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SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide

Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour quatre fois par an.

juillet 2019
  (total: 41 pays)
Nature de l’insécurite alimentaire
Raisons principales
Changements vis-à-vis du dernier rapport
Conflits, déplacements et difficultés d'approvisionnements vivriers
  • En avril 2019, le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) a été estimé à environ 612 000, contre environ 641 000 en décembre 2018, soit une légère amélioration de la situation,  qui reste toutefois très hostile et ne cesse de se dégrader.
  • Les affrontements violents et les tensions intercommunautaires persistent, provoquant des déplacements massifs, avec de graves répercussions sur la sécurité alimentaire.
Effondrement de la production céréalière
  • L'insécurité alimentaire devrait s'aggraver considérablement en 2019 en raison d'une baisse de la production céréalière due aux aléas météorologiques, à la flambée des prix des denrées alimentaires de base et au contexte économique défavorable, qui a  réduit les possibilités de création de revenus.
  • Au début de 2019, près de 3 millions de personnes étaient estimées en situation d'insécurité alimentaire.
Insécurité civile, ralentissement économique et reculs localisés de la production agricole
  • La perturbation des marchés, des activités agricoles et des moyens de subsistance, associée à l'aide humanitaire limitée et à la moindre capacité d'importer des vivres, continue de compromettre gravement la sécurité alimentaire. Les zones les plus touchées par l'insécurité alimentaire sont les parties situées à l'extrême ouest des provinces de Makama, Rutana, Ruygi et Cankuzo, où les pluies torrentielles tombées en 2018 ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, entraînant des pertes de récolte.
  • Selon les estimations, environ 1,72 million de personnes étaient en situation d'insécurité alimentaire grave à la fin de 2018 (dernières données disponibles).
Effets néfastes de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives sur les moyens de subsistance des éleveurs
  • Selon les estimations, environ 150 000 personnes étaient en situation d'insécurité alimentaire grave en 2018 (dernières données disponibles), concentrées dans les zones rurales, suite à plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives.
Les difficultés économiques ont rendu la population plus vulnérable à l'insécurité alimentaire
Impact de la sécheresse sur les moyens de subsistance locaux
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 1,2 million de personnes devraient avoir besoin d'une aide alimentaire immédiate entre juin et août 2019.
  • En raison de l'insécurité qui règne dans le pays et des conflits civils dans les pays voisins, environ 254 000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et 178 000 résident en tant que réfugiés.
Insécurité civile
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 1,2 million de personnes devraient avoir besoin d'une aide alimentaire immédiate entre juin et août 2019.
  • En raison de l'insécurité qui règne dans le pays et des conflits civils dans les pays voisins, environ 254 000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et 178 000 résident en tant que réfugiés.
Conflit persistant et insécurité
  • Selon l'analyse du "Cadre Harmonisé", environ 4,95 millions de personnes devraient avoir besoin d'aide entre juin et août 2019. En outre, environ 1,9 million de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays.
  • L'insécurité civile persistante continue de compromettre les principales sources de vivres et de revenus, ce qui limite l'accès des ménages vulnérables à la nourriture. Les zones privées d'accès aux interventions humanitaires sont les plus exposées à l'insécurité alimentaire.
Le conflit et les déplacements dans l’est et le sud du pays ainsi que l’afflux de réfugiés pèsent sur les ressources des communautés d’accueil
  • Le nombre total de PDI est estimé à 4,5 millions. En outre, le pays accueille 217 000 réfugiés en provenance du Rwanda, 172 000 de la République centrafricaine, 100 000 du Soudan du Sud et 45 000 du Burundi.
  • Une épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) a provoqué la mort de 1 571 personnes (au mois de juin). Par ailleurs, l'épidémie de MVE a perturbé le fonctionnement des marchés, compromettant l'accès des ménages à la nourriture dans les zones touchées.
Conflit, insécurité civile et grave récession économique
  • En dépit d'une aide humanitaire soutenue, l'insécurité alimentaire touche encore une grande partie de la population. Le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave pour la période mai-juillet 2019 est estimé à 6,96 millions, soit environ 60 pour cent de la population totale. Cette situation précaire est imputable à l'insécurité persistante, à l'insuffisance des approvisionnements alimentaires, au ralentissement économique, aux perturbations du commerce et aux prix élevés des denrées alimentaires.
  • En outre, le nombre de personnes déplacées était estimé à 1,78 million en mai 2019.
Insécurité civile
  • Selon l'analyse du Cadre Harmonisé, environ 641 000 personnes devraient être en situation d'insécurité alimentaire entre juin et août 2019.
  • Près de 130 000 personnes étaient encore déplacées à l'intérieur du pays, principalement en raison de l'insurrection qui sévit dans le nord-est, le pays accueillant en outre quelque 462 000 réfugiés.
Insécurité civile dans le nord
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire atteindrait 687 000 entre juin et août 2019, du fait principalement de l'insécurité civile qui sévit dans le nord du pays.
  • Selon les estimations, 25 000 réfugiés, la plupart en provenance du Mali, vivraient dans le pays, tandis que 148 000 personnes sont déplacées à l'intérieur.
Les résultats médiocres de la campagne agro-pastorale de 2018 ont eu une incidence négative sur la sécurité alimentaire
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 9 000 personnes (environ 2 pour cent de la population totale) devraient être en phase 3 : "Crise" entre juin et août 2019.
Les troubles civils et l'afflux de réfugiés mettent à rude épreuve les communautés d'accueil
  • Le nombre de réfugiés en provenance de la République centrafricaine était estimé à 279 000 à la fin avril 2019.
  • La persistance des troubles civils depuis octobre 2016 a entraîné le déplacement d'environ 444 000 personnes dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du pays.
L'afflux de réfugiés pèse sur les ressources déjà limitées des communautés d'accueil
  • Selon les estimations, 24 000 personnes en provenance de la République démocratique du Congo ont trouvé refuge dans le pays.
Déficits de production localisés
  • Le recul de la production céréalière attendu en raison des mauvaises conditions météorologiques devrait entraîner une augmentation du nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire en 2019/20.
  • Selon les estimations, 247 000 personnes nécessitaient une aide humanitaire entre janvier et mars 2019.
Déficits de production localisés
  • Environ 289 000 personnes devraient avoir besoin d'une aide alimentaire entre juin et août 2019.
Mauvaises saisons des pluies consécutives
  • Environ 2 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave, principalement dans les régions du nord et de l'est du pays, en raison des effets cumulatifs de l'insuffisance des "courtes pluies" tombées entre octobre et décembre 2018 et de la grave sécheresse qui a sévi pendant la majeure partie de la saison des "longues pluies" de mars à mai 2019.
Insécurité civile
  • Le nombre total de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire est estimé à 0,82 million (soit 11 pour cent de la population), dont 0,3 million nécessiteraient une aide alimentaire. Les réfugiés, les demandeurs d'asile et les personnes déplacées sont parmi les plus vulnérables.

Diminution de la production céréalière
  • Le recul de la production céréalière dû aux aléas météorologiques devrait aggraver l'insécurité alimentaire en 2019/20.
  • Selon les estimations, environ 273 000 personnes étaient touchées par l'insécurité alimentaire entre décembre 2018 et février 2019.
Hausse des prix des denrées alimentaires
  • Selon les estimations, environ 41 400 personnes auraient besoin d'une aide alimentaire.
Accès limité à la nourriture dans les zones méridionales
  • À l'échelle nationale, l'augmentation de la récolte céréalière de 2019 devrait améliorer la sécurité alimentaire globale. Toutefois, dans les régions du sud, qui ont connu plusieurs années consécutives de faible production agricole, les conditions devraient rester précaires.
Déficits de production localisés et hausse des prix
  • À l'échelle nationale, la production céréalière a progressé en 2019, mais les mauvaises conditions météorologiques ont provoqué une diminution des récoltes dans les districts du sud, ce qui risque d'aggraver la situation de la sécurité alimentaire dans ces régions.
  • Le nombre de personnes jugées en situation d'insécurité alimentaire entre octobre 2018 et mars 2019 a été estimé à 3,3 millions. Ce chiffre devrait diminuer, mais les besoins d'aide alimentaire devraient rester élevés dans les districts du sud.
Insécurité persistante dans le centre et le nord du pays
  • Le pays accueille environ 27 000 réfugiés, tandis que 106 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays et 74 000 rapatriés dépendent également dans une large mesure de l'aide humanitaire.
  • Selon la dernière analyse du "Cadre harmonisé", environ 549 000 personnes nécessiteraient une aide alimentaire entre juin et août 2019, en raison de la persistance du conflit civil.
Disponibilités réduites en pâturages.
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 607 000 personnes nécessiteraient une aide de juin à août 2019.
  • Environ 60 000 réfugiés, pour la plupart en provenance du Mali, résident dans le pays.
Dégâts dus aux cyclones et déficits de production
  • Les effets de deux violents cyclones et du temps très sec devraient fortement aggraver l'insécurité alimentaire dans les régions du centre et du sud.
  • Selon les estimations, la production céréalière aurait chuté en 2019, réduisant les disponibilités alimentaires des ménages agricoles, tandis que la hausse des prix compromet l'accès à la nourriture.
Déficits de production localisés et afflux de réfugiés
  • Selon les estimations, environ 0,5 million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave dans la région de Teso à l'est et du Karamodja au nord-est, principalement en raison de l'effondrement de la production agricole en 2018.
  • Environ 838 000 réfugiés en provenance du Soudan du Sud et environ 352 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo sont hébergés dans des camps et dépendent de l'aide humanitaire.
Déficits pluviométriques par endroits
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 341 000 personnes devraient avoir besoin d'une aide entre mars et mai 2019.
  • Selon les estimations, 15 000 réfugiés, la plupart en provenance de la Mauritanie, vivent dans le pays.
Hausse des prix des denrées alimentaires et faible pouvoir d'achat
  • Environ 124 000 personnes devraient être en situation d'insécurité alimentaire grave entre juin et août 2019.
Conflit, insécurité civile et mauvaises saisons des pluies consécutives
  • Environ 2,2 millions de personnes auraient besoin d'une aide d'urgence, principalement dans les communautés agro-pastorales et pastorales touchées par l'insuffisance des pluies "deyr" tombées d'octobre à décembre 2018 et par la grave sécheresse qui a sévi pendant presque toute la campagne "gu" d'avril à juin 2019.
Conflit, insécurité civile et flambée des prix des denrées alimentaires
  • Le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave a été estimé à 5,76 millions pour la période allant de janvier à mars 2019, principalement des PDI et des communautés d'accueil dans les zones touchées par le conflit. Les ménages vulnérables touchés par la flambée des prix des denrées alimentaires donnent également matière à préoccupation.
Conflit civil
  • Environ 5,5 millions de Syriens sont en situation d'insécurité alimentaire et nécessitent une aide alimentaire sous une forme ou une autre. En outre, entre 500 000 et 800 000 personnes seraient en situation d'insécurité alimentaire dans le gouvernorat d'Idlib.
  • En dépit de l'aide alimentaire internationale, les réfugiés syriens mettent également à rude épreuve les ressources des communautés d'accueil dans les pays voisins.
Déficits de production pour les campagnes principale et secondaire de 2018 et crise économique
  • Selon les estimations, la production vivrière totale de 2018 a été nettement inférieure au niveau proche de la moyenne enregistré l'année précédente et la plus faible depuis 2008/09, en raison des conditions météorologiques défavorables qui ont régné pendant la campagne agricole.
  • Selon la mission conjointe FAO/PAM d'évaluation rapide de la sécurité alimentaire, menée en 2019 du 29 mars au 12 avril, 10,1 millions de personnes (soit 40 pour cent de la population totale) sont en situation d'insécurité alimentaire et nécessitent une assistance alimentaire d'urgence.
Conflit, pauvreté et cherté des denrées alimentaires et du carburant
  • Entre décembre 2018 et janvier 2019, quelque 15,9 millions de personnes (soit 53 pour cent de la population) étaient en situation d'insécurité alimentaire aiguë sévère (phase IPC 3: «Crise», voire plus), dont 63 500 en phase IPC 5: «Catastrophe».
Conflit civil et déplacements de population
  • Selon l'Aperçu des besoins humanitaires de décembre 2018, 13,5 millions de personnes sont exposées à la phase IPC : 3 "Crise" ou à des niveaux d'insécurité alimentaire plus graves, soit 6 millions de plus que l'année dernière à la même époque, dont 3,6 millions sont en phase IPC : 4 "Urgence". La persistance du conflit, les risques naturels et les possibilités économiques restreintes ont accru la vulnérabilité des ménages les plus pauvres, notamment des agriculteurs de subsistance.
Le nombre élevé de réfugiés pèse sur les communautés d’accueil
  • Selon les derniers chiffres du HCR, en mai 2019, environ 910 000 Rohingyas du Myanmar avaient trouvé refuge au Bangladesh, principalement dans le district de Cox's Bazar. La plupart des réfugiés ont fui au Bangladesh après la recrudescence de la violence dans l'État Rakhine au Myanmar à la fin août 2017.
Conflit civil
  • Selon les estimations, 1,8 million de personnes sont toujours déplacées à l'intérieur du pays.
  • Quelque 2,4 millions de personnes sont exposées à l'insécurité alimentaire.
Conflit par endroits dans les États Kachin, Shan et Rakhine
  • En mai, on estimait à 160 000 le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays dans l'État Rakhine et à 106 500 dans l'État Kachin et dans l'État Shan au nord, en raison du conflit en cours. Ces PDI résident dans des campements temporaires, où elles souffrent d'une grande insécurité alimentaire et nécessitent une aide humanitaire pour couvrir leurs besoins essentiels.
Déplacements de populations et déficits localisés de la production céréalière
  • En certains endroits des districts du Baloutchistan et du Sindh, la sécheresse persistante enregistrée en 2018 et 2019 a fait reculer la production céréalière et entraîné des pertes de bétail, aggravant l'insécurité alimentaire et accroissant la prévalence de la malnutrition aiguë.
  • Le pays accueille près de 1,4 million de réfugiés afghans enregistrés ou non. La plupart de ces personnes nécessitent une aide humanitaire et mettent à rude épreuve les ressources déjà limitées des communautés d'accueil.
Crise économique grave

En pleine crise économique grave et persistante, le nombre de réfugiés et de migrants en provenance du Venezuela est estimé à 3,7 millions. Ces populations se sont installées dans les pays voisins de l'Amérique latine et des Caraïbes. Les besoins d'aide humanitaire à destination des réfugiés et des migrants dans les pays d'accueil sont considérables.

Au Venezuela même, l'hyperinflation a entraîné une forte érosion du pouvoir d'achat, provoquant de graves difficultés d'accès des ménages à la nourriture. Par ailleurs, on prévoit un recul de la production céréalière de 2019 par rapport au niveau déjà réduit enregistré l'an dernier, ce qui tient principalement à la pénurie d'intrants agricoles.

Épisodes de sécheresse prolongés et inflation élevée
  • Selon les prévisions, environ 2,6 millions de personnes nécessiteraient une aide alimentaire entre mars et juin 2019, car la production céréalière a souffert des vagues de sécheresse (en particulier s'agissant du maïs), ce à quoi il faut ajouter les prix élevés des aliments importés, y compris le riz, qui est la denrée alimentaire de base.