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SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide

Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour quatre fois par an.

mars 2018
  (total: 37 pays)
Nature de l’insécurite alimentaire
Raisons principales
Changements vis-à-vis du dernier rapport
Conflits, déplacements et difficultés d’approvisionnement vivrier
  • En janvier 2018, le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) a été estimé à environ 688 000, soit 14 pour cent de plus qu’en octobre 2017 et plus de 70 pour cent de plus qu’en janvier 2017. Environ 1,1 million de personnes (30 pour cent de la population totale) auraient besoin d'une aide alimentaire d'urgence.
  • Les violents affrontements et les tensions intercommunautaires n’ont cessé d’augmenter en République centrafricaine depuis 2017, ce qui a exacerbé les déplacements massifs et a eu de graves répercussions négatives sur la sécurité alimentaire.
Insécurité civile, ralentissement économique et reculs localisés de la production agricole
  • La perturbation des marchés, des activités agricoles et des moyens de subsistance, l’aide humanitaire limitée et le recul de la capacité à importer des vivres, continue de compromettre gravement la sécurité alimentaire. Les zones les plus sévèrement touchées par l'insécurité alimentaire sont la plaine de l’Imbo et les basses terres des régions de l'ouest et du nord du pays (province de Kirundo).
  • Environ 2,6 millions de personnes sont estimées en situation de grave insécurité alimentaire.
Les moyens de subsistance des éleveurs se ressentent de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives
  • Environ 197 000 personnes sont en situation de grave insécurité alimentaire, essentiellement dans les zones pastorales du nord de la ville d’Obock et dans les régions frontalières du sud-est, qui ont souffert de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives.
Les contraintes économiques ont accru la vulnérabilité de la population à l'insécurité alimentaire
Impact de la sécheresse sur les moyens de subsistance locaux
  • Les cultures de la campagne secondaire et les pâturages ont souffert de la sécheresse dans le sud et le sud-est.
  • Fin février 2018, 7,88 millions de personnes étaient estimées en situation d'insécurité alimentaire, principalement dans les zones agro-pastorales du sud-est du pays.
Déplacements de population et insécurité civile
  • Plus de 301 000 personnes sont estimées en situation de grave insécurité alimentaire.
  • Fin octobre 2017, selon les estimations, environ 108 000 réfugiés nigérians et 57 000 réfugiés maliens vivaient dans le pays.
Récession économique, affaiblissement de la monnaie, déplacements de population et grave insécurité civile dans le nord
  • Selon la dernière analyse du “Cadre harmonisé”, environ 3,16 millions de personnes sont estimées en situation d’insécurité alimentaire aigüe et nécessitent une intervention d’urgence pour assurer leur survie et protéger leurs moyens de subsistance, y compris environ 2 000 personnes en phase CH 5: “famine” (c.-à-d. IPC catastrophe).
  • En dépit des récoltes céréalières supérieures à la moyenne rentrées en 2017, la faiblesse du naira et la persistance des troubles civils dans les États du nord ont perturbé les activités commerciales et maintenu les prix à des niveaux élevés.
  • Environ 1,7 million de personnes restent déplacées à l'intérieur du pays en raison de l'insurrection dans les États du nord-est du pays.
Les conflits et les déplacements dans les provinces de l'est, ainsi que l’afflux de réfugiés pèsent sur les ressources des communautés d’accueil
  • Selon les estimations, environ 7,7 millions de personnes sont en situation de crise alimentaire et des moyens d’existence aiguë. Le pays accueille 182 000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine, 87 000 du Soudan du Sud et 44 000 du Burundi. En février 2018, le nombre de PDI était estimé à 4,5 millions.
  • Des réductions des semis ont été signalées dans les régions de Kasai et de Tanganyika, touchées par le conflit.
Conflit, insécurité civile et grave récession économique
  • Malgré une assistance humanitaire soutenue, l'insécurité alimentaire touche encore de vastes franges de la population. Le nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire s'élèverait à 6,33 millions, en raison de la persistance de l'insécurité, des perturbations commerciales et de la cherté des denrées alimentaires.
Déplacements de population et insécurité civile
  • La présence d’environ 409 000 réfugiés, 174 000 PDI, ainsi que celle d’environ 20 000 Tchadiens de retour dans le pays, a continué de peser sur les disponibilités vivrières locales, compromettant ainsi la sécurité alimentaire.
  • Entre octobre et décembre 2017, selon les estimations, environ 318 000 personnes avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence.
Les réfugiés exercent une pression sur les communautés d’accueil
  • En janvier 2018, selon les estimations, environ 24 000 réfugiés maliens vivaient dans le pays.
  • On estime que près de 133 000 personnes sont en situation d'urgence alimentaire.
L’afflux de réfugiés pèse sur les communautés d'accueil, et déplacements
  • Fin janvier 2018, le nombre de réfugiés en provenance de la République centrafricaine était estimé à 249 000. L’insécurité qui règne le long des frontières avec le Nigéria a également provoqué le déplacement à l’intérieur du pays de 236 000 personnes.
L'afflux de réfugiés pèse lourdement sur les ressources déjà limitées des communautés d'accueil
  • Fin novembre 2107, environ 32 000 personnes en provenance de la République centrafricaine avaient trouvé refuge dans le pays.
Déficits localisés de la production
  • On estime que près de 34 000 personnes sont en situation d'urgence alimentaire.
La production agricole et l’élevage se ressentent de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives
  • Environ 3,4 millions de personnes sont en situation de grave insécurité alimentaire, essentiellement dans les régions côtières et du nord-est, en raison des répercussions négatives sur la production agricole et les moyens de subsistance pastoraux d’une saison des “courtes pluies” insuffisante en 2016 et d’une saison des “longues pluies” inférieure à la moyenne en 2017.
Déficits localisés de la production
  • Environ 225 0000 personnes auraient besoin d'une aide alimentaire jusqu'au début de la principale campagne de récolte à la fin du mois de mars 2018, essentiellement dans le sud-ouest du pays, où des vagues de sécheresse ont nui aux récoltes de 2017.
  • L’insécurité alimentaire devrait s'aggraver en 2018 par rapport à l'année dernière, du fait de prévisions de contraction de la récolte céréalière.
Déficits localisés de la production et afflux de réfugiés
  • Environ 29 000 personnes auraient besoin d’une aide alimentaire.
Insécurité civile
  • Le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire est estimé à 0,4 million, les réfugiés, les demandeurs d’asile et les personnes déplacées à l’intérieur du pays figurant parmi les plus vulnérables.
  • Des pénuries alimentaires sont signalées, principalement dans le sud et l'est où les denrées alimentaires de base sont rares. L’accès aux produits alimentaires subventionnés est limité chez les populations touchées.
Vagues de sécheresse et impact des cyclones
  • Dans le sud-est du pays, l’insécurité alimentaire s'est aggravée par rapport à l'année dernière, en raison d’un repli de la production agricole en 2017 provoqué par une sécheresse prolongée et le passage d’un cyclone. L'accès à la nourriture est également limité par la cherté du riz (la principale denrée de base), dont les prix ont atteint des niveaux record.
  • En 2018, la production pourrait se contracter en raison de pluies saisonnières défavorables dans le sud-ouest du pays et exacerber l’insécurité alimentaire.
Impact localisé des chocs météorologiques
  • Selon les estimations, 0,84 million de personnes auraient besoin d'une assistance humanitaire en attendant les récoltes de la campagne principale à la fin du mois de mars; ce chiffre a fortement diminué par rapport aux 6,7 millions de l'année dernière, sous l’effet d’une amélioration de la production agricole en 2017.
  • Cependant, l’insécurité alimentaire devrait s'aggraver en 2018 par rapport à l'année dernière, du fait de prévisions d’une contraction de la production céréalière.
Déplacements de population et insécurité civile dans le nord
  • Selon les estimations, 58 600 personnes, vivant pour la plupart à Tombouctou, région la plus touchée, ont été déplacées à l’intérieur du pays.
Le nombre important de réfugiés exerce une pression supplémentaire sur les disponibilités alimentaires locales
  • Fin janvier 2018, environ 52 000 réfugiés maliens vivaient encore dans le camp de Mbera, situé à Hodh Ech Chargui, dans le sud-est de la Mauritanie.
  • Plus de 378 000 personnes sont estimées en situation de grave insécurité alimentaire.
Impact localisé des inondations et des vagues de sécheresse
  • Environ 314 000 personnes souffriraient d'insécurité alimentaire et auraient besoin d'une assistance humanitaire durant le premier trimestre de 2018, essentiellement dans les provinces du centre du pays.
  • L’insécurité alimentaire devrait s'aggraver en 2018 dans le sud et dans certaines provinces du centre du pays, en raison de conditions météorologiques défavorables qui devraient provoquer une contraction de la production céréalière en 2018.
Production agricole inférieure à la moyenne
  • Environ 0,44 million de personnes seraient en situation de grave insécurité alimentaire en raison des effets persistants de deux campagnes consécutives de récoltes réduites en 2016.
  • Plus d’1 million de réfugiés en provenance du Soudan du Sud sont hébergés dans des camps situés dans les régions du nord-ouest du pays et dépendent de l'aide humanitaire.
Inondations et déficits localisés de la production
  • Selon les estimations, environ 12 000 personnes seraient en situation de grave insécurité alimentaire.
Conflit, insécurité civile et sécheresse généralisée
  • Environ 2,7 millions de personnes nécessiteraient une aide d’urgence, principalement des PDI et des communautés agropastorales touchées par la sécheresse dans tout le pays.
Conflit et insécurité civile
  • On estime à 4,8 millions le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire, essentiellement des PDI et les communautés d’accueil dans les régions touchées par le conflit.
Vagues de sécheresse localisées dans les régions du sud-est
  • Environ 159 000 personnes auraient besoin d'une aide alimentaire, essentiellement dans la province de Lumombo, en raison des déficits de la production observés en 2017; toutefois, le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire est en baisse de 75 pour cent par rapport à l'an dernier, grâce à l’accroissement de la production céréalière nationale enregistré en 2017.
  • L'insécurité alimentaire devrait s’aggraver en 2018 par rapport à l'année dernière, principalement du fait de la contraction prévue de la production céréalière cette année.
Accès difficile à la nourriture
  • Selon les estimations, environ 1,05 million de personnes vivant en milieu rural seraient en situation d'insécurité alimentaire au cours du premier trimestre de 2018, essentiellement dans les régions du sud et de l'ouest du pays. Toutefois, ce chiffre est sensiblement inférieur aux niveaux élevés observés l'an dernier.
  • L’insécurité alimentaire pourrait s’aggraver durant la deuxième moitié de 2018 en raison d’une baisse prévue de la production céréalière.
Conflit civil
  • Environ 6,5 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire et 4 autres millions sont à risque d'insécurité alimentaire.
  • Malgré l’aide alimentaire internationale qui est fournie, les réfugiés syriens mettent à dure épreuve les ressources des communautés d’accueil dans les pays voisins.
Production agricole réduite et récession économique
  • Les récoltes de la campagne principale de 2017 seraient inférieures aux niveaux proches de la moyenne de l'année dernière, en raison de déficits hydriques.
  • En conséquence, les niveaux de consommation alimentaire de la plupart des ménages devraient rester pauvres ou limites.
Conflit, pauvreté et cherté des denrées alimentaires et du carburant
  • Selon la dernière analyse de l’IPC (mars 2017), 17 millions de personnes seraient en situation d’insécurité alimentaire et nécessiteraient une aide humanitaire d’urgence, soit 3 millions de plus que lors de la dernière analyse de l’IPC effectuée en juin 2016.
Conflit persistant et déplacements de population
  • Près de 1,9 million de personnes sont en situation de grave insécurité alimentaire et 5,7 millions supplémentaires souffriraient d'insécurité alimentaire modérée.
  • Entre janvier et novembre 2017, plus de 360 000 personnes ont été contraintes d’abandonner leur foyer, et sont venues s'ajouter aux plus de 600 000 déplacés en 2016.
Conflit civil
  • En janvier 2018, environ 2,6 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays.
  • Environ 800 000 personnes avaient besoin d'une assistance alimentaire en décembre 2017.
Conflits dans certaines zones de Kachin et de Shan et résurgence de la violence dans l'État de Rakhine
  • Depuis la résurgence de la violence en août 2017 dans l'État de Rakhine, 688 000 personnes auraient cherché refuge au Bangladesh et 129 000 personnes auraient été déplacées à l'intérieur de l’État. En février 2018, environ 107 000 personnes étaient toujours déplacées dans les États de Kahine et de Shan en raison du conflit en cours. Ces populations dépendent essentiellement de l'aide humanitaire pour couvrir leurs besoins de base.
Déplacements de population et déficits localisés de la production céréalière
  • Dans le district de Tharparkar et dans les régions aux alentours de la province de Sindh, la production céréalière réduite à cause de la sécheresse et les pertes d'animaux subies pour la troisième année consécutive, ont aggravé l'insécurité alimentaire et provoqué des cas de malnutrition aiguë.
  • L'insécurité récurrente dans certaines zones du nord-ouest du pays le long de la frontière avec l'Afghanistan ont provoqué des déplacements internes à grande-échelle. En janvier 2018, plus de 42 000 familles étaient déplacées dans les zones tribales sous administration fédérale (FATA) et dans la province de Khyber Pakhtunkhwa. Le pays accueille près de 1,4 million de réfugiés afghans enregistrés et non enregistrés. La plupart de ces personnes ont besoin d'une aide humanitaire.
Sécheresses récurrentes et dommages liés aux ouragans
  • Environ 1,32 million de personnes auraient besoin d’une assistance alimentaire, en raison des sécheresses successives qui ont frappé le pays entre 2014 et 2016, ainsi que des répercussions des ouragans Matthew en 2016 et Irma en 2017.