinateur, communiquer virtuellement avec ses semblables et rechercher l’information utile et le savoir dans le cyberespace – un océan de sources informationnelles - pour mériter que l’on appelle le lettré de notre temps. Je me permets d’appeler cet analphabétisme, l’analphabétisme du second degré.
Il est tout à fait opportun de s’atteler à traiter la question des TICs dans l’agriculture pour le genre. La 1ere raison poignante est par conséquent de lutter contre l’analphabétisme du premier et du second degré très incisif chez les femmes rurales.
La seconde raison est liée au fait que le savoir est le premier élément qui soutient la compétitivité de l’entreprise au 21e siècle, l’ère de la société de l’information.
L’élément principal de cette nouvelle époque est la société globale de l’information. Dans la société de l’information ce qui est déterminant est le fait, que l’information soit devenue la ressource fondamentale de production (à côté des matières premières, du capital, du travail). Et l’utilisation dans ce cas des techniques informatiques est exclusivement une question d’outils, d’instruments.
Cependant, il est indéniable que le fondement de l’évolution de la société de l’information soit l’économie basée sur le savoir. Et la ressource économique essentielle, cumulée aussi bien dans les bases de données que le potentiel intellectuel de la société devienne la ressource cognitive, c’est-à-dire l’information et son mode d’utilisation....
---> à suivre
Submitted by Tiéman DIARRA on Sun, 05/22/2011 - 01:13
Je m’explique :
Au Mali, les femmes sont nombreuses dans la recherche agricole, la vulgarisation, la commercialisation et la production. Dans les trois premiers domaines, elles occupent souvent des postes de responsabilité qu'elles assument avec brio. Par contre dans la production, même si leur nombre y reste élevé, elles demeurent moins responsabilisées. Cet état des faits est peut-être tributaire des facteurs culturels au pays de Soundiata.
Justement, la filière dans laquelle la proportion est en faveur des femmes (ex. la production), elles ne possèdent pas de compétence leur permettant de sortir de l'étau masculin. Cela est inhérent à l'analphabétisme. C’est l’homme qui est le chef du champ. Il définit quand semer, sarcler, récolter, quelle technique culturale il faut utiliser, quelle spéculation -cultiver, quelle race animale - élever, etc.
Dans les autres filières : recherche agricole, vulgarisation et commercialisation, moins nombreuse que les hommes, les femmes sont très visibles au sommet.
Le constat est le suivant en milieu rural, hors des villes le poids de la tradition pèse sur elles et les écarte des centres de commandement. Cela s’inversera à travers l’éducation des femmes rurales pour qu’elles puissent prendre conscience du rôle formidable qu’elles jouent dans la production.
L’éducation scolaire ou académique est par conséquent le terreau ou composte nécessaire sur lequel poussent à merveille les TICs. Dans l’acquisition du savoir, la femme rurale est trop en retard par rapport à l’homme de la campagne au Mali. Il va de soi que ce retard se projette dangereusement dans l’appropriation des TICs par ces femmes.
---> à suivre
Submitted by Tiéman DIARRA on Sun, 05/22/2011 - 01:11
Par souci de faire participer tout le monde c-à-d femmes et hommes de façon équitable au développement du monde rural les questions de genre dans les projets et programmes pour l'utilisation des TIC dans l'agriculture et le développement revêt une importance capitale indéniable.
Les TICs peuvent apporter au genre des moyens d’existence en milieu rural. Seulement, la barrière qui s’érige devant la femme rurale dans l’appropriation des TICs est l’analphabétisme primaire.
Pour exister dans la Société de l’Information il faut être compétitif. La compétitivité est sous-tendue par un capital de savoir.
L’acquisition du savoir et du savoir faire passe par la lutte contre l’analphabétisme – un frein indéniable à tout développement.
Le résultat serait l’assurance de la compétitivité de l’entreprise. Les femmes sont une main d’œuvre abondante dans le monde rurale. La compétitivité de cette sphère de l’économie serait en partie liée au capital de savoir acquis par les femmes. Or, les TICs facilite l’appropriation du savoir et du savoir faire.
Je m’explique :
---> à suivre