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La chenille légionnaire d’automne

La légionnaire d’automne, ou Spodoptera frugiperda, est un insecte qui est originaire des régions tropicales et subtropicales des Amériques. C’est pendant son stade larvaire que l’insecte peut causer des dommages importants aux cultures, si sa présence n’est pas bien gérée. Elle s’attaque de préférence au maïs, mais peut se nourrir de plus de 80 espèces de plantes, notamment le riz, le sorgho, le millet, la canne à sucre, les cultures maraîchères et le coton. Elle a été détectée pour la première fois en Afrique Centrale et en Afrique de l’Ouest début 2016 et s’est propagée rapidement dans pratiquement toute l’Afrique subsaharienne. A cause des échanges commerciaux et du fait de sa forte aptitude à voler, le papillon peut augmenter le risque de propagation. Les agriculteurs devront être soutenus par le biais de la gestion intégrée des ravageurs pour gérer durablement la légionnaire d’automne dans leurs systèmes de culture.   

La FAO et la légionnaire d'automne

La FAO a proposé un programme d'action quinquennal en vue d’aider les petits exploitants agricoles, leurs organisations, leurs institutions publiques, les gouvernements nationaux et les partenaires du développement à réagir rapidement face aux défis des infestations de la légionnaire d’automne à travers l'Afrique.  

La FAO joue un rôle important dans la coordination des activités, des plans et des approches des partenaires en vue d’apporter des solutions durables aux défis posés par la légionnaire d’automne. 

Soutien aux agriculteurs

Les actions directes qui peuvent être prises pour gérer la légionnaire d’automne dépendent en grande partie de ce que les agriculteurs font dans leurs champs. L'objectif principal de la FAO vise par conséquent à aider les agriculteurs à mieux faire leur travail. Il faut tout d’abord que les agriculteurs comprennent ce qu'est la légionnaire d’automne – comment l'identifier et comprendre sa biologie et son écologie. Il faut que les agriculteurs soient en mesure de déterminer le niveau de risque dans leurs systèmes de production et de prendre des mesures appropriées, préventives et d’intervention, sur la base de leurs évaluations.  

La FAO et ses partenaires contribuent:  

  • à déterminer et à diffuser les meilleures pratiques auprès des petits exploitants agricoles 

  • à effectuer des analyses de risques 

  • à faciliter et appuyer l‘amélioration et l’application de solutions à court terme  

  • à façonner l’environnement politique et technique auquel les agriculteurs sont confrontés. 

Les enseignements tirés de l’expérience des Amériques

Des conseils et recommandations peuvent être directement formulés à partir de l’expérience des Amériques, d’où le maïs et la légionnaire d’automne sont originaires. Les producteurs de maïs y luttent depuis des siècles contre ce ravageur. Les contextes écologiques et économiques sont toutefois assez différents entre les producteurs typiques de maïs des Amériques et ceux de l'Afrique. Un programme de lutte intégrée contre la légionnaire d'automne adapté au besoin du contexte africain, doit être rapidement diffusé et appliqué par desdizaines de millions de petits producteurs de maïs à travers le continent Africain. Il est également urgent que les gouvernements prennent pleinement la mesure de la menace que représente la légionnaire d'automne et qu'ils adoptent des politiques et des programmes qui contribuent à promouvoir des interventions durables de lutte contre cette menace. 

Actions sur le terrain

La FAO formera le personnel des organisations nationales de protection de végétaux, des services de vulgarisation et les agriculteurs par l’intermédiaire des  champs écoles des producteurs, afin que les mesures adaptées soient rapidement appliquées sur le terrain, en comblant les lacunes en termes de connaissances, en innovant pour trouver de nouvelles solutions, en renforçant les capacités locales, en encourageant la responsabilisation des populations locales et l'emploi des jeunes ruraux et en coordonnant les partenaires pour obtenir de meilleurs résultats. 

Des groupes de travail technique, en collaboration avec de nombreux partenaires, sont en train d’élaborer: 

  • des recommandations concernant l’utilisation de pesticides de synthèse 

  • des recommandations sur la lutte biologique, en particulier les biopesticides 

  • un programme de surveillance et d’alerte rapide 

  • un programme de formation et des messages pour les écoles d'agriculture de terrain. 

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