FAO.org

Accueil > SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide > Analyse par pays > External Assistance
SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide

Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour quatre fois par an.

décembre 2018
  (total: 40 pays)
Nature de l’insécurite alimentaire
Raisons principales
Changements vis-à-vis du dernier rapport
Conflit, déplacements et difficultés d’approvisionnements vivriers
  • En octobre 2018, le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) était estimé à environ 643 000, soit une augmentation de 5 pour cent depuis juillet 2018.  Selon les estimations, environ 1,9 million de personnes (31 pour cent de la population totale) nécessitent une aide alimentaire d'urgence en raison de l’insécurité généralisée, de plusieurs années consécutives de baisse de la production agricole et du mauvais fonctionnement des marchés, en particulier pour les personnes déplacées, les familles d'accueil et les rapatriés.
  • Les affrontements violents et les tensions intercommunautaires persistent, provoquant des déplacements massifs, avec de graves répercussions sur la sécurité alimentaire.
Insécurité civile, crise économique et déficits de production agricole localisés
  • La perturbation des marchés, des activités agricoles et des moyens de subsistance, associée à l’aide humanitaire limitée et au recul de la capacité à importer des vivres, continue de compromettre gravement la sécurité alimentaire.
  • Environ 1,67 million de personnes sont estimées en situation d'insécurité alimentaire grave, la province occidentale de Ruyigi étant la région la plus touchée.
Effets néfastes de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives sur les moyens de subsistance des éleveurs
  • Environ 197 000 personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave, principalement dans les zones pastorales situées au nord de la ville d'Obock et dans les zones frontalières du sud-est, qui ont été touchées par plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives.
Les difficultés économiques ont rendu la population plus vulnérable à l'insécurité alimentaire.
Impact de la sécheresse sur les systèmes de subsistance locaux
  • Selon les estimations, 7,95 millions de personnes étaient touchées par l'insécurité alimentaire, principalement dans les zones agro-pastorales du sud-est du pays, en raison des effets persistants de la grave sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
  • Environ 1,44 million de personnes ont été déplacées jusqu’à présent en 2018 dans les régions des Somalis, de l’Oromia, des Nations, nationalités et populations du Sud et de Benishangul Gumuz à la suite du conflit intercommunautaire.
La récolte céréalière de 2018 est inférieure à la moyenne
  • Le nombre de personnes estimées en situation d'insécurité alimentaire entre octobre 2018 et mars 2019 s’établit à 3,3 millions, soit deux fois plus qu’au cours de la période correspondante en 2017/18.
  • Cette forte augmentation est due pour l'essentiel au recul de la production céréalière, les résultats de 2018 étant estimés inférieurs à la moyenne.
Conflit civil et déficits de production
  • Selon la dernière analyse du "Cadre harmonisé", environ 600 000 personnes nécessitent une aide alimentaire immédiate entre octobre et décembre.
  • En raison du conflit civil dans les pays voisins, plus de 104 288 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays, plus de 176 000 étant des réfugiés, dont 119 000 sont originaires du Nigéria et 57 000 du Mali.
Conflit persistant dans le nord
  • Selon l'analyse du "Cadre harmonisé", environ 2,4 millions de personnes nécessitent une aide alimentaire entre octobre et décembre.
  • Les marchés et les activités de subsistance restent perturbés du fait de l'insécurité civile persistante, ce qui limite l'accès des ménages vulnérables à la nourriture. Les régions privées d’accès aux interventions humanitaires sont les plus exposées à l'insécurité alimentaire.
Le conflit et les déplacements dans l’est et le sud du pays ainsi que l’afflux de réfugiés pèsent sur les ressources des communautés d'accueil
  • Le pays accueille 176 000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine, 94 000 du Soudan du Sud et 47 000 du Burundi. Le nombre total de PDI est estimé à 4,5 millions.
  • Une épidémie de maladie à virus Ebola a été signalée et, au 26 août, 111 cas étaient confirmés, soit plus de deux fois plus qu'en mai.
Conflit, insécurité civile et crise économique grave
  • En dépit d'une aide humanitaire soutenue, l'insécurité alimentaire touche encore une grande partie de la population. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave entre octobre et décembre est estimé à 4,4 millions. Ces chiffres très élevés tiennent à l'insécurité persistante, aux difficultés économiques, aux perturbations du commerce et aux prix élevés des denrées alimentaires.
Insécurité civile, déplacements internes et vagues de sécheresse par endroits
  • Selon l’analyse du “Cadre Harmonisé”, environ 189 000 personnes devraient être en situation d'insécurité alimentaire entre octobre et décembre.
  • Près de 449 195 personnes étaient encore déplacées à l’intérieur du pays, principalement en raison de l'insurrection qui sévit dans le nord-est, le pays accueillant en outre quelque 450 000 réfugiés.
Difficultés d’accès à la nourriture
  • Selon les estimations, 2,4 millions de personnes étaient en situation d'insécurité alimentaire en 2018, principalement en raison du recul de la production céréalière en 2018 et des difficultés d'accès à la nourriture dues à la faiblesse des revenus et au manque de liquidités.
Disponibilités céréalières limitées et prix élevés
  • Selon la dernière analyse du "Cadre harmonisé", 950 000 personnes nécessitaient une aide alimentaire sur la période allant de juin à août, essentiellement en raison des déficits de la production en certains endroits.
  • Selon les estimations, environ 25 000 réfugiés, la plupart en provenance du Mali, vivraient dans le pays.
La campagne agro-pastorale de 2018 a été mauvaise
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 10 500 personnes (approximativement 2 pour cent de la population totale) étaient en phase CH 3: "Crise", voire dans une phase supérieure.
Afflux de réfugiés exerçant une pression sur les communautés d’accueil et déplacements
  • Le nombre de réfugiés en provenance de la République centrafricaine était estimé à 268 000 à la fin octobre 2018. L’insécurité qui règne le long des frontières avec le Nigéria a également provoqué le déplacement à l'intérieur du pays de 228 000 personnes.
  • Les troubles civils persistants depuis octobre 2016 ont entraîné le déplacement d'environ 450 000 personnes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
L’afflux de réfugiés exerce une pression supplémentaire sur les ressources déjà limitées des communautés d’accueil
  • Selon les estimations, environ 32 000 personnes en provenance de la République centrafricaine ont trouvé refuge dans le pays.
Baisses de production localisées
  • Selon les estimations, 247 000 personnes auraient besoin d'une aide humanitaire jusqu'en mars 2019, principalement à Lubombo et Shiselwenti, en raison des déficits de production enregistrés en 2018.
Baisses de production localisées
  • Selon les estimations, environ 17 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire.
Plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives compromettent la production végétale et animale
  • Environ 0,7 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave, principalement dans le nord et l’est, en raison des effets persistants de la grave sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
Insécurité civile
  • Le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire est estimé à 0,4 million, les réfugiés, les demandeurs d'asile et les personnes déplacées à l’intérieur du pays étant parmi les plus vulnérables.
  • On signale des pénuries alimentaires, essentiellement dans le sud et l'est du pays. L'accès à la nourriture subventionnée est limité parmi la population touchée.
Recul de la production céréalière
  • Selon les estimations, environ 257 000 personnes seront touchées par l'insécurité alimentaire jusqu'en février 2019.
  • Les estimations de cette année sont légèrement supérieures à celles de 2017, du fait de la baisse de la production céréalière en 2018.
Baisses de production localisées et afflux de réfugiés
  • Selon les estimations, environ 17 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire.
Vagues de sécheresse et impact des cyclones
  • Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire est passé à 1,3 million dans les régions méridionales, en raison des conditions météorologiques défavorables qui ont maintenu la production céréalière de 2018 à des niveaux inférieurs à la moyenne, alors que la hausse exceptionnelle des prix enregistrée au début de l'année a compromis l'accès à la nourriture.
  • À l'échelle nationale, la production de paddy est estimée en hausse en 2018, principalement du fait des récoltes plus abondantes rentrées dans les régions du centre et du nord, qui ont permis d’accroître les disponibilités vivrières.
Insécurité persistante dans le centre et le nord du pays
  • Le pays accueille environ 25 000 réfugiés, tandis que 77 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays et 69 000 rapatriés dépendent également dans une large mesure de l'aide humanitaire.
  • Selon la dernière analyse du “Cadre Harmonisé”, environ 185 000 personnes nécessitent une aide alimentaire entre octobre et décembre, en raison du conflit civil persistant.
Production céréalière réduite
  • Selon l'analyse du "Cadre harmonisé" de novembre 2018, environ 227 000 personnes avaient besoin d’une aide alimentaire entre octobre et décembre.
  • Environ 59 000 réfugiés, pour la plupart en provenance du Mali, résident dans le pays.
Aléas météorologiques et déficits de production localisés
  • Le temps sec et les infestations de ravageurs ont provoqué des déficits de production dans les provinces méridionales et en certains endroits du centre.  Ainsi, le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire est estimé à 1.8 millions.
  • À l'échelle nationale, la production céréalière de 2018 est estimée en hausse.
Déficits de production localisés et afflux de réfugiés
  • Dans la région du Karamodja au nord-est, la production agricole de 2018 serait, selon les estimations, bien inférieure à la moyenne et les ménages devraient avoir épuisé les réserves alimentaires issues de leur propre production d'ici à la fin de 2018 et être ainsi exposés à un démarrage précoce de la prochaine période de soudure.
  • Environ 785 000 réfugiés en provenance du Soudan du Sud et environ 284 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo sont hébergés dans des camps et dépendent de l'aide humanitaire.
Déficits pluviométriques par endroits
  • Selon la dernière analyse du “Cadre Harmonisé”, environ 95 000 personnes nécessitent une aide alimentaire entre octobre et décembre.
  • Selon les estimations, 15 000 réfugiés, la plupart en provenance de la Mauritanie, vivent dans le pays.
Difficultés d’accès à la nourriture
  • Selon les estimations, environ 107 000 personnes seraient en situation d’insécurité alimentaire grave.
Conflit, insécurité civile et sécheresse généralisée
  • Selon les estimations, 1,56 million de personnes ont besoin d'une aide d'urgence, principalement les PDI et les communautés agro-pastorales touchées par les effets persistants de la grave sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
Conflit, insécurité civile et flambée des prix des denrées alimentaires
  • Le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave entre mai et juillet a été estimé à 6,2 millions, essentiellement des PDI et des communautés d’accueil dans les régions touchées par le conflit.  Les ménages vulnérables touchés par la flambée des prix des denrées alimentaires et les déficits de production pendant la campagne de 2017 donnent également matière à préoccupation.
Conflit civil et baisse de la production agricole
  • Environ 5,5 millions de Syriens sont en situation d'insécurité alimentaire et nécessitent une aide alimentaire. En outre, entre 500 000 et 800 000 personnes pourraient être en situation d'insécurité alimentaire dans le gouvernorat d’Idlib.
  • La production céréalière intérieure de 2018 est la plus faible enregistrée depuis 1989, en raison des difficultés occasionnées par le conflit et de la mauvaise répartition des pluies.
  • En dépit de l’aide alimentaire internationale, les réfugiés syriens mettent également à rude épreuve les ressources des communautés d'accueil dans les pays voisins.
Déficits de production localisés pour la récolte principale de 2018 et crise économique
  • Du fait de la baisse attendue de la production céréalière de la campagne principale 2018, la consommation alimentaire de la plupart des ménages devrait rester à peine suffisante, voire mauvaise.
Conflit, pauvreté et cherté des produits alimentaires et du carburant
  • Selon les estimations, 17,8 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire et ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, soit une hausse de 5 pour cent par rapport aux estimations de 2017.
Conflit, déplacements de population et déficits localisés de la production céréalière en raison de la sécheresse
  • En septembre 2018, quelque 9,8 millions de personnes (près de 44 pour cent de la population rurale) étaient estimées en phases IPC 3: "Crise", et 4 “Urgence”.  Le conflit persistant, les catastrophes naturelles et les débouchés économiques limités ont accru la vulnérabilité des ménages les plus pauvres, notamment les agriculteurs de subsistance.
L’afflux de réfugiés exerce une pression sur les communautés d’accueil
  • Selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), en octobre 2018, environ 923 000 réfugiés rohingyas du Myanmar avaient trouvé refuge au Bangladesh, principalement dans le district de Cox's Bazar. La plupart des réfugiés ont fui au Bangladesh après la recrudescence de la violence dans l'État de Rakhine au Myanmar à la fin août 2017.
Conflit civil
  • Selon les estimations, 2,6 millions de personnes sont toujours déplacées à l'intérieur du pays.
  • Environ 800 000 personnes avaient besoin d'une aide alimentaire en 2017.
Conflit dans certaines parties des États de Kachin et Shan et recrudescence de la violence dans l’État de Rakhine
  • Selon les dernières données de l'Organisation internationale pour les migrations (octobre 2018), plus de 700 000 réfugiés rohingyas ont fui vers le Bangladesh après la recrudescence de la violence dans l'État de Rakhine fin août 2017. En outre, 241 000 personnes ont été déplacées dans les États de Kachin, Kayin, Shan et Rakhine en raison du conflit actuel. Ces personnes déplacées résident dans des campements temporaires, où elles souffrent d'une grande insécurité alimentaire et nécessitent une aide humanitaire pour couvrir leurs besoins essentiels.
Déplacements de population et déficits localisés de la production céréalière
  • Dans le district de Tharparkar et les régions avoisinantes de la province du Sindh, la production céréalière de 2018 limitée par la sécheresse et les pertes de bétail importantes ont aggravé l'insécurité alimentaire et entraîné une malnutrition aiguë.
  • Le pays accueille près de 1,4 million de réfugiés afghans enregistrés ou non. La plupart de ces personnes nécessitent une aide humanitaire et mettent à rude épreuve les ressources déjà limitées des communautés d'accueil.
Impact des vagues de sécheresse prolongées
  • Selon les estimations, quelque 774 000 personnes auront besoin d'aide entre octobre 2018 et février 2019, car la production céréalière a souffert des vagues de sécheresse (en particulier s'agissant du maïs), ce à quoi il faut ajouter les prix élevés des aliments importés du fait de la faiblesse de la monnaie locale.