Partenariat mondial sur les sols

Lancement de la phase II du projet Soils4Nutrition au Burkina Faso pour renforcer la santé des sols et la nutrition

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A Ziniaré, le 23 avril 2026, acteurs publics, partenaires techniques et financiers, producteurs agricoles ainsi que des ONG et associations se sont retrouvés à l’hôtel Tantiga de Ziniaré pour le lancement officiel du projet Soils4Nutrition phase II. Le projet est mis en œuvre par le gouvernement burkinabè avec l’appui de Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Partenariat mondial sur les sols (GSP), et financée par la coopération allemande. Le Burkina Faso dispose d'environ 9 millions d'hectares de ressources en sols, parmi lesquels 31 % sont touchés par une grave dégradation des sols. Cela entraîne une baisse de la fertilité des sols, une faible productivité agricole, une diversification limitée des cultures et une insécurité alimentaire et nutritionnelle croissante.   L'initiative Soils4Nutrition vise à améliorer durablement la santé des sols et par voie de conséquence la qualité nutritionnelle des productions agricoles.

10/06/2026

Dans son mot d’ouverture, la représentante du ministère en charge de l’agriculture, Mme Estelle Zoungrana, a salué la mobilisation des participants et rappelé que le projet s’inscrit pleinement dans les priorités nationales. « L’élaboration et la mise en œuvre de ce projet découlent d’une volonté affichée du Gouvernement de lutter efficacement contre la pauvreté des sols, base essentielle pour la mise en œuvre de l’offensive agropastorale et halieutique. Restaurer la santé des sols, c’est donc investir dans l’avenir de notre agriculture et dans la nutrition des populations », a-t-elle souligné, avant de déclarer officiellement lancées les activités.

Les partenaires ont, tour à tour, insisté sur les enjeux de ce projet. Jan Meise, chargé d’affaires à l’ambassade d’Allemagne au Burkina Faso, a souligné que : “cet accompagnement s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement Allemand, visant à soutenir une production de qualité au niveau national. Pour lui, la mise en œuvre du projet  Soils4nutrition va permettre d’améliorer la qualité des sols et par ricochet des aliments consommés par les populations.

Pour la FAO, cette seconde phase doit consolider les acquis et élargir l’impact des actions déjà engagées. Une conviction partagée par l’ensemble des intervenants : sans sols sains et vivants, difficile d’assurer une alimentation nutritive, équilibrée et suffisante.

A la suite des discours, l’atelier qui a accueilli 20 participants a surtout permis d’entrer dans le vif du sujet. Pendant les sessions de travail, les participants ont passé en revue les activités prévues et les modalités de mise en œuvre. Le projet entend former 35 « docteurs des sols (il s'agit de producteurs exemplaires qui sont prêts à former d'autres producteurs de leur communauté à la gestion durable des sols), », renforcer les compétences de plus de 1 000 producteurs et expérimenter, sur plus de 14 sites pilotes (Koubri, Ziniaré et Manga), des pratiques de gestion durable des terres. Au total, plus de 300 producteurs seront directement formés et plusieurs milliers d’autres sensibilisés.

Une attention particulière sera accordée aux femmes et aux jeunes, qui occupent une place centrale dans les systèmes de production. L’objectif est de rendre les interventions plus inclusives et plus adaptées aux réalités du terrain.

Les échanges ont été francs et constructifs. Plusieurs préoccupations ont été soulevées, notamment la nécessité de mieux suivre les résultats, de renforcer l’implication de la recherche nationale et de garantir la continuité des actions après le projet. Tous ont insisté sur l’importance de travailler en synergie avec les initiatives déjà en cours afin d’éviter les duplications et maximiser l’impact.

En toile de fond, un constat partagé : malgré des efforts importants, la dégradation des sols reste une réalité préoccupante au Burkina Faso et continue de peser sur les rendements agricoles. D’où l’intérêt de ce projet qui mise sur la formation, la sensibilisation et des solutions concrètes pour inverser la tendance.

À l’issue de la rencontre, les prochaines étapes ont été définies, notamment la finalisation des modules de formation et la planification des activités sur le terrain. Les participants sont repartis avec une feuille de route claire et un même objectif : faire de la santé des sols un levier pour améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Avec Soils4Nutrition phase II, le Burkina Faso confirme sa volonté d’agir en profondeur, en partant de la base : le sol. Car c’est bien là que tout commence.

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