25.06.2013

Au El Salvador, des professionnels complètent une formation pour formateurs sur le droit à une alimentation adéquate

El Salvador - 4 juin 2013. Un groupe de 39 professionnels du El Salvador, notamment dans les domaines du droit, de la nutrition, de l’éducation et de la biologie, ont conclu cette semaine une formation sur le droit à une alimentation adéquate offerte par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

« L’objectif premier de cette formation était d’équiper les participants avec des outils leur permettant de mieux cerner l’aspect pratique du droit à une alimentation adéquate. Par ailleurs, la formation leur a permis de bien saisir les concepts ainsi que leurs implications pratiques afin de pouvoir ultérieurement disséminer ce savoir lors d’autres formations pour permettre une continuité dans la dissémination des acquis d’aujourd’hui », a indiqué la Consultante séniore (droit à l’alimentation), Équipe pour le droit à l’alimentation, Siège de la FAO, Cecilia Luna.

Lors de la cérémonie de clôture de la formation, le représentant de la FAO au El Salvador, Alan González, y est allé de quelques remarques importantes. Parmi celles-ci, il a mis l’emphase sur la création d’un réseau intitulé « Réseau d’éducateurs sur le droit à une alimentation adéquate au El Salvador ». De plus, il a invité les participants à réclamer, par écrit, la ratification d’un amendement constitutionnel garantissant la jouissance de ce droit.

Le parlementaire Orestes Ortez, président du Comité de l’agriculture et représentant du Front parlementaire contre la faim à l’Assemblée législative, a indiqué que le droit à une alimentation adéquate se doit d’être de première importance au sein des enjeux législatifs tout en mentionnant sa confiance en ce que le pays adopte une Loi sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle en octobre 2013.

Le ministre de la Santé, Maria Isabel Rodriguez, a souligné que le droit à une alimentation adéquate est un droit fondamental et qu’il se doit d’être adressé de manière holistique, puisqu’il est indispensable de faire réaliser aux gens qu’une bonne nutrition aura des répercussions tout au long de leur vie.

Oscar Humberto Luna, un avocat défenseur des droits de l’homme, a mis l’emphase sur la nécessité d’établir un dialogue interinstitutionnel qui faciliterait le processus de consultation sur le droit à une alimentation adéquate tout en adressant des droits de l’homme complémentaires, tels que les droits à la vie, à la santé et à l’eau.

Le défenseur des droits économiques, sociaux et culturels du bureau du procureur pour la défense des droits de l’homme au El Salvador, Antonio Aguilar Martínez, a expliqué les mécanismes de justiciabilité et de mise en œuvre du droit à une alimentation adéquate dans le pays.

Une autre présentation importante a été celle de Carlos de la Torre, du bureau régional du Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) situé au Guatemala, qui a introduit l’approche basée sur les droits de l’homme pour le développement et sa pertinence pour le droit à l’alimentation.

José Miguel Vásquez López, qui était présent à la formation à titre de représentant de l’Université du El Salvador, a mentionné que « c’était une excellente formation où les notions du droit à une alimentation adéquate, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la souveraineté alimentaire ont été apprises, tout particulièrement la façon de mettre en œuvre le droit à une alimentation adéquate par l’entremise des Directives volontaires pour le droit à l’alimentation ainsi que les mécanismes permettant de disséminer ce droit ».

Ana Leysi Calderon, de l’organisation non gouvernementale Centro de Atención para la Lactancia Materna (CALMA), a partagé sa satisfaction quant aux connaissances acquises durant la formation et son intérêt envers les prochains défis dans la collaboration avec leurs institutions et les gens qu’ils servent au quotidien.

Les participations ont tous reconnu que l’enjeu requiert une approche multisectorielle et que la coordination entre leurs actions sera cruciale. « Le droit à une alimentation adéquate n’a pas qu’une dimension juridique, il sert également à titre d’outil politique et de suivi. Durant la formation, nous avons essayé de combiner ces éléments afin que les participants puissent disposer d’outils utiles dans divers domaines de travail », a mentionné Cecilia Luna.

Au cours des cinq jours de la formation, les participants ont été en mesure d’assister à des présentations sur les aspects juridiques, nutritionnels, de plaidoyer, de communication et actuels du droit à une alimentation adéquate.

L’équipe nationale du projet de la FAO en charge d’autres sessions de formation était composée de: Delmy Linares, Assistant au représentant de la FAO au El Salvador; Densy Trejo, Consultant national du projet pour le droit à l’alimentation; Victor Mata, Consultant juridique; Ana Hernandez, Spécialiste pour la nutrition; Yulissa Guevara, Chargée des communications; et Cecilia Luna, Consultante séniore (droit à l’alimentation), Équipe pour le droit à l’alimentation, Siège de la FAO.



Liens supplémentaires (seulement en espagnol):
http://www.rlc.fao.org/es/paises/el-salvador/noticias/profesionales-en-derecho-a-la-alimentacion-adecuada

 

 

Les participants à la formation pour formateurs sur le droit à une alimentation adéquate au El Salvador. Photos: ©Debora Ayala/FAO.

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