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La FAO et la Chine renforcent la coopération mondiale sur le patrimoine agricole

Promouvoir les savoirs traditionnels qui renforcent la résilience et la biodiversité, tout en soutenant le développement rural et les moyens de subsistance


27/03/2026

Sanya, Chine – Une nouvelle phase du programme des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial a été lancée à Sanya, en Chine, marquant une avancée dans le déploiement de solutions durables fondées sur l’utilisation durable et la conservation de la biodiversité, les savoirs traditionnels, l’innovation et la résilience.

Le projet de phase II, financé par le Programme de coopération Sud-Sud FAO–Chine avec un investissement de 3 millions de dollars, vise à élargir le réseau mondial, renforcer les politiques nationales et approfondir les échanges de connaissances entre les systèmes agroalimentaires qui soutiennent les communautés depuis des générations.

Lors de l’ouverture de l’événement, le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a souligné l’importance de déployer à plus grande échelle les solutions éprouvées tout en continuant à innover :

« Nous devons étendre ce qui fonctionne, tout en continuant à innover pour l’avenir. »

Il a souligné que la transformation ne repose pas uniquement sur les nouvelles technologies, mais aussi sur l’apprentissage à partir des systèmes existants.

À cet égard, le programme SIPAM représente un modèle durable, combinant des siècles de savoirs et de cultures avec des systèmes agricoles en évolution riches en biodiversité, soutenant la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et le développement rural, a-t-il indiqué.

Wei Zhenglin, Directeur général par intérim du Département de la coopération internationale du Ministère de l’agriculture et des affaires rurales (MARA), a mis en avant le rôle stratégique du Programme de coopération Sud-Sud FAO–Chine dans la promotion de la conservation et du développement des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial.

La deuxième phase du programme permettra de positionner davantage ces systèmes comme des éléments clés de la transformation des systèmes agroalimentaires, en veillant à ce qu’ils continuent d’évoluer en tant que systèmes vivants contribuant à l’utilisation durable et à la conservation de la biodiversité, à la résilience, à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance.

Mais au-delà des cadres mondiaux et des discussions politiques, la signification de ces systèmes est profondément ancrée dans la vie des communautés.

Lors du lancement, Arpakwa M. Ole Sikorei, représentant du système pastoral maasaï d’Engaresero en Tanzanie, a rappelé que le patrimoine agricole n’est pas un concept abstrait :

« Les communautés que je représente ne voient pas SIPAM comme un label ou une désignation.
Pour elles, c’est la vie elle-même. C’est une identité. C’est une responsabilité. »

À Engaresero, un système pastoral maasaï façonné par des siècles d’adaptation, les personnes, le bétail et les écosystèmes sont étroitement interconnectés. La mobilité, le pâturage saisonnier et la gestion partagée des ressources permettent aux communautés de maintenir l’équilibre écologique tout en assurant leurs moyens de subsistance.

Pour Arpakwa, ces systèmes offrent plus que de la continuité — ils apportent des solutions :

« Ce ne sont pas des reliques du passé ; ce sont des systèmes vivants, en constante évolution, qui offrent des solutions à certains des défis les plus urgents auxquels nous faisons face aujourd’hui. »

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