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SMIAR - Système mondial d’information et d’alerte rapide

Pays nécessitant une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires

Les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés. La liste ci-dessous couvre les crises liées à un manque de disponibilités vivrières, à un accès limité à la nourriture, ou à des problèmes graves mais localisés. Le SMIAR met cette liste à jour quatre fois par an.

juin 2018
  (total: 39 pays)
Nature de l’insécurite alimentaire
Raisons principales
Changements vis-à-vis du dernier rapport
Conflit, déplacements et difficultés d’approvisionnements vivriers
  • En mars 2018, le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays était estimé à environ 687 000, soit une augmentation de 14 pour cent depuis octobre 2017. Selon les estimations, environ 1,6 million de personnes (34 pour cent de la population totale) nécessitent une aide alimentaire d'urgence en raison de la persistance de l'insécurité généralisée, de plusieurs années consécutives de production agricole réduite et des dysfonctionnements du marché, notamment les personnes déplacées, les familles d'accueil et les rapatriés.
  • Les affrontements violents et les tensions intercommunautaires continuent de s’intensifier, provoquant des déplacements massifs et compromettant gravement la sécurité alimentaire.
Insécurité civile, ralentissement économique et production agricole réduite par endroits
  • La perturbation des marchés, des activités agricoles et des moyens de subsistance, associée à l’aide humanitaire limitée et au recul de la capacité à importer des vivres, continue de compromettre gravement la sécurité alimentaire. La région la plus touchée par l'insécurité alimentaire est la province de Ruyigi, à l'ouest du pays. Environ 1,8 million de personnes sont estimées en situation d'insécurité alimentaire grave.
Impact de plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives sur les moyens de subsistance des éleveurs
  • Environ 197 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave, concentrées principalement dans les zones pastorales situées au nord de la ville d'Obock et dans les zones frontalières du sud-est, qui ont été touchées par plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives.
  • À la fin mai, environ 3 000 personnes avaient été déplacées par les inondations provoquées par le cyclone Sagar qui a frappé le pays les 19 et 20 mai.
Les difficultés économiques ont rendu la population plus vulnérable à l'insécurité alimentaire
Impact de la sécheresse sur les systèmes de subsistance locaux
  • À la fin février 2018, 7,88 millions de personnes étaient estimées en situation d'insécurité alimentaire, principalement dans les zones agro-pastorales du sud-est touchées par la sécheresse généralisée qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
  • À la fin mai, près de 220 000 personnes avaient été déplacées par les inondations provoquées par les pluies torrentielles qui sont tombées depuis avril et par le cyclone Sagar qui a frappé le pays les 19 et 20 mai.
Les conflits civils et le manque de pâturages compromettent la sécurité alimentaire
  • Selon la dernière analyse du "Cadre Harmonisé", environ 787 000 personnes ont actuellement besoin d'une aide immédiate. Ce nombre devrait légèrement augmenter pour atteindre environ 800 000 personnes de juin à août.
  • En raison des conflits civils dans les pays voisins, plus de 166 000 personnes résident en tant que réfugiés, dont 108 000 sont originaires du Nigéria et 57 000 du Mali.
Le conflit persistant provoque des déplacements de population, perturbe les marchés et limite l’accès à l'aide alimentaire dans le nord
  • Selon l'analyse de mars 2018 du “Cadre Harmonisé”, environ 3,1 millions de personnes ont besoin d'assistance. Ce chiffre devrait passer à près de 5,3 millions de juin à août.
  • Le marché et les activités de subsistance restent perturbés en raison de l'insécurité civile qui règne actuellement, ce qui limite l'accès des ménages vulnérables à la nourriture. Les régions inaccessibles aux interventions humanitaires sont exposées aux pires conditions d’insécurité alimentaire.
Conflit et déplacements dans l'est et le sud et afflux de réfugiés pesant sur les ressources des communautés d'accueil.
  • Environ 7,7 millions de personnes sont estimées en situation d'insécurité alimentaire aiguë. Le pays accueille 182 000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine, tandis que le nombre de réfugiés en provenance du Soudan du Sud est passé récemment à 91 000 et celui de ceux en provenance du Burundi à 47 000. En février 2018, le nombre de PDI était estimé à 4,5 millions.
  • Une épidémie de maladie à virus Ebola a été signalée et, au 18 mai, 45 cas étaient confirmés.
Conflit, insécurité civile et crise économique grave
  • Malgré une aide humanitaire soutenue, l'insécurité alimentaire frappe encore de larges segments de la population. Le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave de mai à juillet est estimé à 7,1 millions, du fait de l’insécurité persistante, de la perturbation des échanges et des prix élevés des denrées alimentaires.
Insécurité civile, déplacements internes et dégradation des pâturages
  • Selon l'analyse de mars 2018 du “Cadre Harmonisé”, environ 624 000 personnes auraient besoin d'une aide alimentaire de mars à mai. Selon les estimations, environ 990 000 personnes seront en situation d'insécurité alimentaire de juin à août, car l’état des pâturages s’est fortement dégradé au Sahel.
  • Près de 1,9 million de personnes sont restées déplacées à l'intérieur du pays, essentiellement en raison de l'insurrection qui sévit dans le nord-est.
  • Environ 450 000 réfugiés ont été recensés.
Disponibilités limitées et prix élevés
  • Selon l'analyse de mars 2018 du “Cadre Harmonisé”, environ 742 000 personnes auraient besoin d'une aide alimentaire de mars à mai. Ce chiffre devrait passer à plus de 950 000 entre juin et août, principalement en raison des déficits de production localisés.
  • Selon les estimations, environ 25 000 réfugiés, la plupart en provenance du Mali, vivent dans le pays.
Les mauvais résultats de la campagne agro-pastorale de 2017 ont fortement grevé les moyens de subsistance
  • Selon l’analyse du "Cadre harmonisé" de mars 2018, environ 21 000 personnes (à peu près 4 pour cent de la population totale) étaient estimées en Phase 3: "Crise" et au-delà entre les mois de mars et mai 2018, une légère baisse par rapport aux 28 500 personnes estimées entre octobre et décembre 2017. En l’absence de mesures d'atténuation, ce nombre devrait rester stable entre juin et août.
Afflux de réfugiés pesant sur les communautés d’accueil et déplacements
  • Le nombre de réfugiés en provenance de la République centrafricaine était estimé à 256 000 en avril 2018. L’insécurité qui règne le long des frontières avec le Nigéria a également provoqué le déplacement à l’intérieur du pays de 241 000 personnes.
L’afflux de réfugiés exerce une pression supplémentaire sur les ressources déjà limitées des communautés d’accueil
  • À la fin novembre 2017, environ 32 000 personnes en provenance de la République centrafricaine avaient trouvé refuge dans le pays.
Production agricole réduite
  • Le recul de la production céréalière qui s’annonce en 2018 devrait aggraver les conditions de sécurité alimentaire par rapport à l'année précédente.
Pertes de production localisée
  • Selon les estimations, environ 34 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire
Plusieurs mauvaises saisons des pluies consécutives compromettent la production agricole et l’élevage
  • Environ 2,35 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave, principalement dans l'est, le sud-est et les régions côtières, touchées par la sécheresse généralisée qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
  • À la fin mai, plus de 300 000 avaient été déplacées par les inondations provoquées par les pluies torrentielles qui sont tombées depuis mars.
Pertes de production localisées
  • Du fait de la baisse de la production céréalière attendue en 2018, la sécurité alimentaire devrait se dégrader.
  • Selon les estimations, 225 000 personnes avaient besoin d'une aide alimentaire en 2017.
Pertes de production localisées et afflux de réfugiés
  • Selon les estimations, environ 29 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire.
Insécurité civile
  • Le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire est estimé à 0,4 million, les réfugiés, les demandeurs d'asile et les personnes déplacées à l'intérieur du pays étant parmi les plus vulnérables.
  • Des pénuries alimentaires sont principalement signalées dans le sud et l'est du pays, où les denrées alimentaires de base sont rares. L'accès à la nourriture subventionnée parmi la population touchée est limité.
Vagues de sécheresse et impact des cyclones
  • La sécurité alimentaire devrait être compromise dans le sud-ouest en raison des pluies saisonnières défavorables et, par conséquent, la production devrait diminuer.
  • Toutefois, à l’échelle nationale, la production de riz devrait augmenter en 2018, ce qui allégera les difficultés d’approvisionnement et permettra de reconstituer les réserves alimentaires.
Baisse de la production céréalière
  • L’insécurité alimentaire devrait s’aggraver en 2018 par rapport à l'année précédente, car la récolte céréalière s’annonce inférieure à la moyenne.
  • En 2017, le nombre de personnes nécessitant une aide humanitaire était estimé à 0,84 million.
Insécurité civile dans le nord et accès limité en raison de la baisse des revenus tirés de l’élevage.
  • Le pays accueille environ 20 000 réfugiés, 50 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays et 64 000 rapatriés qui dépendent essentiellement de l'aide humanitaire.
  • Selon l'analyse de mars 2018 du “Cadre Harmonisé”, environ 387 000 personnes nécessitent une aide alimentaire de mars à mai. Ce chiffre devrait passer à 933 000 de juin à août, car le conflit civil devrait persister.
Le recul de la production agricole et pastorale compromet la sécurité alimentaire
  • Selon l'analyse du “Cadre Harmonisé” de mars 2018, environ 350 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire de mars à mai, tandis que quelque 538 000 autres nécessiteront de l’aide de juin à août, du fait des disponibilités céréalières inférieures à la moyenne et du faible pouvoir d'achat des ménages.
  • Environ 58 000 réfugiés, des Maliens pour la plupart, résident dans le pays.
Aléas météorologiques
  • En 2018, une dégradation de la sécurité alimentaire est attendue dans le sud et dans certaines provinces centrales, en raison des mauvaises conditions météorologiques qui devraient limiter la récolte céréalière de 2018.
Production agricole inférieure à la moyenne
  • Selon les estimations, 0,44 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave en raison des effets persistants des deux mauvaises campagnes agricoles consécutives enregistrées en 2016.
  • Plus d'un million de réfugiés du Soudan du Sud sont hébergés dans des camps situés dans le nord-ouest du pays et dépendent de l'aide humanitaire.
La sécurité alimentaire s’est dégradée dans le nord du pays en raison du mauvais état des pâturages
  • Selon l'analyse du “Cadre Harmonisé” de mars 2018, environ 320 000 personnes nécessitent une aide alimentaire de mars à mai, tandis que 750 000 autres ont besoin d’aide de juin à août.
  • Selon les estimations, 15 000 réfugiés, pour la plupart mauritaniens, résident dans le pays.
Inondations et pertes de production localisées
  • Selon les estimations, environ 12 000 personnes seraient en situation d’insécurité alimentaire grave.
Conflit, insécurité civile et sécheresse généralisée
  • Selon les estimations, environ 2,7 millions de personnes ont besoin d'une aide d'urgence, principalement des PDI et des communautés agro-pastorales touchées par la sécheresse qui a sévi entre la mi-2016 et la fin 2017.
  • À la fin mai, environ 227 000 personnes avaient été déplacées par les inondations provoquées par les pluies torrentielles qui sont tombées depuis avril.
Conflit et insécurité civile
  • Pour la période allant de mai à juillet, le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave est estimé à 6,2 millions, PDI et communautés d'accueil dans les zones touchées par le conflit principalement. La situation des ménages vulnérables touchés par la flambée des prix des denrées alimentaires et les déficits de production agricole au cours de la campagne 2018 est également préoccupante.
Difficultés d'accès à la nourriture
  • La baisse attendue de la production céréalière devrait compromettre la sécurité alimentaire au cours du second semestre 2018, en particulier dans les régions du sud et de l'ouest. L’année précédente, plus d'un million de personnes étaient estimées en situation d'insécurité alimentaire.
Conflit civil
  • Environ 6,5 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire et 4 millions sont exposées à l’insécurité alimentaire.
  • Malgré l’aide alimentaire internationale, les communautés d’accueil dans les pays voisins subissent également la pression des réfugiés syriens.
Réduction de la production agricole et crise économique
  • Selon les estimations, la production de la campagne principale de 2017 aurait diminué par rapport au niveau proche de la moyenne de l'an dernier, en raison du manque d’eau.
  • Ainsi, la consommation alimentaire de la plupart des ménages devrait rester à peine suffisante ou mauvaise.
Conflit, pauvreté et cherté des produits alimentaires et du carburant
  • Selon les estimations, 17,8 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire et ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, soit une augmentation de 5 pour cent par rapport aux estimations de 2017.
Conflit persistant et déplacements de population
  • Près de 1,9 million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave et 5,7 millions en situation d’insécurité alimentaire modérée.
  • Jusqu'ici, en 2018, plus de 100 000 personnes ont été déplacées en raison du conflit, qui viennent s’ajouter aux 500 000 personnes déplacées en 2017 et aux plus de 650 000 en 2016.
Conflit civil
  • Au mois de janvier 2018, environ 2,6 millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur du pays.
  • Environ 800 000 personnes avaient besoin d'une aide pour garantir leur sécurité alimentaire en décembre 2017.
Conflit par endroits à Kachin et Shan, et recrudescence de la violence à Rakhine
  • Selon les dernières données de l'OCHA (mai 2018), 905 000 personnes en provenance du Myanmar avaient trouvé refuge au Bangladesh et 241 000 personnes étaient déplacées dans les États de Kachin, Kayin, Shan et Rakhine en raison du conflit en cours. Ces populations comptent principalement sur l'aide humanitaire pour répondre à leurs besoins fondamentaux.
Déplacements de population et déficits de production céréalière localisés
  • Dans le district de Tharparkar et les régions environnantes de la province de Sindh, la production céréalière touchée par la sécheresse et les pertes de bétail occasionnées pour la troisième année consécutive ont aggravé l'insécurité alimentaire et causé une malnutrition aiguë.
  • Le pays accueille près de 1,4 million de réfugiés afghans recensés ou non. La plupart de ces personnes ont besoin d'aide humanitaire.
Sécheresses récurrentes et dégâts causés par les ouragans
  • En raison de l'impact des sécheresses récurrentes en 2014 et 2016, conjugué aux effets des ouragans Matthew et Irma en 2016 et 2017, respectivement, on estime à 1,32 million le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire.