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SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide

Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour quatre fois par an.

septembre 2018
  (total: 39 pays)
Nature de l’insécurite alimentaire
Raisons principales
Changements vis-à-vis du dernier rapport
Conflit, déplacements et difficultés d’approvisionnements vivriers
  • En juillet 2018, le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) était estimé à environ 615 000, soit une diminution de 10 pour cent depuis mars 2018. Selon les estimations, environ 2 millions de personnes (43 pour cent de la population totale) nécessitent une aide alimentaire d'urgence en raison de l’insécurité généralisée persistante, de plusieurs années consécutives de baisse de la production agricole et du mauvais fonctionnement des marchés, en particulier pour les personnes déplacées, les familles d'accueil et les rapatriés.
  • Les affrontements violents et les tensions intercommunautaires persistent, provoquant des déplacements massifs, avec de graves répercussions sur la sécurité alimentaire.
Insécurité civile, crise économique et déficits de production agricole localisés
  • La perturbation des marchés, des activités agricoles et des moyens de subsistance, associée à l’aide humanitaire limitée et au recul de la capacité à importer des vivres, continue de compromettre gravement la sécurité alimentaire.
  • Environ 1,67 million de personnes sont estimées en situation d'insécurité alimentaire grave, la province occidentale de Ruyigi étant la région la plus touchée.
Effets néfastes de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives sur les moyens de subsistance des éleveurs
  • Environ 197 000 personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave, principalement dans les zones pastorales situées au nord de la ville d'Obock et dans les zones frontalières du sud-est, qui ont été touchées par plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives.
Les difficultés économiques ont rendu la population plus vulnérable à l'insécurité alimentaire
Impact de la sécheresse sur les systèmes de subsistance locaux
  • Selon les estimations, 7,88 millions de personnes ont été touchées par l'insécurité alimentaire, principalement dans les zones agro-pastorales du sud-est du pays, en raison des effets persistants de la grave sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
  • Environ 1 million de personnes ont été déplacées depuis juin 2018 dans les régions des Somalis, de l’Oromia et des Nations, nationalités et populations du Sud à la suite du conflit intercommunautaire.
Baisse de la production céréalière
  • Le nombre de personnes estimées en situation d’insécurité alimentaire a plus que doublé d'une année à l'autre en 2018 pour atteindre 3,3 millions de personnes.
  • Cette forte augmentation est due pour l'essentiel au recul de la production céréalière, les résultats de 2018 étant estimés inférieurs à la moyenne.
La sécurité alimentaire est compromise en raison du manque des pâturages et des troubles civils
  • Selon la dernière analyse du "Cadre harmonisé", environ 800 000 personnes nécessitaient une aide alimentaire immédiate entre juin et août.
  • En raison du conflit civil dans les pays voisins, plus de 166 000 réfugiés, dont 108 000 originaires du Nigéria et 57 000 du Mali, résident au Niger.
Le conflit persistant provoque des déplacements de population, perturbe les marchés et limite l’accès à l'aide alimentaire dans le nord du pays
  • Selon l'analyse du "Cadre harmonisé", environ 5,3 millions de personnes avaient besoin d’une aide alimentaire entre juin et août.
  • Les marchés et les activités de subsistance restent perturbés du fait de l'insécurité civile persistante, ce qui limite l'accès des ménages vulnérables à la nourriture. Les régions privées d’accès aux interventions humanitaires sont exposées à des conditions d’insécurité alimentaire extrêmes.
Le conflit et les déplacements dans l’est et le sud du pays ainsi que l’afflux de réfugiés pèsent sur les ressources des communautés d'accueil
  • Le pays accueille 176 000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine, 94 000 du Soudan du Sud et 47 000 du Burundi. Le nombre total de PDI est estimé à 4,5 millions.
  • Une épidémie de maladie à virus Ebola a été signalée et, au 26 août, 111 cas étaient confirmés, soit plus de deux fois plus qu'en mai.
Conflit, insécurité civile et crise économique grave
  • En dépit d'une aide humanitaire soutenue, l'insécurité alimentaire touche encore une grande partie de la population. Le nombre de personnes en situation d`insécurité alimentaire grave entre juin et juillet a été estimé à 6 millions. Ces chiffres très élevés tiennent à l'insécurité persistante, aux difficultés économiques, aux perturbations du commerce et aux prix élevés des denrées alimentaires.
Insécurité civile, déplacements internes et détérioration des pâturages
  • Selon l’analyse du “Cadre Harmonisé”, environ 990 000 personnes devaient être en situation d'insécurité alimentaire de juin à août, en raison de la grave détérioration de l'état des pâturages dans le Sahel.
  • Près de 1,9 million de personnes étaient encore déplacées à l’intérieur du pays, principalement en raison de l'insurrection qui sévit dans le nord-est, le pays accueillant en outre quelque 450 000 réfugiés.
Difficultés d’accès à la nourriture
  • Selon les estimations, 2,4 millions de personnes étaient en situation d'insécurité alimentaire en 2018, principalement en raison du recul de la production céréalière en 2018 et des difficultés d'accès à la nourriture dues à la faiblesse des revenus et au manque de liquidités.
Disponibilités limitées et prix élevés
  • Selon la dernière analyse du "Cadre harmonisé", 950 000 personnes nécessitaient une aide alimentaire sur la période allant de juin à août, essentiellement en raison des déficits de la production en certains endroits.
  • Selon les estimations, environ 25 000 réfugiés, la plupart en provenance du Mali, vivraient dans le pays.
Les mauvais résultats de la campagne agro-pastorale de 2017 ont entraîné des pertes considérables des moyens de subsistance
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 21 000 personnes (environ 4 pour cent de la population totale) étaient en phase 3 : "Crise", voire dans une phase supérieure.
Afflux de réfugiés exerçant une pression sur les communautés d’accueil et déplacements
  • Le nombre de réfugiés en provenance de la République centrafricaine était estimé à 261 000 à la fin juillet 2018. L’insécurité qui règne le long des frontières avec le Nigéria a également provoqué le déplacement à l'intérieur du pays de 238 000 personnes.
  • La crise qui sévit depuis octobre 2016, du fait de la marginalisation apparente de la minorité anglophone et de la résistance à son assimilation à la majorité francophone, a eu des effets néfastes sur les populations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
L’afflux de réfugiés exerce une pression supplémentaire sur les ressources déjà limitées des communautés d’accueil
  • À la fin janvier 2018, environ 32 000 personnes en provenance de la République centrafricaine avaient trouvé refuge dans le pays.
Production agricole réduite
  • Selon les estimations, environ 122 000 personnes étaient touchées par l'insécurité alimentaire en 2018, principalement dans l'est et le sud du pays, où les conditions météorologiques défavorables ont entraîné des déficits de production localisés.
Baisses de production localisées
  • Selon les estimations, environ 34 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire.
Plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives compromettent la production végétale et animale
  • Environ 2,35 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave, principalement dans l'est, le sud-est et les zones côtières, en raison des effets persistants de la grave sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
Baisse de la production céréalière
  • Selon les estimations, 309 000 personnes sont touchées par l'insécurité alimentaire en 2018.
  • Les estimations de cette année sont légèrement supérieures à celles de 2017, du fait de la baisse de la production céréalière en 2018.
Baisses de production localisées et afflux de réfugiés
  • Selon les estimations, environ 29 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire.
Insécurité civile
  • Le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire est estimé à 0,4 million, les réfugiés, les demandeurs d'asile et les personnes déplacées à l’intérieur du pays étant parmi les plus vulnérables.
  • On signale des pénuries alimentaires, essentiellement dans le sud et l'est du pays, où les denrées alimentaires de base sont limitées. L'accès à la nourriture subventionnée est limité parmi la population touchée.
Vagues de sécheresse et impact des cyclones
  • Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire est passé à 1,3 million dans les régions méridionales, en raison des conditions météorologiques défavorables qui ont maintenu la production céréalière de 2018 à des niveaux inférieurs à la moyenne, alors que la hausse exceptionnelle des prix enregistrée plus tôt dans l'année a compromis l'accès à la nourriture.
  • À l'échelle nationale, la production de riz est estimée en hausse en 2018, principalement du fait des meilleurs résultats constatés dans les régions du centre et du nord, qui se sont traduits par un accroissement des disponibilités alimentaires.
Insécurité civile dans les zones septentrionales et accès limité à la nourriture en raison de la baisse des revenus pastoraux
  • Le pays accueille environ 20 000 réfugiés, tandis que 50 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays et 64 000 rapatriés dépendent également dans une large mesure de l'aide humanitaire.
  • Selon la dernière analyse du Cadre Harmonisé, environ 933 000 personnes nécessitaient une aide alimentaire entre juin et août, en raison du conflit civil persistant.
La sécurité alimentaire se dégrade en raison de la baisse de la production agricole et pastorale
  • Selon l'analyse de mars 2018 du "Cadre Harmonisé", environ 538 000 personnes nécessitaient une aide sur la période allant de juin à août, leurs disponibilités céréalières étant inférieures à la moyenne et leur pouvoir d'achat réduit.
  • Environ 58 000 réfugiés, pour la plupart en provenance du Mali, résident dans le pays.
Aléas météorologiques et déficits de production localisés
  • Le temps sec et les infestations de ravageurs ont provoqué des déficits de production localisés dans la province méridionale et en certains endroits du centre. Ainsi, le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire est estimé à 891 000, la majorité se trouvant dans la province de Tete au centre du pays et dans celle de Gaza au sud.
  • À l'échelle nationale, la production céréalière de 2018 est estimée en hausse.
Déficits de production localisés et afflux de réfugiés
  • Dans la région du Karamodja au nord-est du pays, la période de soudure s'est terminée en septembre 2017, soit environ un mois plus tard que d'ordinaire, les récoltes ayant été retardées. En outre, la production agricole serait inférieure à la moyenne et les ménages devraient avoir épuisé leurs réserves alimentaires d'ici à décembre 2018, risquant ainsi un démarrage anticipé de la prochaine période de soudure.
  • Environ 1,1 million de réfugiés en provenance du Soudan du Sud et environ 316 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo sont hébergés dans des camps et dépendent de l'aide humanitaire.
Détérioration des pâturages
  • Selon la dernière analyse du Cadre Harmonisé, environ 750 000 personnes nécessitaient une aide alimentaire sur la période allant de juin à août.
  • Selon les estimations, 15 000 réfugiés, la plupart en provenance de la Mauritanie, vivent dans le pays.
Inondations et déficits de production localisés
  • Selon les estimations, environ 12 000 personnes seraient en situation d’insécurité alimentaire grave.
Conflit, insécurité civile et sécheresse généralisée
  • Selon les estimations, 1,56 million de personnes ont besoin d'une aide d'urgence, principalement les PDI et les communautés agro-pastorales touchées par les effets persistants de la grave sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
Conflit et insécurité civile
  • Le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave entre mai et juillet a été estimé à 6,2 millions, essentiellement des PDI et des communautés d’accueil dans les régions touchées par le conflit. Les ménages vulnérables touchés par la flambée des prix des denrées alimentaires et les déficits de production pendant la campagne de 2017 donnent également matière à préoccupation.
Conflits civils et aléas climatiques
  • Environ 6,5 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire et 4 millions sont exposées à l'insécurité alimentaire.
  • La production céréalière intérieure devrait considérablement reculer en 2018, en raison de la mauvaise répartition des précipitations.
  • En dépit de l’aide alimentaire internationale, les réfugiés syriens mettent également à rude épreuve les ressources des communautés d'accueil dans les pays voisins.
Déficits de production localisés pour la récolte principale de 2018 et crise économique
  • Du fait de la baisse attendue de la production céréalière de la campagne principale 2018, la consommation alimentaire de la plupart des ménages devrait rester à peine suffisante ou mauvaise.
Conflit, pauvreté et cherté des produits alimentaires et du carburant
  • Selon les estimations, 17,8 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire et ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, soit une hausse de 5 pour cent par rapport aux estimations de 2017.
Conflit persistant et déplacements de population
  • Près de 2,2 millions de personnes étaient considérées en situation d'insécurité alimentaire chronique, dont 1,4 million sont exposées à une insécurité alimentaire aiguë en raison de la sécheresse. Le conflit persistant, les catastrophes naturelles et les débouchés économiques limités ont accru la vulnérabilité des ménages les plus pauvres, notamment les agriculteurs de subsistance.
Conflit civil
  • En janvier 2018, environ 2,6 millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur du pays.
  • Environ 800 000 personnes avaient besoin d'une aide alimentaire en décembre 2017.
Conflit dans certaines parties de Kachin, Shan et recrudescence de la violence à Rakhine
  • Selon les dernières données de l'Organisation internationale pour les migrations (juin 2018), le nombre estimatif de réfugiés en provenance du Myanmar se trouvant au Bangladesh a légèrement augmenté, passant à 919 000. En outre, 241 000 personnes ont été déplacées dans les États de Kachin, Kayin, Shan et Rakhine en raison du conflit actuel.
  • Ces populations dépendent principalement de l'aide humanitaire pour couvrir leurs besoins essentiels.
Déplacements de population et déficits localisés de la production céréalière
  • Dans le district de Tharparkar et les régions avoisinantes de la province du Sindh, la production céréalière de 2018 limitée par la sécheresse et les pertes importantes de bétail ont aggravé l'insécurité alimentaire et entraîné une malnutrition aiguë.
  • Le pays accueille près de 1,4 million de réfugiés afghans enregistrés ou non. La plupart ont besoin d'une aide humanitaire.
Dommages causés par les ouragans
  • La sécurité alimentaire s'est généralement améliorée, aucun département n'étant classé en phase de crise selon l’IPC. Cependant, 386 050 personnes nécessitent une aide humanitaire après le choc provoqué par l'ouragan Matthew en 2016.