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Mécanisme multidonateurs flexible

De meilleures informations pour de meilleures politiques: établir une norme mondiale pour mesurer l’insécurité alimentaire

PRINCIPAUX RÉSULTATS

  • Depuis 2014, 140 pays ont recueilli annuellement des données sur l’insécurité alimentaire et 24 pays sollicitent actuellement l’aide de la FAO en vue d’améliorer le suivi de l’insécurité alimentaire.
  • Trente-sept pays d’Afrique, 25 pays d’Asie et 30 pays d’Asie de l’Ouest et du Proche-Orient ont bénéficié de formations et d’ateliers régionaux.
  • Plus de 60 pays et six institutions régionales bénéficient actuellement de conseils et d’une formation techniques, à l’appui du suivi de l’insécurité alimentaire.

Il est crucial de mesurer l’insécurité alimentaire au niveau mondial afin d’évaluer les progrès accomplis quant à l’élimination de la faim, de connaître les facteurs et les conséquences de l’insécurité alimentaire, ainsi que de formuler et d’évaluer des politiques et des programmes qui nous permettent de nous rapprocher d’un monde libéré de la faim.

La FAO, par l’intermédiaire du projet «La parole à ceux qui ont faim», s’efforce d’améliorer la manière dont l’insécurité alimentaire des ménages et des individus est mesurée.

Avec l’appui des gouvernements britannique et belge, ce projet a abouti à la création de l’échelle de mesure de l’insécurité alimentaire vécue (échelle FIES). L’échelle FIES, fondée sur un module d’enquête qui comporte huit questions fermées, mesure l’incapacité des personnes d’accéder à de la nourriture. Lorsqu’elle est intégrée à des enquêtes à grande échelle auprès des ménages qui portent sur plusieurs sujets, l’échelle FIES peut faire apparaître les caractéristiques sociodémographiques et géographiques liées à l’insécurité alimentaire.

En mars 2016, la Commission de statistique a choisi le taux d’insécurité alimentaire modérée à sévère dans la population, fondé sur l’échelle FIES, comme l’un des indicateurs à utiliser pour le suivi de la cible 2.1 des objectifs de développement durable (ODD). Le cadre de suivi des ODD a été adopté officiellement par l’Assemblée générale des Nations Unies le 6 juillet 2017.

Grâce aux ressources mises à disposition par ses partenaires, la FAO a collecté des données en rapport avec l’échelle FIES dans plus de 140 pays, chaque année depuis 2014, par l’intermédiaire du sondage mondial de Gallup, une enquête annuelle qui concerne les adultes. Les résultats issus de l’analyse de ces données ont été mentionnés pour la première fois dans L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2017, qui évalue les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire et de nutrition fixés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Consistent with the strong call for country ownership of food security data and assessments in the context of the SDGs, FAO is working to ensure that more countries can generate and analyse FIES data and report on the SDG target. FAO has reached out to more than 60 countries and six regional institutions to promote the use of the FIES, and developed free online materials, including an e-learning course and software package.

En accord avec l’appel fort lancé aux pays pour qu’ils prennent en main les données et les évaluations relatives à la sécurité alimentaire dans le contexte des ODD, la FAO s’emploie à faire en sorte que davantage de pays puissent produire et analyser des données en rapport avec l’échelle FIES et faire rapport sur la cible des ODD. L’Organisation s’est adressée à plus de 60 pays et six institutions régionales afin de promouvoir l’utilisation de l’échelle FIES et a élaboré du matériel gratuit en ligne, notamment un cours et un progiciel.

L’Indonésie figure parmi les pays qui ont bénéficié d’une assistance technique directe de la FAO. Gantjang Amannullah, Directeur des statistiques sur le bien-être de la population en Indonésie, et son équipe ont participé à une session de formation, aux côtés des ministères de l’agriculture et de la santé, d’universités, d’organisations de la société civile, d’entreprises, de donateurs et d’entités des Nations Unies. Selon lui, l’échelle FIES confère «une pertinence à la formulation de politiques gouvernementales destinées à améliorer la sécurité alimentaire dans certaines régions».

Vingt-neuf pays ont ajouté le module FIES à leurs enquêtes nationales et 15 autres envisagent de le faire. Dix pays utilisent déjà leur propre échelle basée sur l’insécurité alimentaire vécue. À la fin de l’année 2019, environ un tiers des pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pourraient utiliser l’échelle FIES (ou un outil compatible).

L’utilité de l’échelle FIES ne se limite pas au suivi des ODD. Le Programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) – un mécanisme multilatéral qui facilite la mise en œuvre des engagements pris par le G20 quant à l’amélioration des revenus et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays à faible revenu – a fait de l’échelle FIES un outil incontournable en matière de suivi et d’évaluation. Le bureau Alimentation pour la paix de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) exige désormais que tous les projets de développement auxquels il prête un appui comportent l’échelle FIES comme indicateur de suivi des progrès.

En 2018, le projet sera étendu à plusieurs autres pays, ce qui permettra à ceux-ci de prendre en main les méthodes FIES, de mieux suivre l’insécurité alimentaire et, partant, d’y réagir plus efficacement.