SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide sur l'alimentation et l’agriculture

Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour quatre fois par an.

juillet 2021
  (total: 45 pays)
Nature de l’insécurite alimentaire
Raisons principales
Changements vis-à-vis du dernier rapport
Faiblesse des pluies saisonnières, criquets pèlerins
  • Selon les estimations, environ 2 millions de personnes se trouvaient en situation d'insécurité alimentaire grave entre mars et mai 2021, en raison des précipitations insuffisantes tombées au cours de la saison des «courtes pluies» entre octobre et décembre 2020 ainsi qu’au cours de la saison des «longues pluies» entre mars et mai 2021, qui ont compromis la production agricole et nui à l'élevage dans les régions pastorales, agro-pastorales et de cultures marginales dans l’est et le nord du pays. 
Conflit, déplacements de population
  • Selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), le nombre de personnes souffrant d'insécurité alimentaire grave (phase IPC 3: «crise» et au-delà) est estimé à 2,3 millions au cours de la période de soudure entre avril et août 2021, en raison des violences armées qui ont suivi les élections de décembre 2020 et qui ont exacerbé les niveaux déjà élevés d'insécurité civile.
  • Environ 1,4 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays ou se sont réfugiées dans les pays voisins.
Faiblesse des pluies saisonnières, insécurité civile, criquets pèlerins
  • Selon les estimations, environ 2,8 millions de personnes seraient en situation d'insécurité alimentaire grave (phases IPC 3: «crise» et IPC 4: «urgence») entre avril et septembre 2021, en raison principalement des précipitations insuffisantes tombées au cours des saisons «Deyr» entre octobre et décembre 2020 et «Gu» entre avril et juin, dont ont gravement souffert la production agricole et l'élevage.
Conditions météorologiques extrêmes
  • Selon les estimations, environ 1 million de personnes seraient en situation d'insécurité alimentaire entre juin et septembre 2021, en raison principalement des pertes de moyen de subsistance causées par les faibles pluies reçues dans les régions septentrionales et des inondations survenues dans les régions occidentales bordant le Lac Tanganyika. L'impact socio-économique de la pandémie de covid-19 a exacerbé les contraintes pesant sur les moyens de subsistance des ménages vulnérables.
Inondations
  • Selon les estimations, environ 194 000 personnes se trouveraient en situation d'insécurité alimentaire grave entre janvier et août 2021, en raison principalement des pertes de moyen de subsistance causées par des inondations et des glissements de terrain ainsi que des répercussions socio‑économiques de la pandémie sur les moyens d’existence des ménages vulnérables.

Les difficultés macro-économiques ont accru la vulnérabilité de la population à l’insécurité alimentaire
Cherté des denrées alimentaires, inondations, criquets pèlerins, conflit dans la région du Tigré
  • Selon les estimations, plus de 16 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire grave entre mai et juin 2021. La région du Tigré et les zones voisines des régions d’Amhara et d'Afar soulèvent des préoccupations particulières, dans ces zones, 5,5 millions de personnes (environ 60 pour cent de la population) seraient confrontées à une grave insécurité alimentaire, y compris 350 000 personnes en phase IPC 5: «catastrophe», à cause du conflit qui a débuté en novembre 2020.
Conflit civil
  • Selon la dernière analyse du CH, environ 2,3 millions de personnes devraient avoir besoin d’une aide humanitaire entre juin et août 2021, en raison de la multiplication des incidents de sécurité qui ont provoqué des perturbations généralisées des activités agricoles et commerciales, restreignant les possibilités de subsistance des ménages.
  • Selon les estimations, 300 320 personnes ont été déplacées dans les régions de Diffa, Tahoua et Tillabery en raison des conflits civils. En outre, le pays accueille environ 240 000 réfugiés, essentiellement en provenance du Nigéria et du Mali.
Conflit persistant dans le nord
  • Selon la dernière analyse du CH, environ 12,8 millions de personnes devraient avoir besoin d’une aide humanitaire entre juin et août 2021 en raison de l’aggravation du conflit qui a provoqué de nouveaux déplacements de population, en particulier dans les régions du Nord-Est, du Nord-Ouest et du Centre-Nord. D’après les estimations, plus de 2,8 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays dans les États septentrionaux d'Adamawa, de Borno et de Yobe en raison d’affrontements intercommunautaires dans régions du nord-ouest et du centre-nord et de catastrophes naturelles. Les zones inaccessibles aux interventions humanitaires sont les plus exposées à l’insécurité alimentaire.
Insécurité civile persistante
  • Selon la dernière analyse de l’IPC datant de mars 2021, 27,3 millions de personnes étaient estimées en situation d'insécurité alimentaire entre février et juillet 2021, le plus haut niveau jamais enregistré. Cela s'explique par les graves répercussions de la pandémie de covid-19 sur l'économie locale et par le conflit en cours dans les provinces orientales du pays, qui a provoqué des déplacements de population.
  • L'éruption, le 22 mai 2021, du volcan Nyiragongo, dans la province du Nord‑Kivu, a provoqué le déplacement d'environ 415 000 personnes.
Récession économique, insécurité civile et effets persistants des inondations et du conflit prolongé
  • En dépit d’une aide humanitaire soutenue, l’insécurité alimentaire touche encore une grande partie de la population, en raison de l’insuffisance de l'offre alimentaire, de la récession économique, de la cherté des denrées alimentaires et des effets persistants des inondations généralisées survenues en 2020. Selon les estimations, environ 7,2 millions de personnes (60 pour cent de la population totale) se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire grave entre avril et juillet 2021.
  • La situation est particulièrement préoccupante pour les ménages dans les États de Jonglei, du Bahr-el-Ghazal septentrional et de Warrap, ainsi que dans la zone administrative voisine de Pibor, où de 60 à 85 pour cent de la population est estimée en situation d'insécurité alimentaire grave, dont 108 000 personnes seraient confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire de phase IPC 5: «catastrophe».
Insécurité civile
  • Selon l’analyse la plus récente du «Cadre harmonisé» (CH), environ 1,78 million de personnes devraient être en phase CH 3: «crise» et au-delà entre juin et août 2021 en raison de l'insécurité persistante dans les régions du Lac et de Tibesti, qui continue de perturber les moyens de subsistance et de provoquer des déplacements de population.
  • Environ 400 000 personnes ont été déplacées en raison de l'insécurité qui règne dans la région du lac Tchad. En outre, 505 000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine, du Nigéria et du Soudan résident dans le pays en raison des conflits qui agitent ces pays.
Cherté des denrées alimentaires et récession économique
  • La production céréalière nettement supérieure à la moyenne rentrée en 2021 a favorisé une amélioration de la sécurité alimentaire. Selon les estimations, 1,8 million de personnes se trouveraient toujours en situation d’insécurité alimentaire entre juillet et septembre, soit environ la moitié du niveau de l’an dernier, en raison principalement du faible accès à la nourriture du fait de la cherté des denrées alimentaires et de la contraction des revenus causée par la récession économique.
Insécurité civile dans le nord
  • Selon la dernière analyse du CH, environ 2,87 millions de personnes devraient avoir besoin d’une assistance humanitaire entre juin et août 2021. Dans les régions du Sahel et du Centre-Nord, l'insécurité continue de provoquer des déplacements de population, aggravant davantage encore l’insécurité alimentaire.
  • En raison du conflit, environ 1,22 million de personnes ont été déplacées, dont 50 pour cent vivent dans la région du Centre-Nord. En outre, environ 22 300 réfugiés, pour la plupart en provenance du Mali, résident toujours dans la région du Sahel.
Effets persistants de la sécheresse
  • Selon la dernière analyse du CH, quelque 10 000 personnes (soit environ 2 pour cent de la population totale) se trouvaient en phase CH 3: «crise» et au-delà entre juin et août 2020.
Insécurité civile, déplacements de population
  • Selon la dernière analyse du CH datant de mars 2021, environ 2,6 millions de personnes étaient estimées en situation d'insécurité alimentaire grave (phase CH 3: «crise» et au-delà) entre mars et mai 2021. L’aggravation de l’insécurité alimentaire résulte principalement du conflit, des troubles socio-politiques et des chocs économiques liés à la covid-19.
  • Environ 44 pour cent des personnes souffrant d'insécurité alimentaire grave se trouvent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
  • À la fin du mois de mai 2021, plus de 1 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays.
Répercussions des inondations, afflux de réfugiés
  • Les pluies torrentielles qui sont tombées dans le nord du pays à la fin de 2020 ont provoqué des inondations et causé des déplacements de population et d’importantes pertes de cultures et de bétail. Selon les estimations, 170 000 personnes auraient été touchées par les inondations.
  • Le pays accueille en outre 21 000 réfugiés de la République centrafricaine et 20 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo. Les communautés d’accueil sont exposées à des pénuries de vivres et ont peu de possibilités d’assurer leur subsistance, tandis que la sécurité alimentaire des réfugiés repose essentiellement sur la poursuite de l’aide humanitaire.
Réduction des revenus
  • La production céréalière devrait s'établir à un niveau supérieur à la moyenne en 2021, ce qui est de bon augure pour les disponibilités alimentaires des ménages. Néanmoins, l'économie ne devrait se redresser que modérément en 2021, à la suite de la contraction causée par la pandémie en 2020, et les ménages continueront de faire face à des difficultés pour accéder à la nourriture; selon les estimations, environ 209 000 personnes devraient se trouver en situation d'insécurité alimentaire entre avril et septembre 2021, contre 347 000 entre janvier et mars. 
Déficits localisés de la production céréalière
  • Selon les estimations, environ 454 000 personnes auraient besoin d’une aide alimentaire entre juin et août 2021. En outre, environ 6 000 réfugiés résident dans le pays.
Réduction des revenus
  • La production céréalière devrait être supérieure à la moyenne en 2021. Toutefois, la lenteur de la reprise économique en 2021 continuera de limiter les revenus des ménages, compromettant par là même leur capacité économique à se procurer de la nourriture. Dans l'ensemble, le nombre de personnes souffrant d'insécurité alimentaire devrait fléchir par rapport aux 582 000 personnes estimées en situation d'insécurité alimentaire aiguë entre octobre 2020 et mars 2021.
Cherté des denrées alimentaires
  • Selon l’analyse la plus récente du CH, environ 940 000 personnes devraient se trouver en phase CH 3: «crise» et au-delà entre juin et août 2021 en raison de la cherté des denrées alimentaires. Par ailleurs, le pays accueille environ 8 500 réfugiés.   
Insécurité civile, instabilité économique et politique, cherté des denrées alimentaires
  • Selon l'Aperçu des besoins humanitaires en 2021, le nombre total de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire est estimé à 1,3 million (23 pour cent de la population) dont 0,7 million nécessiteraient une aide alimentaire. La moitié des personnes nécessitant une aide humanitaire sont des déplacés dans leur propre pays et des migrants qui résident ou transitent dans le pays.
Sécheresse dans les régions méridionales et possibilités réduites de création de revenus
  • Selon les estimations, 1,14 million de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dans les régions du sud et du sud-est et ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. 
  • Les principaux facteurs à l’origine de l’insécurité alimentaire sont: les répercussions de la sécheresse sur la production agricole en 2021; et l’impact de la pandémie de covid-19, en particulier les pertes de revenus causées par le ralentissement économique.
Réduction des revenus
  • À l'échelle nationale, les récoltes de céréales devraient atteindre des niveaux exceptionnellement élevés en 2021. Les disponibilités céréalières des ménages devraient ainsi être supérieures à la moyenne, ce qui devrait favoriser des améliorations de la sécurité alimentaire. Malgré la bonne situation de l’offre alimentaire, l'accès à la nourriture devrait rester restreint par les répercussions de la pandémie de covid-19, notamment la réduction des revenus.
Insécurité civile
  • Selon l’analyse la plus récente du CH, environ 1,37 million de personnes devraient être en phase CH 3: «crise» et au-delà entre juin et août 2021 en raison de l'escalade du conflit qui continue de provoquer des déplacements de population, mais également des répercussions de la pandémie et des chocs météorologiques.
  • Environ 372 000 personnes ont été déplacées dans les régions du centre et du nord du pays. En outre, le pays accueille quelque 47 000 réfugiés.
Mauvais résultats de la campagne agro-pastorale
  • Selon la dernière analyse du CH, environ 484 000 personnes devraient avoir besoin d’une aide humanitaire entre juin et août 2021, en raison de contractions de la production de fourrage dans les districts de Trarza, Brakna, Gorgol, Guidimakha et Assaba.
  • Environ 72 000 réfugiés, pour la plupart en provenance du Mali, ont également besoin d'une assistance humanitaire.
Déficits localisés de la production de denrées de base, insécurité dans les régions septentrionales
  • Environ 1,65 million de personnes auraient besoin d'une assistance humanitaire au moins jusqu'en septembre 2021. Les populations de Cabo Delgado sont celles qui sont confrontées aux niveaux les plus graves d'insécurité alimentaire aigüe. Selon les estimations, 227 000 personnes y seraient en situation d'insécurité alimentaire de phase IPC 4: «urgence» en raison de l'incidence du conflit sur les moyens de subsistance et des déficits pluviométriques qui ont provoqué une contraction de la production de céréales en 2021.
Réduction des revenus
  • Les récoltes supérieures à la moyenne en 2021 devraient favoriser une amélioration de la sécurité alimentaire par rapport à l'année précédente, même si les effets négatifs de la pandémie de covid-19, principalement les pertes de revenus et d'emplois, devraient continuer de restreindre l'accès des ménages à la nourriture.
Inondations, afflux de réfugiés
  • Le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire a été estimé à 2 millions entre septembre 2020 et janvier 2021 dans la région de Karamoja, les zones urbaines, les camps de réfugiés et les communautés d’accueil. Dans les zones urbaines traditionnellement en situation de sécurité alimentaire, y compris la capitale, Kampala, plus de 600 000 personnes étaient en situation d'insécurité alimentaire sous l’effet des mesures restrictives adoptées pour enrayer la propagation de la covid-19. Dans les zones rurales, les pluies torrentielles tombées entre avril et mai 2020 ont causé des pertes localisées de cultures et de moyens de subsistance. 
  • Environ 891 000 réfugiés en provenance du Soudan du Sud et environ 423 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo sont hébergés dans des camps et dépendent de l’aide humanitaire.
Déficits localisés de la production de denrées de base
  • .Selon les estimations, environ 500 000 personnes avaient besoin d’une aide d’urgence entre mai et septembre 2020, principalement dans les régions de Manyara et Kilimanjaro dans le nord-est et dans les régions centrales de Dodoma et Singida, où les récoltes de 2019 ont souffert de longues périodes de sécheresse qui ont provoqué d’importantes pertes de céréales.
Pénuries localisées de la production céréalière
  • Selon la dernière analyse du CH, environ 490 000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire entre juin et août 2021, en raison des effets négatifs des aléas climatiques (sécheresses et inondations) sur la production de céréales et de fourrage.
  • Environ 14 500 réfugiés, pour la plupart en provenance de Mauritanie, ont également besoin d'une assistance humanitaire.
Cherté des denrées alimentaires
  • Selon les estimations, environ 1,76 million de personnes devraient se trouver en situation d’insécurité alimentaire grave entre juin et août 2021 en raison de la cherté des denrées alimentaires et de la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages, qui ont fortement restreint l’accès des ménages à la nourriture.
Conflit, insécurité civile, flambée des prix des denrées alimentaires
  • Selon les estimations, 9,8 millions de personnes souffriraient d'insécurité alimentaire grave entre juin et septembre 2021, en raison des pertes de moyens de subsistance causées par les inondations en 2020, de la flambée des prix des denrées alimentaires et des conflits intercommunautaires.
Réduction des revenus
  • Les effets de la pandémie de covid-19 ont aggravé l’insécurité alimentaire partout dans le pays, en raison tout particulièrement de la réduction des revenus qui a restreint l’accès économique des ménages à la nourriture. Cependant, les récoltes de céréales devraient atteindre des niveaux exceptionnellement élevés en 2021 et, en conséquence, la sécurité alimentaire globale devrait s’améliorer par rapport à l'année précédente. 
Crises financière et économique
  • En août 2020, la Commission économique et sociale de l'ONU pour l'Asie occidentale a estimé que plus de 55 pour cent de la population vivait dans la pauvreté, soit 28 pour cent de plus qu’en 2019. Les chiffres actuels sont probablement plus élevés en raison d'un recul du pouvoir d'achat des ménages. 
Conflit civil, crise économique
  • Selon une évaluation nationale de la sécurité alimentaire, environ 12,4 millions de personnes (60 pour cent de la population totale) seraient en situation d’insécurité alimentaire en 2021, soit 5,4 millions de plus qu’à la fin de 2019, en raison principalement de possibilités de subsistance limitées et de la détérioration rapide de l’économie nationale.
  • En dépit de l’aide alimentaire internationale, les réfugiés syriens mettent à rude épreuve les ressources des communautés d’accueil dans les pays voisins.
Faibles niveaux de consommation alimentaire, diversité alimentaire médiocre, récession économique
  • Une grande part de la population souffre de faibles niveaux de consommation alimentaire et d’une diversité alimentaire médiocre.
  • Les contraintes économiques, résultant particulièrement de l'impact mondial de la pandémie de covid-19, ont accru la vulnérabilité de la population à l'insécurité alimentaire.
  • Le déficit alimentaire non couvert est estimé à environ 860 000 tonnes au cours de la campagne de commercialisation 2020/21 (novembre/octobre). Si ce déficit n'est pas couvert de manière adéquate par des importations commerciales et/ou de l'aide alimentaire, les ménages pourraient connaître une période de soudure sévère, en particulier d'août à octobre, mois à partir duquel les cultures céréalières de la campagne principale de 2021 devraient être disponibles pour la consommation.
Conflit, pauvreté, inondations, cherté des denrées alimentaires et du carburant
  • Entre janvier et juin 2021, selon les projections, 3 millions de personnes supplémentaires devaient se trouver en situation d’insécurité alimentaire (phase IPC 3 «crise» et au-delà) portant le nombre total à 16,2 millions. Parmi eux, selon les estimations, 11 millions de personnes étaient en phase IPC 3: «crise», 5 millions en phase IPC 4: «urgence» et le nombre de personnes en phase IPC 5: «catastrophe», aurait atteint les 47 000.
Conflit civil, déplacements de population et ralentissement de l’économie
  • Entre novembre 2020 et mars 2021, selon les estimations, environ 13,15 millions de personnes (plus des deux cinquièmes de la population totale) se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire et nécessitaient une aide humanitaire d’urgence, y compris 8,52 millions de personnes en phase IPC 3: «crise» et 4,3 millions de personnes en phase IPC 4: «urgence».
Contraintes économiques et afflux de réfugiés
  • Les niveaux d’insécurité alimentaire et de pauvreté se sont accrus en raison des pertes de revenus associées aux répercussions de la pandémie de covid‑19.
  • Selon les derniers chiffres du HCR (avril 2021), environ 880 000 Rohingyas du Myanmar ont trouvé refuge au Bangladesh, principalement dans le district de Cox’s Bazar.
Conflit civil, faiblesse des prix du pétrole et ralentissement de l’économie
  • Selon l’Aperçu des besoins humanitaires en 2021, 4,1 millions de personnes nécessiteraient une aide humanitaire, dont 2,4 millions ont des besoins humanitaires critiques. Selon les estimations, 435 000 personnes souffrent d’insécurité alimentaire grave, tandis que 731 000 personnes sont exposées à l’insécurité alimentaire. 
Conflit, instabilité politique et contraintes économiques
  • La crise politique, découlant de la prise du pouvoir par les militaires le 1er février 2021, a aggravé les tensions et les troubles dans tout le pays. La situation politique incertaine pourrait compromettre davantage encore la situation précaire des ménages vulnérables et des personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) de la communauté Rohingya, qui résident dans le pays.
  • Les conflits persistants dans les États de Rakhine, Chin, Kachin, Kayin et Shan ont provoqué des déplacements de population à grande échelle en particulier depuis 2017.
  • Les pertes de revenus causées par l’impact de la pandémie de covid-19 ont compromis la sécurité alimentaire des ménages vulnérables.
Déplacements de population, contraintes économiques et cherté de le principale denrée de base
  • Le pays accueille près de 1,4 million de réfugiés afghans enregistrés et environ 0,6 million non enregistrés. La plupart de ces personnes nécessitent une aide humanitaire et mettent à rude épreuve les ressources déjà limitées des communautés d’accueil.
  • Les niveaux de pauvreté se sont accrus en raison des pertes de possibilités de génération de revenus associées aux effets de la pandémie de covid-19 sur l’économie.
  • Les prix de la farine de blé, la principale denrée de base dans le pays, ont atteint des niveaux élevés sur la plupart des marchés en mai 2021, restreignant l’accès à la nourriture des ménages.
Grave crise économique
  • Le nombre total de réfugiés et de migrants en provenance du Venezuela a été estimé à 5,6 millions, dont la plupart se sont installés en Colombie (1,7 million), au Pérou (1 million) et au Chili (457 000). Les besoins humanitaires pour venir en aide aux réfugiés et aux migrants sont considérables. L’insécurité alimentaire des migrants se serait aggravée en 2020 en raison des pertes de possibilités de génération de revenus dans les pays d'accueil causées par la pandémie de covid-19. La lente reprise attendue des économies dans les pays d'accueil ne devrait rétablir que marginalement les moyens de subsistance des migrants. 
  • Selon la Plateforme de coordination inter-agences pour les réfugiés et les migrants en provenance du Venezuela (R4V), le nombre de réfugiés et de migrants du Venezuela (y compris ceux en transit et temporaires) nécessitant une assistance alimentaire est estimé à 3,26 millions en 2021.
Production agricole réduite, troubles socio-politiques
  • Selon les estimations, environ 4,4 millions de personnes se trouvaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë et avaient besoin d’une aide alimentaire d’urgence entre mars et juin 2021. Les niveaux élevés d’insécurité alimentaire s’expliquent par les récoltes céréalières réduites rentrées entre 2018 et 2020 et par la cherté des denrées alimentaires à la suite de la dépréciation de la monnaie. Les pertes de revenus causées par la pandémie de covid-19 et les troubles socio-politiques ont aggravé la situation déjà précaire de la sécurité alimentaire.