Appui aux politiques et gouvernance
©FAO/Soliman Ahmed

Résilience lors des crises prolongées

Il y a crise prolongée lorsqu’une proportion importante de la population s’avère très vulnérable à la faim, à la maladie et à la perturbation de ses moyens d'existence sur de longues périodes. Dans ces situations, la sous-alimentation est sévère, installée de longue date et presque trois fois plus fréquente que dans d’autres pays en développement. La FAO dénombre actuellement 19 pays en situation de crise prolongée. Quatorze d’entre eux, dont onze en Afrique, relèvent de cette catégorie depuis 2010.

Renforcer les moyens d’existence dans les situations de crises prolongées grâce à des politiques.

La quasi-totalité des pays où sévit une crise prolongée ont connu un conflit armé de longue durée. Dans six cas, celui-ci dure depuis au moins 18 des 20 dernières années.

La FAO fournit des orientations de politiques, noue des partenariats et soutient les programmes nationaux visant à renforcer les moyens d’existence et les systèmes alimentaires dans les contextes de crises prolongées. Elle contribue ainsi à appuyer les communautés et les ménages vulnérables et à améliorer leur statut alimentaire et nutritionnel tout en renforçant leur résilience aux chocs et aux facteurs de stress futurs.

Messages clés

  • En 2018, plus de 113 millions de personnes représentant 53 pays ont connu une pénurie alimentaire aiguë nécessitant une aide d’urgence couvrant l’alimentation, la nutrition et les moyens d’existence (IPC/CH phase 3 ou supérieure).
  • Les conflits, l’insécurité, les chocs climatiques et les turbulences économiques – principales causes de l’insécurité alimentaire – continuent à éroder les moyens d’existence et à détruire des vies. Les conflits et l’insécurité demeurent le facteur principal : en 2018, les deux tiers des victimes de famine résidaient dans 21 pays et territoires en situation de conflit ou d’insécurité.
  • Après une crise, le Réseau mondial contre les crises alimentaires permet à la communauté internationale de coordonner des efforts concertés et cohérents en faveur de la prévention des crises alimentaires et nutritionnelles, d’en atténuer les impacts et de favoriser un redressement et une réhabilitation résilients et durables visant la transformation de l’agriculture et des systèmes alimentaires.
  • Il faut non seulement continuer à s’attaquer aux symptômes immédiats des crises alimentaires mais aussi cibler leurs causes premières en tenant compte des dimensions mondiales, régionales et nationales des risques. Dans les contextes de crise prolongée, les politiques devraient s’efforcer d’établir des liens entre les problématiques humanitaires, de développement et de paix afin d’accroître la résilience des communautés, des ménages, des systèmes alimentaires et des écosystèmes.
  • Les politiques et les actions doivent être éclairées par une bonne compréhension de la complexité de la dynamique et des facteurs de la vulnérabilité tels que conflits, insécurité, changement climatique, dégradation de l’environnement et évolution démographique.

Ressources mises en avant

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