Publier dans une revue universitaire
Trouver la bonne revue où publier est une étape importante pour un chercheur. La bonne revue favorisera l’intégrité académique, tout en maximisant la visibilité et l’impact de la recherche. Les considérations et outils ci-après aideront les chercheurs à naviguer dans le processus de publication.
Examen par les pairs
Le processus d’évaluation par les pairs constitue une étape fondamentale pour garantir la qualité, l’intégrité et la crédibilité scientifique des publications académiques. En pratique, les revues à comité de lecture (ou revues évaluées par des experts) s’appuient sur un comité éditorial composé de spécialistes du domaine qui évaluent de manière critique les manuscrits soumis avant leur acceptation.
Bien que les procédures spécifiques varient d’une revue à l’autre, le processus d’évaluation par les pairs suit généralement une série d’étapes standard (voir illustration).
Remarque: Les revues qui ne mettent pas en œuvre un processus d’évaluation par les pairs ne sont généralement pas indexées dans les principales bases de données bibliographiques et de citations, telles que Web of Science et Scopus.
La FAO renforce ses efforts afin d’institutionnaliser l’évaluation par les pairs dans l’ensemble de ses publications. Le Comité des publications a officiellement approuvé l’évaluation par les pairs comme composante essentielle du processus de publication, sous la supervision des comités éditoriaux compétents. Pour de plus amples informations, veuillez contacter la Division des publications de la FAO.
Conformément à la POLITIQUE DE LA FAO EN MATIÈRE DE DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE, tout le personnel de la FAO doit respecter les dispositions relatives à la propriété intellectuelle applicables aux activités de publication. Une fois qu’un manuscrit a été accepté par une revue, l’auteur doit contacter l’équipe chargée du droit d’auteur au sein de l’OCCP afin d’obtenir des conseils sur la mise en place de l’accord de licence approprié.
La publication en libre accès est de plus en plus répandue au sein de la communauté universitaire. Les grands éditeurs proposent généralement des solutions de libre accès. Certaines revues, qui sont toujours en libre accès, offrent du contenu universitaire à la communauté des chercheurs en tant que bien public mondial. D’autres revues proposent des solutions hybrides, qui permettent de publier certains articles en libre accès, moyennant des frais, ou de publier des manuscrits (après l’étape de révision) dans des répertoires institutionnels à l’issue d’une période d’embargo définie.
Le Directory of Open Access Journals (DOAJ) est une source fiable pour identifier des revues à comité de lecture en libre accès de qualité dans le monde entier. Il donne notamment des informations sur les frais de publication, les droits d’auteur et la période de publication.
Sherpa Romeo constitue un autre outil utile, qui offre des résumés simples des politiques des revues en matière de droits d’auteur et d’archivage en libre accès, et les réunit dans une même base de données.
Sherpa Romeo et DOAJ sont tous deux en libre accès.
On pourra trouver des revues de qualité par différents moyens:
Web of Science (WoS) – le personnel de la FAO bénéficie d’un accès à la base de données WoS, qui indexe uniquement les publications de haute qualité à comité de lecture. Les utilisateurs peuvent consulter les outils suivants via l’onglet «Produits» de WoS:
Master Journal List – cet outil comporte un «Manuscript Matcher», qui permet aux chercheurs de saisir le titre et le résumé de leurs manuscrits pour les mettre en correspondance avec les revues les meilleures et les plus pertinentes qui sont indexées dans Web of Science.
Journal Citation Reports (JCR) – les chercheurs peuvent utiliser le JCR pour trouver les revues les plus citées dans leur domaine et mieux comprendre quelles sont les revues spécialisées dans leur domaine d’étude.
Directory of Open Access Journals (DOAJ) – comme indiqué plus haut, le DOAJ est une bonne source pour trouver spécifiquement des revues en libre accès.
Les chercheurs doivent être conscients qu’il existe des éditeurs prédateurs. Leurs revues, de mauvaise qualité, peuvent être frauduleuses, facturer des frais de traitement obscurs et faire des déclarations trompeuses sur la qualité des revues. Les revues prédatrices communiquent généralement par courriel et proposent des solutions de publication simples. La publication dans une revue prédatrice peut nuire à la réputation académique tant du chercheur que de l’institution à laquelle il est affilié. On trouvera ici une liste des revues prédatrices potentielles.