À sa 76e session, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2026 Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux. La FAO est l’organisme chef de file chargé d’organiser les célébrations, en collaboration avec d’autres parties prenantes.

L’Année internationale (#IYRP2026) est une occasion exceptionnelle de sensibiliser à l’importance des parcours et des éleveurs pastoraux et de faire campagne pour un accroissement des investissements responsables et la mise en place de politiques adaptées en faveur du secteur pastoral. Elle appelle à l’élaboration de politiques qui garantissent l’accès des éleveurs pastoraux aux terres et aux ressources naturelles, facilitent la mobilité et favorisent une gouvernance coutumière et inclusive, tout en encourageant des investissements appropriés dans la gestion des parcours, la restauration des écosystèmes, les services de santé animale et les chaînes de valeur équitables.

L’Année internationale a aussi pour but de favoriser un dialogue inclusif sur les politiques et une mobilisation collaborative afin d’améliorer les moyens de subsistance des éleveurs pastoraux et la gestion durable des parcours. Les parcours et les éleveurs pastoraux ont de grands atouts à faire valoir pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

Mieux comprendre ce que sont les parcours et qui sont les éleveurs pastoraux 

actualités

La FAO lance l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux 2026 pour renforcer ces écosystèmes et soutenir les populations qui les préservent

02/12/2025

Rome – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a donné aujourd’hui le coup d’envoi à l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026), campagne mondiale visant à faire connaître et à renforcer les contributions vitales des parcours et des éleveurs pastoraux aux systèmes agroalimentaires durables, à la préservation de la biodiversité et à la résilience face au changement climatique...

En savoir plus

Articles de fond et enquêtes de la FAO

Un point de ravitaillement bienvenu sur l’itinéraire des éleveurs pastoraux

D’importants investissements dans les infrastructures aident les pasteurs et les communautés locales à se partager les ressources limitées du Sahel

Ils prennent en main leurs pâturages

Au Kenya, les jeunes autochtones massaïs font pousser leur propre fourrage pour la sécurité de leurs animaux et leurs moyens de subsistance

Répondre à la demande de lait de chamelle

Mettre à profit l’innovation et les moyens techniques pour améliorer les revenus des éleveurs de chameaux en Mongolie

Conséquences des restrictions de mouvement imposées par la covid-19 pour les éleveurs pastoraux du Sahel

Une meilleure gouvernance foncière pour relever les défis auxquels font face les éleveurs pastoraux

Les sept voies par lesquelles le pastoralisme favorise un avenir meilleur

Cette pratique éprouvée fondée sur le travail avec la nature offre de nombreux avantages

Des pompes solaires aident les éleveurs pastoraux à surmonter les difficultés climatiques

Au Soudan du Sud, un agropasteur s’adapte au changement climatique et aide d’autres personnes à faire de même

Participez!

Que vous soyez éleveur, chercheur, journaliste ou simple citoyen, ou que vous représentiez un gouvernement, une entreprise, un établissement universitaire ou une organisation non gouvernementale ou de la société civile, vous pouvez participer à la célébration de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026).

Commencez à planifier vos activités pour l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, qui sera célébrée en 2026!

Passez à l’action
In 2026, FAO is also leading the implementation of the International Year of the Woman Farmer!
L’innovation, l’intégration des marchés et les services adaptés aux besoins locaux peuvent favoriser l’emploi rural décent et aider les jeunes et les femmes travaillant dans l’élevage.

L’accès aux nouvelles technologies, aux marchés et aux services financiers offre aux éleveurs pastoraux, en particulier les jeunes et les femmes, une possibilité d’améliorer leurs moyens de subsistance et leur qualité de vie. Les innovations telles que les applications mobiles ayant trait au pastoralisme, les prévisions météorologiques, les services de santé animale et la transformation à valeur ajoutée, de même que les innovations sociales, comme les écoles pratiques de pastoralisme et les modèles coopératifs, peuvent améliorer les revenus et réduire les risques. Le fait d’intégrer les éleveurs pastoraux dans des marchés plus vastes garantit des prix équitables, récompense les pratiques durables et renforce les économies régionales. Des services de vulgarisation et d’éducation adaptés, y compris les écoles de bergers existantes et les débouchés professionnels, donnent à la prochaine génération les moyens de jouer un rôle moteur et de s’adapter dans des environnements en mutation. Le fait de soutenir des jeunes et des femmes dans les sociétés pastorales favorise l’innovation, renforce les communautés et promeut la diversification des économies rurales. 

Afin d’éclairer l’élaboration des politiques et de faciliter l’investissement responsable, il faut combler les lacunes existant dans les données relatives aux parcours et aux éleveurs pastoraux

On manque souvent de données complètes et exactes sur l’état des parcours, les populations pastorales et les contributions de ces dernières à la réalisation des objectifs de développement durable. Sans informations et données factuelles fiables, les gouvernements et les investisseurs peinent à élaborer les plans efficaces, à définir les priorités en matière d’appui et à suivre les progrès accomplis dans le soutien apporté aux parcours et aux éleveurs pastoraux. Une meilleure collecte des données, y compris grâce à un suivi participatif et local de la santé des parcours et des systèmes pastoraux, permet de mettre en lumière les évolutions, les risques et les possibilités. Remédier à ce manque de données rendrait possibles des interventions, politiques et programmes ciblés et fondés sur des données probantes, conférant de réels avantages aux populations et aux écosystèmes. Des données fiables sont essentielles à l’élaboration de politiques éclairées et solides, à des investissements responsables et à une responsabilisation à l’échelle mondiale. 

La mobilité pastorale doit être protégée pour garder les parcours en bonne santé et aider les éleveurs à renforcer leur résilience dans le contexte du changement climatique.

Les éleveurs pastoraux déplacent leurs troupeaux de façon stratégique, au gré des conditions saisonnières, de la disponibilité des fourrages et des possibilités de marchés. Cette mobilité permet à la végétation de se régénérer, maintient les troupeaux en bonne santé et réduit la pression sur les sols fragiles et les sources d’eau. En outre, elle favorise la participation au commerce local, régional et transfrontière, renforçant les économies pastorales et l’intégration des marchés. Les politiques qui entravent et empêchent le déplacement, comme le morcellement des terres ou la privatisation, peuvent nuire à la fois à la santé des parcours et aux moyens de subsistance des éleveurs. Face à des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles, la mobilité constitue une stratégie d’adaptation essentielle, qui aide les communautés à faire face à la sécheresse, aux inondations et aux changements des régimes saisonniers. Permettre la mobilité, c’est soutenir la viabilité à long terme des parcours, des économies et des communautés pastorales. 

Les législations et les politiques sont essentielles pour mieux défendre les droits des éleveurs, mettre en valeur les connaissances autochtones et locales et promouvoir une gouvernance communautaire inclusive.

Il faut des lois et des politiques d’appui garantissant l’accès à la terre, à l’eau et à des itinéraires de transhumance, accès qui est crucial pour les éleveurs pastoraux. La prise en compte et le respect des connaissances autochtones et locales dans les processus de gouvernance permettent d’améliorer la gestion des terres et de renforcer la résilience des communautés. Des politiques inclusives et participatives favorisent la coopération et réduisent les conflits entre les différents utilisateurs des terres. Lorsque les éleveurs pastoraux sont véritablement associés au processus décisionnel, leurs réalités sont mieux prises en considération dans les lois et les politiques. Le fait de soutenir les droits des éleveurs pastoraux renforce les communautés et les écosystèmes des parcours, générant plus d’avantages pour les économies nationales et renforçant le développement durable. 

Occupant environ la moitié de la surface de la planète, les parcours abritent une biodiversité sans égale et favorisent des systèmes alimentaires et des moyens de subsistance durables. Ces terres risquent pourtant d’être réaffectées à d’autres usages.

Les parcours comprennent divers écosystèmes, comme les prairies, les savanes, les terrains arbustifs, les steppes, les zones montagneuses, les zones humides, les déserts et les terrains arborés ouverts. Ils s’étendent sur plusieurs continents et abritent des espèces végétales et animales spécifiques. Ces paysages fournissent un fourrage naturel pour les animaux d’élevage, soutiennent les moyens de subsistance et les économies dans de nombreuses régions, et contribuent à la production mondiale de viande, de lait et de fibres. Les parcours relient également les communautés grâce à des réseaux commerciaux locaux et transfrontières qui soutiennent les marchés ruraux et les échanges culturels. Cependant, ils sont de plus en plus menacés par la dégradation des terres, la conversion en zones urbaines ou en terres cultivées, l’exploitation minière et la propagation d’espèces envahissantes, entre autres. Ces pressions entraînent une perte d’habitats, l’érosion des sols, une baisse de la productivité des parcours et une diminution de la résilience face aux incidences du climat. Il est essentiel de protéger les parcours contre de nouvelles conversions dans l’intérêt de la biodiversité, des communautés et des systèmes alimentaires dans le monde entier. 

Les éleveurs pastoraux travaillent avec la nature pour produire de la nourriture tout en protégeant les écosystèmes.

Les éleveurs pastoraux élèvent des animaux en harmonie avec la nature, en se fondant sur des connaissances autochtones et locales qui ont été établies, transmises et préservées au cours de millénaires. Leurs pratiques, comme la mobilité stratégique des troupeaux et le pâturage adaptatif, contribuent à régénérer la végétation des parcours, à maintenir les sols sains et à préserver les cycles de l’eau et les habitats sauvages. En produisant de la viande, du lait et d’autres aliments d’origine animale de grande qualité, ils contribuent à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Leur activité profite tant aux populations qu’à l’environnement, et montre que les moyens de subsistance et les écosystèmes peuvent prospérer conjointement. Le maintien de ces pratiques soutient la biodiversité, y compris les races de bétail locales, et fournit des services écosystémiques pour les générations futures. 

Photo by Bushgoddess

L’Alliance mondiale pour des parcours et des éleveurs pastoraux

L’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux bénéficie du soutien de l’Alliance mondiale pour l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, une coalition de plus de 400 éleveurs pastoraux et organisations d’appui, ainsi que de plus de 1 000 personnes qui ont travaillé pendant de nombreuses années en faveur de la proclamation de l’Année internationale, à sa préparation, et maintenant à sa célébration. L’Alliance mondiale est composée de groupes de soutien régionaux et de groupes de travail thématiques et a organisé des manifestations nationales, régionales et mondiales pour renforcer les voix des éleveurs pastoraux.

L’Alliance mondiale s’efforce de constituer des coalitions et promeut un changement dans les politiques et un investissement responsable en 2026 et au-delà. Si vous souhaitez rejoindre l’Alliance mondiale, contactez son secrétariat mondial:

[email protected]