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Appui aux politiques et gouvernance
©Benedicte Kurzen/NOOR for FAO

Protection sociale

En 2013, la protection sociale a contribué à sortir 150 millions de personnes de l’extrême pauvreté. Pourtant, 70 % de la population mondiale, notamment dans les régions rurales, en sont encore privés.

Renforcer les systèmes de protection sociale pour réduire la pauvreté et éliminer la faim.

La protection sociale peut non seulement réduire l’extrême pauvreté et renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi augmenter la résilience des ménages en périodes de crise et inciter ses bénéficiaires à investir dans la production agricole. Elle peut prendre la forme d’une assistance sociale (transferts monétaires ou en nature, programmes de vivres ou espèces contre travail, cantines scolaires, bons d’alimentation), d’assurance sociale (assurance-maladie, programmes de pension) et de programmes liés au marché du travail (allocations chômage).

En collaboration avec les gouvernements et des partenaires, la FAO œuvre à intégrer la protection sociale dans les politiques nationales de développement rural, dans les stratégies relatives à la sécurité alimentaire et à la nutrition et dans les plans d’investissement. Elle accorde la plus haute importance à l’élargissement aux régions rurales de la protection sociale (notamment des dispositifs d’assistance sociale) et aide les gouvernements à concevoir, mettre en œuvre et évaluer des systèmes bénéficiant aux populations rurales pauvres.

Messages clés

  • La protection sociale doit être considérée comme un investissement et non comme un coût. La plupart des pays, même les plus pauvres, ont les moyens de mettre en œuvre des programmes de protection sociale. Des mécanismes de protection sociale bien conçus et correctement mis en œuvre non seulement génèrent de multiples impacts productifs et sociaux mais peuvent aussi dynamiser la croissance économique locale.
  • Les programmes de protection sociale réduisent la pauvreté et l’insécurité alimentaire et contribuent à traiter les dimensions sociales et économiques de la malnutrition. Leurs mesures peuvent permettre aux ménages pauvres d’accroître et de diversifier leur consommation alimentaire, souvent grâce à l’augmentation de leur propre production.
  • Particulièrement nécessaires, les programmes d’assistance sociale doivent bénéficier d’une couverture élargie afin de toucher systématiquement les nombreux habitants pauvres des régions rurales. Grâce à l’allégement des contraintes en matière de crédit, d’épargne et de liquidités, les programmes de protection sociale peuvent aussi soutenir directement et améliorer les activités de subsistance agricoles.
  • Une protection sociale dispensée de manière stable et à des intervalles réguliers et prévisibles présente l’avantage de contribuer à la hausse des revenus et à l’amélioration de la sécurité alimentaire non seulement grâce à l’augmentation de la consommation mais aussi grâce au renforcement de la capacité des ménages à produire des denrées alimentaires et à investir dans des activités agricoles. Les mesures peuvent renforcer l’aptitude des ménages et des communautés à faire face aux catastrophes naturelles et causées par l’homme (dont celles liées aux changements climatiques), à y répondre et à les supporter.
  • En dépit de ses impacts cruciaux, la protection sociale risque de ne pas suffire à éradiquer la pauvreté de façon durable. Son efficacité sera optimale si elle est intégrée à des stratégies multisectorielles axées sur le développement agricole, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la gestion des ressources naturelles et la réduction de la pauvreté rurale. Les faits ont montré que la protection sociale est d’autant plus bénéfique que les ministères, les organisations locales et les partenaires collaborent dans le but d’assurer la cohérence et la compatibilité des politiques.

Ressources mises en avant

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