Pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) - La liste pour 2018

Cette page dresse la liste des pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV)

La nouvelle liste des PFRDV compte 51 pays, soit un pays de moins que dans la liste précédente. Mais sa composition a quelque peu change.Trois pays ont en effet été retirés de la liste: le Nigeria, le Pakistan et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le Nigeria et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont été retirés en prenant en compte le critère du revenu ; et le Pakistan celui de l'exportation nette de produits alimentaires. Deux pays - le Congo et le Viet Nam - ont été ajoutés à la liste car ils ne remplissent pas les trois critères d'exclusion.


Les notes qui suivent se réfèrent au statut en phase de transition, c’est à dire, le pays continue d’être inscrit sur la liste comme (PFRDV) pour l’une de ces raisons. Si cette position perdure au-delà de trois ans, le pays est enlevé de la liste :

  • 1. Excède le plafond de revenu de la Banque Mondiale pour la première année
  • 2. Excède le plafond de revenu de la Banque Mondiale pour la deuxième année consécutive

Classification:

Le classement d’un pays à faible revenu et à déficit vivrier utilisé par la FAO aux fins d’analyse est traditionnellement établi selon trois critères. Selon le premier critère, le revenu national brut (RNB) par habitant d’un pays doit se situer au-dessous du plafond "historique" utilisé par la Banque mondiale pour déterminer l’admissibilité aux prêts de l’IDA et à ceux d’une échéance à 20 ans de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), appliqué aux pays inclus dans les catégories I et II de la Banque mondiale. La liste 2018 des PFRDV est fondée sur le RNB de 2016 (estimé par la Banque mondiale en utilisant la méthode Atlas) et sur le plafond historique de 2016 s’élevant à 1 905 dollars EU par habitant. Le deuxième critère est basé sur la position des importations nettes d’aliments d’un pays (c’est à dire les importations brutes moins les exportations brutes) calculées en moyenne sur les trois dernières années pour lesquelles des statistiques sont disponibles, soit 2014, 2015 et 2016 le cas échéant. Les volumes des échanges commerciaux pour un large panier de produits alimentaires de base (céréales, racines et tubercules, légumineuses, oléagineux et huiles autres que les cultures arboricoles, la viande et les produits laitiers) sont convertis et agrégés par contenu calorique des produits individuels. Le troisième critère d’auto-exclusion est appliqué lorsque les pays qui répondent aux deux critères précédents demandent spécifiquement à la FAO d’être exclus de la catégorie des PFRDV. 

Afin d'éviter que les pays ne changent de catégorie trop fréquemment (en général, suite à des chocs extérieurs de brève durée), un facteur supplémentaire appelé "persistance de la situation" est pris en considération depuis 2001. Il permet de reporter la "sortie" d'un PFRDV de la liste, même si le pays concerné ne satisfait ni le critère de revenu des PFRDV, ni le critère de déficit alimentaire et ce, jusqu’à ce que son changement de statut soit vérifié pendant trois années consécutives. En d'autres termes, si un pays ne confirme pas une amélioration soutenue de sa situation pendant trois années consécutives, il est retiré de la liste l'année suivante.