Appuyer l’Initiative AFR100 en impliquant les petits producteurs forestiers et agricoles

FAO Giulio Napolitano

Togo

Bref contexte 

Le Togo – pays d’Afrique de l’Ouest est situé entre le Ghana et le Bénin, présente une grande diversité écologique, mais fait face à une dégradation rapide de ses terres, menaçant les moyens de subsistance ruraux et la résilience climatique. Pour répondre à ces défis, le pays s’est engagé vers la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), à travers des politiques nationales et des engagements internationaux, notamment l’AFR100 et les ODD. 

Dans ce contexte, la zone des Plateaux-Ouest – incluant les préfectures d’Agou, Danyi, Kloto et Kpélé – a été identifiée comme prioritaire pour les interventions du programme. Ce paysage se distingue par une forte pression démographique, une agriculture peu mécanisée, l’exode rural, et une dégradation progressive des ressources naturelles. Pourtant, il présente un fort potentiel de restauration grâce à ses forêts semi-décidues humides, ses sols fertiles, et la volonté locale de changement. 

Le choix de ce paysage repose également sur les interventions antérieures de plusieurs partenaires, dont GIZ, FFF-FAO, FRSP et PALCC, qui ont permis de construire les bases d’une gouvernance locale, de renforcer les capacités des communautés, et d’élaborer des plans de développement communal dans plusieurs localités. En particulier, le travail du Mécanisme Forêts et Paysans (FFF) a permis de fédérer les acteurs locaux autour d’une vision commune de gestion durable des ressources naturelles. 

Le programme AFR100-Togo s’inscrit dans la continuité de ces efforts, avec pour ambition de consolider les acquis, passer à l’échelle, et démontrer que la restauration des terres peut être un levier puissant de développement rural durable, en articulant solutions écologiques, sociales et économiques. 

Togo AFR100

Objectifs et cibles

Le programme vise à accélérer la restauration des terres dégradées en renforçant les capacités des organisations de producteurs forestiers et agricoles, ainsi que des micros, petites et moyennes entreprises rurales. Il cherche à transformer ces acteurs locaux en moteurs du changement, en soutenant des modèles économiques durables et inclusifs.

En capitalisant sur les initiatives existantes dans le paysage, le programme favorise une gouvernance locale renforcée, stimule l’investissement et contribue à la résilience des écosystèmes et des moyens de subsistance, notamment pour les femmes, les jeunes et les communautés vulnérables. 

Contacts

FAO-AFR100 Programme

DJIWA Oyetoundé
[email protected]  

Togo AFR100 focal point

AFODA Chamsoudine
[email protected] 

FAO Country Office

ATAKOURA Abalo
[email protected] 

General enquiries

[email protected]

Objectifs de restauration

  • 7 561 ha en cours de restauration  
  • 28 537 ha sous gestion améliorée

Principales chaînes de valeur à soutenir

Les filières prioritaires incluent le café, le cacao et l’avocat, combinées à des chaines émergentes comme le poivre noir, les champignons comestibles (myciculture) et le miel (apiculture). Ces chaines allient potentiel économique, cohérence écologique et appropriation locale, et offrent des opportunités concrètes d’innovations, d’emplois vert et de revenus pour les communautés locales.  

Mise en œuvre des composantes du programme 

Trois axes structurent cette action : le renforcement de la gouvernance nationale autour de la restauration, la révision des politiques et cadres juridiques pour mieux inclure les communautés locales, et la création de conditions propices à l’investissement dans les chaînes de valeur durables. Les résultats attendus incluent l’actualisation ou la validation de deux cadres politiques ou juridiques, le renforcement de cinq institutions nationales, et la mise en place de 3 espaces de concertation pour un dialogue continu sur la restauration. 

Cette composante est organisée autour deux actions principales complémentaires, le renforcement des capacités au niveau décentralisé et local pour soutenir la planification, la mise en œuvre et le suivi de la restauration, et l’amélioration des services et des avantages paysagers grâce à la mise en œuvre d’interventions de restauration par les communautés et les acteurs locaux. 

Au terme de sa mise en œuvre les résultats attendus incluent 28 537 ha sous plans de gestion améliorés, 1 000 personnes engagées dans la planification, la mise en œuvre et le suivi de la RPF, 7 561 ha restaurés et 100 microprojets mis en œuvre. 

Cette composante est organisée autour de trois actions principales, le développement de l’innovation à valeur ajoutée et des capacités commerciales durables des communautés locales et la facilitation de l’accès au marché, le renforcement des systèmes de soutien à l’innovation à valeur ajoutée et à l’incubation d’entreprises au service des communautés locales, et enfin l’élargissement des mécanismes de financement et augmentation des financements pour les activités de restauration. 

Au terme de ces actions, il est attendu 10 plans d'affaires élaborés et financés, 32 communautés locales dotées de capacités améliorées, 25 OPFA soutenues par des services d'incubation, 2 OPFAs soutenues pour offrir des incubations d'entreprises en qualité d’accélérateurs. 

Cette composante est organisée autour de deux actions princopales le renforcement des systèmes de suivi au niveau national et décentralisé et la collection et le partage de meilleures pratiques et des résultats avec les parties prenantes au niveau local, national et mondial. 

Au terme de la mise en œuvre de cette composante il est attendu un paquet de 4 outils pour le Système de suivi mis en palce, 4 bonnes pratiques collectées par paysage et 50 participants formés par an (50% de femmes/jeunes). 

Principaux partenaires de mise en œuvre 

  • Le Gouvernement et les Services techniques déconcentrés (GSTD)  
  • Les Collectivités Territoriales (CT)  
  • Les Partenaires techniques et Financiers (PTF)  
  • Les Organisations non gouvernementales (ONG)  
  • Le Centre de Formation agricole et rural (CFAR) 
  • Les Organisations Paysannes Forestières et Agricoles (OPFA)  
  • Les Comité Villageois de Développement (CVD)  
  • Les Comités de Gestion des Forêts Communautaires (CGFC)  
  • Le Secteur privé/Institutions Financières (SP-IF) 
  • Mécanisme forêts et paysans


Cibles clés 

Le programme vise à renforcer les cadres politiques, restaurer les écosystèmes et dynamiser les économies locales. Il prévoit :

  • 2 politiques actualisées
  • 5 institutions renforcées
  • 3 cadres de réflexion établis
  • 20 000 ha sous gestion améliorée
  • 7 000 ha de terres restaurés
  • 1 000 personnes engagées au niveau local
  • 100 microprojets mis en œuvre
  • 10 plans d’affaires financés
  • 25 coopératives appuyées
  • 4 organisations paysannes forestières et agricoles incubatrices
  • 4 outils de suivi déployés
  • 4 bonnes pratiques capitalisées
  • 50 participants formés/an (50 % femmes/jeunes)

Le budget total estimé est de 5 499 658 (USD).