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Créer un avenir meilleur pour les agriculteurs

Partenariat de coopération Sud-Sud entre la FAO, la Chine et le Nigéria

Les fumeurs de charbon de bois introduits par le programme de coopération Sud-Sud ont amélioré les revenus des femmes sur le marché de poisson d’Edeha. 

Points clés

Au cours de la dernière décennie, plus de 600 experts et techniciens chinois ont été déployés au Nigéria, pour partager leurs compétences agricoles avec des paysans locaux. Le programme de coopération Sud-Sud, qui a été entièrement financé par le Gouvernement du Nigéria et facilité par la FAO, a touché plus d’un million de bénéficiaires. L’introduction d’une large palette de technologies, de l’élevage de poisson en nasses à l’irrigation au goutte-à goutte, à la production intensive de volaille et à l’apiculture, a accru la productivité et les revenus ruraux. Ce programme aide aussi le gouvernement à réaliser les objectifs de son Programme de transformation agricole, qui vise à augmenter la production, à réduire les importations de produits alimentaires et à créer des millions d’emplois pour les jeunes. Le Nigéria a alloué une part importante de son budget annuel, d’un montant de 42 millions de dollars E-U, à l’appui de la première phase quinquennale (2003–2007) de la mise en œuvre du projet de coopération Sud-Sud. Durant cette première phase, 496 experts et techniciens chinois au total ont été déployés dans 36 états du Nigéria. Sur la base des résultats de la première phase, le Gouvernement fédéral du Nigéria a approuvé la poursuite du programme et lancé en 2009 la seconde phase quinquennale, pour un coût de 19,6 millions d’USD. Cette deuxième phase a le même objectif: aider le Nigéria à développer son secteur agricole en initiant les agriculteurs à des technologies agricoles chinoises simples et peu coûteuses. Les informations fournies par les États indiquent que plus d’un million de personnes ont été formées à l’utilisation des différentes technologies introduites par le programme de coopération Sud-Sud.

Le programme de coopération Sud-Sud a commencé sous le régime d’Obasanjo, avec la signature, en février 2003, du premier accord tripartite entre le Nigéria, la Chine et la FAO, lançant la première phase du programme. Le Gouvernement du Nigéria s’est montré proactif en sollicitant et en coordonnant l’échange de savoirs, dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Il a alloué la somme totale de 42 millions d’USD, prélevée sur son propre budget, à l’appui de la mise en œuvre du programme.

La première phase a connu un succès notoire. A titre d’exemple, les Chinois ont introduit la rizipisciculture dans huit états. Les plants de riz fournissent de l’ombre pour les poissons, qui apportent des nutriments pour le riz. Grâce à la rizipisciculture, les productions de riz et de tilapia ont presque doublé dans certains sites de démonstration au Nigéria. Le programme de coopération Sud-Sud a augmenté à 10 000 hectares la superficie de rizières, au profit de centaines de petits agriculteurs et de leurs familles.

En se basant sur les progrès enregistrés lors de la première phase, le Gouvernement fédéral du Nigéria a approuvé la poursuite du programme dans le cadre de la seconde phase de cinq ans, lancée en 2009, pour un coût de 19,6 millions d’USD. Dans le cadre d’un accord tripartite entre le Nigéria, la Chine et la FAO, à l’appui du Programme national pour la sécurité alimentaire et du Programme de transformation agricole, cette deuxième phase soutient les objectifs de développement de l’agriculture du gouvernement dans les domaines de l’irrigation et de la gestion de l’eau, des pêches, de l’intensification des cultures, de la transformation agricole, de la production animale, et des équipements et outils agricoles.

Les progrès du Nigéria dans le cadre de la coopération Sud-Sud sont principalement attribués à:

  • une approche participative fondée sur une stratégie de mise en œuvre inclusive, qui a fait l’objet d’un engagement constant et d’un soutien financier du gouvernement;  
  • la collaboration avec les États, les gouvernements locaux et les agriculteurs privés qui ont fait preuve d’une motivation suffisante en faveur de l’agriculture;
  • l’établissement de centres de vulgarisation régionaux multiservices pour la formation et la démonstration de technologies dans les six zones géopolitiques du pays;
  • l’alignement des activités de la coopération Sud-Sud sur des programmes et des politiques similaires du programme de transformation agricole du Gouvernement, pour accroître les échanges de savoirs;
  • le développement de synergies entre la coopération Sud-Sud et les programmes de développement agricole et rural soutenus par des donateurs.

En septembre 2013, les ministres et les chefs de délégations de 12 pays africains, de la République populaire de Chine, du Brésil et du Viet Nam ont adopté, avec la FAO et des partenaires de développement, la Déclaration du Forum de haut niveau sur la coopération Sud-Sud, à Abuja, au Nigéria. Dans cette déclaration, les pays se sont engagés à travailler ensemble sur la coopération Sud-Sud, à partager des expériences, des connaissances, des technologies, des pratiques optimales et des capacités, ainsi qu’à explorer de nouveaux domaines et modalités de coopération Sud-Sud multilatérale dans le domaine agricole.

"Au Nigéria nous mettons en œuvre, depuis 2003, le programme de coopération Sud-Sud. Aujourd’hui nous sommes fiers de rappeler les immenses apports de ce programme à notre agriculture, avec l’introduction de plus de 200 technologies grâce auxquelles nos agriculteurs ont accru leur production alimentaire, en particulier dans les zones rurales; non seulement ces technologies ont contribué à réduire la pénibilité de l’agriculture traditionnelle, mais elles ont rapporté de l’argent aux paysans", a déclaré lors de la réunion ministérielle le ministre de l’agriculture de la République fédérale du Nigéria, M. Akinwumi Adesina.

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