25.03.2013

Nouveau projet de loi sur la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour garantir le droit à l'alimentation en République dominicaine

Plus de 60 parlementaires viennent de présenter un projet de loi sur la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour garantir le droit à l'alimentation en République dominicaine.

Le processus a été lancé durant le premier semestre 2011, lorsque le Comité interinstitutionnels de sécurité alimentaire et nutritionnelle, composé des ministères de l'agriculture et de la santé et du Front parlementaire contre la faim, avec le soutien technique de la FAO, du PAM, de l’OPS et du PNUD, a amorcé la réalisation de huit forums régionaux auxquels ont participé 543 personnes concernées par la question de l'alimentation qui ont ainsi eu l’occasion d’exprimer leurs opinions sur la future loi. Une étude comparative a également été menée sur les bonnes pratiques et les cadres juridiques existants en Amérique latine.

Ces consultations ainsi que l'étude réalisée ont servi de base à la rédaction de la version préliminaire du projet de loi qui a ensuite été soumise à une consultation, virtuelle et physique, auprès de 74 organisations de 25 provinces.

Le projet de loi vise à mettre en place un cadre institutionnel pour l'élaboration de politiques en matière de souveraineté et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. De telles politiques servent d'instruments pour respecter, protéger et exercer le droit à une alimentation adéquate conformément aux principes des droits humains.

Selon la députée Guadalupe Valdez, « ce projet est le fruit d’un vaste consensus entre législateurs, techniciens, fonctionnaires de divers secrétariats d'État, organisations sociales et communautaires, producteurs agricoles et divers collectifs participant à la production, à la gestion et au contrôle des aliments. »

« La contribution de la FAO à ce processus illustre parfaitement comment catalyser et faciliter le consensus, en conjuguant les ressources et les capacités à l'échelle nationale, régionale et mondiale, tout en laissant les rênes du processus au pays concerné », signale Juan Carlos García y Cebolla, chef de l'équipe du droit à l'alimentation.

Si la loi est adoptée, la République dominicaine rejoindrait  un groupe de plus en plus nombreux de pays latino-américains qui se sont dotés de lois sur la sécurité alimentaire, comme le Brésil, l'Équateur, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, le Honduras et le Guatemala.

 

Photo © Justin Schmidt / FlickrCC

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