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Action contre la désertification

Deux étudiants Belges evaluent l’impact d'Action contre la désertification au Senegal

FAO et l’Université catholique de Louvain travaillent ensemble en appui à la Grande Muraille Verte


18/04/2019

Rome - Lola Vrydagh et Maxime Vankoningsloo ont réalisé un séjour au Sénégal pour evaluer l’impact des activités de restauration des terres menées par Action contre la désertification. Avec ce séjour, les deux étudiants de l’Université catholique de Louvain (UCL) renforcent le partenariat entre l’université et la FAO, voué à jeter des ponts entre la science et le développment en faveur du climat. Dans ce reportage, Lola et Maxime racontent leur expérience.

« Baignés dans les milieux naturels depuis le plus jeune âge, le choix de nos études s’est porté à nous comme une évidence. Il y cinq ans, nous avons choisi de devenir bioingénieurs à l’Université catholique de Louvain et, par la suite, de nous orienter vers la gestion des espaces naturels et des forêts.

Arrivés au terme de la formation, nous avons eu envie de voir grand et, dans le cadre du partenariat entre l’université et la FAO, nous avons eu l’occasion de dédier notre mémoire à l’évaluation des impacts socio-économiques et environnementaux du projet Action contre la désertification au Sénégal.

Fin janvier 2019, nous avons mis le cap sur la région du Ferlo dans le Nord-Est du pays, afin de retrouver, pour six semaines, l’équipe sénégalaise du projet. Après une semaine à Dakar pleine de rencontres et de préparatifs, nous sommes partis en brousse pour entrer dans le vif du sujet, au cœur de communautés peules.

Sur place, nous avons réalisé des inventaires dans les parcelles restaurées par le projet. En parallèle, nous avons mené des enquêtes socio-économiques auprès des villageois et de personnes ressources pour le projet que nous avons rencontrées dans la zone.

Nous avons passé la première semaine à Koyli-Alpha. Dans ce village rural de la commune de Mboula nous avons étudié la réserve communautaire. Gràce aux résultats du projet, la strate herbacée y est tellement développée qu’il nous était impossible de rentrer au village sans un demi kilo de “picots du diable” (cram-cram) accrochés à nos chaussures. En parlant avec les riverains, en charrette ou à l’ombre d’un baobab, nous avons commencé à mieux comprendre les enjeux liés aux zones semi-désertiques et sylvo-pastorales.

Nous avons poursuivi notre étude à Widou, dans la commune de Téssékéré. Lors des trois semaines suivantes, nous nous sommes concentrés sur le groupement des femmes mis en place avec le soutien d’Action contre la désertification. Elles nous ont fait découvrir la filière du Balanites, ou dattier du désert, un arbre du Sahel dont l’huile permet de produire du savon. La production et la vente du savon permet au groupement de générer d’importants revenus complémentaires.

Nous avons aussi étudié, entre deux tempêtes de sable, les parcelles restaurées par le projet et observé directement les résultats des semis, du reboisement et de la mise en défens. Également, nous avons pu contempler les impressionnants troupeaux de zébus autour des forages. En dégustant un traditionnel thé sucré, nous nous sommes confrontés aux éleveurs transhumants, qui nous ont expliqués leur style de vie particulier.

Le séjour au Sénégal fut clôturé par une semaine à Dakar afin de présenter nos résultats préliminaires, mais également d’étudier l’aval de la filière du Balanites en observant la vente du savon dans la plus grande ville du pays.

Maintenant, la seconde partie du travail nous attend. Toutes les données collectées durant ce séjour de terrain vont à être analysées et interprétées afin de défendre nos mémoires de fin d’études au mois de juin à Louvain-la-Neuve, en Belgique.

Nous tenons à remercier l’équipe d’Action contre la désertification et la FAO d’avoir rendu possible cette immersion nécessaire à notre travail et pour nous avoir permis de percevoir une réalité si éloignée de la nôtre. »