L'intégration concerne la prise en compte consciente, systématique et concrète de certaines valeurs et normes dans les politiques, plans, programmes, priorités, processus, produits et résultats d'une organisation. L'intégration d'une perspective des droits humains aux interventions de développement permet de garantir un meilleur ciblage, une efficacité accrue des programmes et une durabilité à long terme. La qualification, en 1997, des droits humains comme un « problème transversal » devant être « intégré » à tous les programmes, politiques et activités des Nations Unies s'est traduite par un changement des politiques et de programmation au sein des agences, des programmes et des fonds des Nations Unies.
La FAO s'est engagée dans ce processus d'intégration, en particulier en ce qui concerne le droit à une alimentation adéquate. Cette démarche est soutenue par l’équipe du droit à l’alimentation de l’ESA. En termes opérationnels, l'approche basée sur le droit à l'alimentation est axée sur trois grandes questions :
- La réalisation du droit à l'alimentation est-elle un objectif global ou un cadre de référence ?
- Les principes PANTHER (participation, obligation redditionnelle, non discrimination, transparence, dignité humaine, habilitation et état de droit) servent-ils à orienter les processus de la formulation, de la mise en œuvre, du suivi et de l'évaluation ?
- Les programmes renforcent-ils la notion de droits et obligations, la capacité des ayants droit et des ayants obligations, et contribuent-ils aux mécanismes de reddition des comptes ?