Avec le soutien de:
- Titre du projet : Renforcer la contribution de la diaspora à l’action climatique dans les zones rurales
- Durée du projet : Avril 2026 – avril 2029 (36 mois)
- Entité de financement : Fonds d’Affectation Spéciale Pluripartenaire pour la Migration (MMPTF)
- Agences de mise en œuvre : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)
- Pays bénéficiaires : Belgique, Maroc, Sénégal
- Budget total : 3 000 000 USD (FAO : 1 800 000 USD ; OIM : 1 200 000 USD)
Les communautés de la diaspora constituent un levier clé de croissance économique pour leurs pays d’origine. Elles contribuent au développement des systèmes agroalimentaires et jouent un rôle important dans l’adaptation au changement climatique ainsi que dans l’atténuation de ses effets. Cependant, leur plein potentiel reste encore insuffisamment valorisé, en particulier dans les régions où les vulnérabilités climatiques et socio-économiques sont étroitement liées.
Le Maroc et le Sénégal figurent parmi les pays exposés aux effets du changement climatique et illustrent clairement ces défis. La hausse des températures, combinée à l’intensification et à la fréquence accrue des événements météorologiques extrêmes, exerce une forte pression sur le secteur agricole, qui emploie une part importante de la population active dans les deux pays. Dans un contexte marqué par un accès limité à des opportunités économiques alternatives, les migrations depuis les zones rurales augmentent, notamment parmi les jeunes et les hommes, ce qui accentue souvent la vulnérabilité des femmes restées sur place.
Ces dynamiques interconnectées soulignent la nécessité de réponses coordonnées impliquant une approche multipartite. Dans ce contexte, les importantes communautés diasporiques marocaines et sénégalaises représentent un atout majeur pour le développement durable. Avec un accompagnement approprié, les acteurs de la diaspora peuvent mobiliser investissements, compétences et savoirs afin de renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois décents et accélérer l’action climatique dans leurs pays d’origine.
Afin de valoriser ce potentiel, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont lancé le programme "Renforcer la contribution de la diaspora à l’action climatique dans les zones rurales" au Maroc et au Sénégal.
Pourquoi la FAO et l'OIM
La FAO apporte son expertise dans les domaines des systèmes agroalimentaires, les moyens de subsistance ruraux et l’adaptation au changement climatique, tout en favorisant la mobilisation des parties prenantes et le renforcement de la diaspora en tant qu’agente du changement. L’OIM contribue par son leadership sur les questions de migration et sur le lien entre migration et changement climatique, ainsi qu’à par une importante capacité à mobiliser les réseaux de la diaspora et partenariats. Ensemble, les deux organisations mobiliseront leurs forces complémentaires afin de générer un impact à grande échelle.
Interventions du projet
Le programme FAO-OIM vise à renforcer la résilience des communautés rurales au Sénégal et au Maroc en maximisant la contribution de la diaspora à l’action climatique au sein des systèmes agroalimentaires. Il s’articule autour des axes suivants :
- Mobiliser et renforcer les capacités de la diaspora marocaine et sénégalaise résidant en Belgique dans les domaines de l’agrobusiness durable, des pratiques agricoles intelligentes face au climat et du plaidoyer.
- Soutenir les agripreneurs, les coopératives agricoles ainsi que les groupes de jeunes et de femmes en milieu rural au Maroc et au Sénégal, à travers des formations et un accompagnement en matière d’agriculture intelligente face au climat et entreprises vertes, tout en facilitant leur accès aux investissements et aux connaissances de la diaspora.
- Renforcer le dialogue politique entre la diaspora et les acteurs nationaux sur les questions liés à la migration, à l’agriculture et au changement climatique, tout en mettant en place des mécanismes de coordination inclusifs intégrant la diaspora dans l’action climatique.
- Sensibiliser au rôle clé de la diaspora dans l’action dans le renforcement de la sécurité alimentaire et de l’action climatique, en collaboration avec les organisations de la diaspora ainsi que les réseaux de jeunes et de femmes rurales.
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