Les communautés rurales du bassin d'approvisionnement de Ouesso dépendent principalement de la viande sauvage et du poisson pour leur sécurité alimentaire, leur identité culturelle et leurs revenus. Or la croissance démographique, suite au développement économique (notamment l’exploitation forestière et l’expansion des réseaux routiers), fait augmenter la demande. Le modèle de gestion communautaire et participative de la faune sauvage assure et renforce les droits des peuples autochtones et des communautés locales dans l’organisation de la gestion de la chasse villageoise dans les concessions forestières. Il entend renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé et le bien-être, en conservant la biodiversité et les services écosystémiques qu’elle fournit. Il entend aussi améliorer la gestion de la chasse villageoise et de la pêche dans les concessions forestières, renforcer les droits des communautés dans la gestion de la chasse villageoise et apporter des sources alternatives de protéines animales et de revenus dans les centres urbains, dans les villages traditionnels et dans les camps d'exploitation forestière.
Le SWM Programme au Congo travaille avec 3 200 personnes à Kabo, Leme et les zones attenantes, 17 000 personnes à Pokola, 30 000 à Ouesso. Les activités sont coordonnées par la WCS en collaboration avec le Ministère de l'Economie Forestière (MEF).
Droits des communautés et gouvernance
Un examen complet de 452 textes juridiques sur la faune sauvage et autres secteurs a été réalisé. L'analyse juridique, finalisée lors d'ateliers nationaux et régionaux, a été validée dans un atelier avec neuf ministères puis publiée sur la plateforme juridique. Des propositions relatives au projet de loi sur la faune et les aires protégées ont été soumises au MEF.
Gestion adaptative de la faune sauvage
Des groupes de gouvernance (deux pour la chasse, deux pour la pêche) ont été constitués en tant qu’associations à but non lucratif, à Kabo-Gbagbali (94 chasseurs et 100 pêcheurs) et à Leme-Boundzélé (28 chasseurs et 56 pêcheurs). Le SWM Programme a également soutenu 207 microentreprises communautaires (aviculture, agriculture, boulangeries) qui fournissent des sources de revenus alternatives aux personnes impliquées dans la chaîne de valeur de la viande sauvage. Les communautés ont participé activement à la formation sur les fondamentaux d’une association et la gestion d'entreprise et l'épargne. Un jeu de rôles innovant sur les pratiques de chasse encourage le débat entre groupes de chasseurs concernant l'impact de la chasse sur la faune sauvage et les questions de durabilité.
Filières et consommation saines et durables
À Ouesso et Pokola, zones urbaines du nord du Congo, un groupe de 150 participants, dont 80 autochtones, a contribué à l’actuelle campagne de changement de comportement pour réduire la consommation de viande sauvage au profit de celle d'élevage. Dans quatre villages, environ 80 éleveurs de petits ruminants ont été formés et un service vétérinaire privé est créé. Les séances de sensibilisation et formation ont proposé un jeu de cartes sur l'élevage de volailles promouvant des filières saines et durables. En outre, une étude sur la consommation de viande sauvage à Brazzaville a servi de base à une campagne de changement de comportement visant à réduire les risques zoonotiques.
Prévention et gestion des risques zoonotiques
La recherche a permis de détecter l'exposition à des agents pathogènes chez les personnes impliquées dans le commerce et dans la consommation de chauves-souris.
©2025 FAO, CIRAD, CIFOR-ICRAF et WCS. Les opinions exprimées ci-dessous ne reflètent en aucun cas l’opinion officielle de l’Union européenne. Les informations proposées sur ce portail sont fournies comme service aux utilisateurs. Par conséquent, la FAO, le Cirad, le CIFOR et WCS ne sont pas responsables de leur exactitude, ni de toute utilisation de ces informations par les utilisateurs. Voir la cause de non-responsabilité complète.