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Droit à l'alimentation

Renforcement des capacités

Le renforcement des capacités est au cœur du mandat de la FAO et est reconnu comme l’une des principales fonctions de la FAO dans le cadre stratégique de l’Organisation.  Ce renforcement est primordial pour obtenir des résultats durables à l’échelon des pays et garantit la pérennité des changements résultant des efforts déployés par la FAO. Selon la FAO, le renforcement des capacités est animé par des acteurs nationaux, en fonction des priorités nationales et du contexte local, et il est ancré dans les systèmes nationaux et dans les compétences locales. Le renforcement des capacités doit être développé en partenariat avec des acteurs nationaux, régionaux et internationaux. Il doit être le résultat d’interventions à long terme, plutôt que d’événements indépendants à court terme.

Le renforcement des capacités est le processus qui consiste à éveiller, à renforcer et à soutenir la capacité des personnes, des organisations et de la société dans son ensemble de gérer efficacement leurs affaires pour encourager les pays à élaborer et à mettre en œuvre des politiques nationales qui contribuent à la réduction de la pauvreté (ODD1) et à la garantie de la sécurité alimentaire (ODD2).

Ce processus n'inclut pas seulement l'introduction du droit humain à l'alimentation dans les activités de formation et d'éducation, mais aussi le renforcement de la capacité des institutions nationales pour améliorer la prestation de services à l'échelon sous-national, ainsi que la formulation et la mise en œuvre de plans de développement à l'échelle des districts.

Un changement réel et soutenu dans le développement agricole et la sécurité alimentaire passe nécessairement par le développement de capacités solides et durables. Ces capacités doivent être renforcées à tous les niveaux du gouvernement et impliquer aussi d'autres acteurs tels que les organisations de la société civile, les mouvements sociaux, les milieux universitaires et le secteur privé. Par conséquent, le développement des capacités doit se déployer sur trois dimensions différentes. Une condition essentielle pour qu'un pays parvienne à ses objectifs de développement est liée à ses capacités au niveau individuel et organisationnel et à la construction d’un environnement propice.

  • La dimension individuelle correspond aux connaissances, aux compétences, aux comportements et aux attitudes des personnes.
  • La dimension organisationnelle concerne les mandats, les priorités, les processus et les structures des organisations publiques, privées et de la société civile. Ces dimensions incluent les organisations publiques et privées, les organisations de la société civile, les mouvements sociaux, ainsi que les réseaux d'organisations.
  • L'environnement propice est le contexte dans lequel les personnes et les organisations travaillent et correspond à l'architecture institutionnelle d'un pays, aux structures de pouvoir, ainsi qu'aux cadres politiques et juridiques.

Le développement effectif des capacités en matière de droit à l'alimentation tient compte de et incorpore ces trois dimensions interdépendantes. Il permet d'améliorer les connaissances, les compétences, les comportements et les attitudes des personnes; de modifier les mandats, les priorités, les processus et les structures des organisations publiques, privées et de la société civile; ainsi que de renforcer la volonté politique, les cadres politiques et juridiques ainsi que d'autres éléments nécessaires à la création d'un environnement global qui facilite la réalisation et la mise en œuvre du droit à l'alimentation.

Les Directives sur le droit à l’alimentation, en particulier la Directive 11 (« Éducation et sensibilisation »), font ressortir l’importance de l’éducation et de la sensibilisation, en particulier sur le droit à l’alimentation et d’autres droits de l’homme, afin de renforcer la connaissance de leurs obligations de la part des porteurs d’obligations, tout en aidant les communautés et les détenteurs de droits, en particulier les femmes, les filles et les enfants (les plus vulnérables) afin qu’ils puissent demander des comptes quant à leurs droits, et renforcer leurs possibilités d’éducation en termes d’accès à l’enseignement. Toutefois, toutes les directives signalent la nécessité d’accroître le renforcement des capacités dans un vaste éventail de sphères politiques afin de construire un environnement qui encourage les personnes à s’alimenter elles-mêmes de façon digne.

Renforcement des capacités des praticiens, des décideurs, des médiateurs et des parlementaires

La réalisation du droit à l'alimentation passe par un renforcement des capacités de diverses parties prenantes afin qu'elles puissent appliquer une approche basée sur les droits humains dans le cadre de leurs fonctions et leur mandat.

Des programmes ciblés de renforcement des capacités en matière de droit à l'alimentation sont mis au point à l'intention des responsables, y compris les fonctionnaires, les décideurs et les administrateurs de programmes pertinents, ainsi que des avocats, des médiateurs et des juges dont l'intervention peut être requise pour mener une action en justice en cas de violation des droits humains.

Exemple d'activité

Les parlements sont des partenaires clés dans le combat contre la faim. Dans le cadre de leur mandat, les législateurs peuvent promouvoir des cadres juridiques qui contribuent à la réalisation du droit à l'alimentation, et peuvent aussi définir les ressources financières qui doivent être allouées aux programmes résultant de cette législation. Avec le soutien de l'initiative L'Amérique latine et les Caraïbes libérées de la faim, des fronts parlementaires contre la faim ont été créés dans la région latino-américaine pour poursuivre deux grands objectifs: i) accélérer l'éradication de la faim et garantir que cet objectif soit inscrit aux programmes des pouvoirs publics, sur la base des efforts des parlementaires d'organes législatifs nationaux, régionaux et interaméricains; ii) accompagner cet effort par la mise en place de la structure juridique, institutionnelle et financière nécessaire pour en garantir le succès. Dans ce contexte, des sessions ciblées de renforcement des capacités sont organisées pour les parlementaires sur le thème du droit à l'alimentation et de la façon de le mettre en œuvre dans les cadres juridiques nationaux.

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