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Bureau régional de la FAO pour l'Afrique

Le Bureau régional de la FAO pour l’Afrique a tenu des consultations pour une Afrique de l’Ouest prospère et libérée de la faim, de la malnutrition et de la pauvreté

Les représentants de la FAO des 15 États membres en Afrique de l’Ouest tiennent une réunion annuelle

De gauche à droite: Serge Nakouzi, Bukar Tijani et Alain Sy Traoré (Photo: © FAO/Patrick Arhim)

26 octobre 2017, Accra – «La coopération avec des partenaires solides est nécessaire pour nous faire avancer et obtenir des résultats tangibles», a déclaré Bukar Tijani, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique, lors de la clôture de la 10e réunion de l’équipe multidisciplinaire pour l’Afrique de l’Ouest, qui a duré deux jours et qui a bien réussi.

La réunion de l’équipe multidisciplinaire sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest est organisée tous les ans pour débattre des principaux problèmes auxquels sont confrontés les États membres de la sous-région concernant le développement et la gestion durable de leurs secteurs agricole et rural respectifs, dans le but d’intégrer la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous dans les programmes respectifs de ces pays.

Les représentants de la FAO dans les 15 pays membres de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des points focaux sur la résilience, des experts techniques, des partenaires* et institutions, des agences des Nations Unies ainsi que des organisations paysannes ont discuté des défis émergents auxquels la région est confrontée dans ses efforts pour Assurer l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition durables. 

«Je note avec satisfaction que trois piliers apparaissent dans les recommandations clés: l’appui aux politiques des pays; le développement de la chaîne de valeur et la production visant à améliorer l’emploi rural; et le renforcement des capacités des agriculteurs, en particulier à travers la plateforme de l’école d’agriculture de terrain», a souligné Bukar Tijani. 

La FAO fournit une assistance technique à la CEDEAO et à ses 15 États membres en Afrique de l’Ouest, permettant la mise en œuvre et l’évaluation de la première génération de la Politique agricole régionale de la CEDEAO (ECOWAP) ainsi que des Plans régionaux d’investissement agricole (PRIA) et des Plans nationaux d’investissement agricole (PNIA). 

Alain Sy Traoré, Directeur chargé de l’agriculture et du développement rural à la Commission de la CEDEAO, a déclaré que le dialogue sur les meilleures approches dans l’agriculture ont confirmé «la nécessité de renforcer la coopération avec la FAO et d’en élaborer ensemble, dans un avenir proche, les grandes priorités». 

Les délibérations des deux jours, dirigées par Serge Nakouzi, Représentant régional adjoint de la FAO pour l’Afrique, ont débouché sur des recommandations qui façonneront des actions conjointes à court, à moyen et à long terme. «D’importantes contributions alimenteront les initiatives de développement et de partenariat pertinentes afin de faire progresser le travail de la FAO en Afrique de l’Ouest, aux niveaux national et régional», a-t-il noté. 

Actions et résultats concrets

Parmi les actions concrètes visant à renforcer les initiatives régionales visant à éliminer la faim et à la malnutrition en Afrique de l’Ouest on peut citer les suivantes: l’examen de la situation du droit à l’alimentation en Afrique de l’Ouest; l’analyse des tendances de la faim et de la malnutrition au cours des 20 dernières années; l’élaboration d’un cadre stratégique et d’une feuille de route pour parvenir à une faim et une malnutrition zéros en Afrique de l’Ouest à l’horizon 2025; et le renforcement des capacités institutionnelles de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (RAAF) de la CEDEAO.

Ensemble avec des partenaires clés comme l’Espagne, l’Allemagne et l’USAID, la FAO continue de soutenir le renforcement des capacités institutionnelles de la CEDEAO pour le développement de l’élevage. Une plateforme consultative d’experts et d’autorités en matière de production animale en Afrique de l’Ouest a été établie et appelée Réseau de production animale (RESPA), dont la priorité est donnée aux sous-réseaux traitant des ressources génétiques animales, de l’alimentation pour animaux, de la transhumance et du développement de la chaîne de valeur.

Le contrôle de l’apparition de la chenille légionnaire d’automne qui menace gravement la production de maïs en Afrique de l’Ouest est actuellement pris en compte. La FAO et ses partenaires ont fourni un appui technique en sensibilisant les pays membres afin de renforcer la sensibilisation pour la gestion et la lutte contre ce parasite. Un soutien technique est présentement fourni à dix pays. 

La FAO fournit une assistance d’urgence pour la prévention et le contrôle de la souche hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire en Afrique de l’Ouest et centrale et pour le contrôle des épidémies de H5N1 et atténuer les risques de propagation du virus au Nigeria, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Grâce à divers projets, notamment ceux financés par le Fonds fiduciaire de solidarité africain (ASTF), la FAO a renforcé les capacités pour améliorer la production aquacole et comme moyen de création d’emplois pour les jeunes et les femmes dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Des voyages d’étude ont été organisés pour renforcer les compétences des experts nationaux dans la mise en œuvre des projets d’aquaculture en matière de techniques et méthodologies appliquées dans les pays dotés d’un meilleur système de production.

La FAO a établi depuis les années 1980 de solides partenariats avec les principales institutions stratégiques de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, notamment la CEDEAO, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), l’Organisation ouest-africaine de la Santé (OOAS) et d’autres pour promouvoir une agriculture durable et un développement rural dans le but d’intégrer la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous dans les programmes des pays membres de la sous-région.

 

* CEDEAO, CILSS, AAIN, ROPPA, Chambre des entreprises agricoles du Ghana, BAD et FIDA.

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