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2012 Briefs Criquet pèlerin

18 mai. Formation de quelques très petits essaims dans le sud-est de l’Algérie

Au cours de la deuxième semaine de mai, quelques très petits essaims immatures ont commencé à se former sur les versants méridional et septentrional des montagnes du Tassili N’Ajjer, dans le sud-est de l’Algérie. Les essaims d’une taille variant de 60 à 200 ha, ont été observés sur quatre sites dans la zone de Bordj El Haoues, à l’ouest de Djanet et sur un site, près d’Illizi. Quelques essaims ont été vus en vol selon une direction générale du nord-est vers le sud-ouest. Des groupes et bandes larvaires ainsi que des groupes d’ailés immatures sont également présents dans ces deux zones et dans quelques oueds, dans le Tassili. Dans les zones adjacentes du sud-ouest de la Libye, des bandes larvaires et des groupes d’ailés immatures sont présents au nord de Ghat. Aucune ponte ou éclosion supplémentaire n’a été signalée dans le pays.

Les opérations de lutte terrestre se poursuivent dans les deux pays. Les équipes nationales ont traité 12 161 ha en Algérie (du 10 au 17 mai) et 3 210 ha en Libye (du 6 au 16 mai). En Algérie, sept équipes de prospection et 17 équipes de lutte sont déployées dans les zones infestées.

Bien que les conditions soient en cours de dessèchement sur beaucoup de sites, il y a probablement encore suffisamment de végétation verte dans les bas-fonds pour permettre aux ailés de rester dans la zone pendant les prochaines semaines au moins.

Néanmoins, le Mali et le Niger devraient être en alerte haute, car il existe une forte possibilité que quelques essaims se déplacent vers le Sud dans le Sahel septentrional des deux pays, surtout si des pluies précoces tombent avant l’été. Il se peut que des pluies légères soient déjà tombées dans certaines de ces zones à la mi-mai.

La situation est potentiellement très dangereuse car les essaims pourraient finir par envahir le nord du Sahel d’Afrique de l’Ouest au début de la saison des pluies, au moment des semis. Tous les efforts sont donc requis pour suivre maintenant la situation et entreprendre les nécessaires opérations de lutte pour réduire les actuels niveaux des populations.

18 mai. Formation de quelques très petits essaims dans le sud-est de l’Algérie
Formation d’essaims dans le sud-est de l’Algérie et on s'attend à ce qu'ils se déplacent en mai et en juin.

11 mai. Formation de nouveaux groupes d’ailés en Algérie et en Libye; formation d’essaims imminente

Des bandes larvaires du Criquet pèlerin, essentiellement de dernier stade, sont actuellement présentes le long des deux côtés de la frontière dans le sud-ouest de la Libye et le sud-est de l’Algérie, où une résurgence s’est développée plus tôt cette année. À la fin de la semaine dernière, les larves ont commencé à effectuer leur mue imaginale. Les jeunes ailés et les ailés immatures forment des groupes à des densités atteignant 800 criquets/m², principalement dans le sud-est de l’Algérie et, dans une moindre mesure, dans le sud-ouest de la Libye. On s’attend à ce que des essaims immatures commencent à se former dans les prochains jours et un nombre croissant d’essaims va probablement être signalé au cours du mois. Ces essaims vont probablement rester dans la zone tant que les conditions écologiques y demeurent favorables.

Des pontes, des éclosions et la formation de groupes larvaires de premier stade sont encore en cours dans la partie du nord de la zone de résurgence, près d’Illizi, en Algérie, et sur le versant méridional du plateau d’Al Hamada Al Hamra, dans le nord-ouest de la Libye. Comme mentionné précédemment, des bandes larvaires des derniers stades sont présentes en Libye, au nord-ouest de Ghat, et dans le sud-est de l’Algérie, au nord et au sud des montagnes du Tassili N’Ajjer, à l’ouest de Djanet et au nord d’Illizi.

Des opérations de lutte terrestre sont en cours dans ces deux pays. Les équipes nationales ont traité environ 15 600 ha en Algérie (du 26 avril au 9 mai) et 3 000 ha en Libye (du 26 avril au 3 mai). L’insécurité dans les zones concernées et leur éloignement continuent à entraver les opérations de prospection et lutte.

La situation est potentiellement très dangereuse car les essaims pourraient finir par envahir le nord du Sahel d’Afrique de l’Ouest au début de la saison des pluies, au moment des semis. Tous les efforts sont donc requis pour suivre maintenant la situation et entreprendre les nécessaires opérations de lutte pour réduire les actuels niveaux des populations.

11 mai. Formation de nouveaux groupes d’ailés en Algérie et en Libye; formation d’essaims imminente
De jeunes ailés forment des groupes d'adultes en Libye et en Algérie

3 mai. Poursuite de la formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie et formation d’essaims imminente

La situation relative au Criquet pèlerin persiste à être extrêmement sérieuse le long des deux côtés de la frontière dans le sud-ouest de la Libye et le sud-est de l’Algérie. Des bandes larvaires petites mais denses se forment en Libye, au nord-ouest de Ghat, et en Algérie sur les deux versants des montagnes du Tassili N’Ajjer, près de Djanet et Illizi. Récemment, des éclosions ont été observées au nord d’Illizi et des groupes d’adultes étaient en accouplement au nord de la zone de résurgence, dans le nord-ouest de la Libye, près de Ghadamès et du plateau d’Al Hamada Al Hamra. Cela confirme la précédente hypothèse que les infestations sont beaucoup plus étendues que ce qu’indiquent les résultats des prospections terrestres. Les équipes nationales ont traité 3 360 ha en Algérie et 3 535 ha en Libye du 1er au 25 avril.

On s’attend à ce que les éclosions continuent jusqu’à mi-mai environ au nord du Tassili, en Algérie, et qu’elles aient lieu près de Ghadamès et Al Hamada Al Hamra, dans le nord-ouest de la Libye. Davantage de bandes larvaires se formeront dans ces deux pays en mai. Les mues imaginales devraient commencer début mai et durer environ un mois, au cours duquel on s’attend à la formation d’un nombre croissant de groupes et d’essaims immatures. Fin mai, des ailés pourraient être prêts à pondre une autre génération d’œufs qui écloront dès la deuxième semaine de juin si les conditions demeurent favorables. Les groupes d’ailés et les essaims vont probablement rester dans l’actuelle zone de résurgence en mai mais pourraient se déplacer vers le Sud en juin.

La situation est potentiellement très dangereuse car les essaims pourraient finir par envahir le nord du Sahel d’Afrique de l’Ouest au début de la saison des pluies, au moment des semis. Tous les efforts sont donc requis pour suivre la situation maintenant et entreprendre les nécessaires opérations de lutte pour réduire les niveaux des populations.

Ailleurs, la situation reste calme. Il se peut que des ailés épars se déplacent du centre vers le nord d’Oman et se reproduisent à petite échelle dans les zones de pluies récentes. De bonnes pluies sont tombées dans le nord de la Mauritanie et le Sahara occidental, où une reproduction à petite échelle pourrait avoir lieu en mai.

3 mai. Poursuite de la formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie et formation d’essaims imminente
Formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie.

26 avril. Poursuite de la formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie

Au cours des deux dernières semaines, les éclosions et la formation de bandes larvaires se sont poursuivies dans le sud-ouest de la Libye et les zones adjacentes du sud-est de l’Algérie. On s’attend à davantage d’éclosions et de formation de bandes en mai, près d’Illizi, en Algérie. Jusqu’à présent, la plupart des larves ont atteint le cinquième et dernier stade en Libye tandis qu’en Algérie elles ont atteint le quatrième stade. Cela signifie que la mue imaginale commencera la semaine prochaine et que de nouveaux essaims immatures vont probablement commencer à se former vers la mi-mai dans ces deux pays. Tant que les conditions écologiques restent favorables, les ailés et les essaims vont probablement rester dans les zones actuellement infestées et peut-être se déplacer un peu au nord en direction d’In Amenas, en Algérie, et de Ghadamès, en Libye, ou à l’est en direction de Sabah au cours des périodes de vents chauds de secteur sud.

Les ailés de la nouvelle génération effectueront leur maturation en mai et pourraient commencer à pondre en vue d’une troisième génération de reproduction d’ici début juin dans les zones où le sol est humide. Dans ce cas, éclosions et formation de bandes larvaires auront lieu en juin et des essaims de troisième génération pourraient se former en juillet. Cela représenterait une menace extrêmement sérieuse pour le nord du Sahel, au Mali et au Niger, qui coïnciderait avec la saison des pluies estivales et la période des cultures.

La zone qui est potentiellement infestée est beaucoup plus vaste que celle indiquée par les résultats actuels de prospections car beaucoup de secteurs ne sont pas accessibles en raison de l’insécurité et de leur éloignement. L’analyse des images satellitaires en haute résolution suggère que les infestations en Algérie représentent seulement le 15 pour cent du total des infestations qui se trouvent entre Djanet et Illizi. Aucun criquet n’a été observé pendant les récentes prospections dans l’Al Hamada Al Hamra, dans le nord-ouest de la Libye, sauf sur un site dans l’extrême sud, où des ailés matures étaient présents. Cela peut indiquer que l’extension de la zone de résurgence dans le sud-ouest de la Libye reste au sud d’Al Hamada Al Hamra.

Jusqu’à présent au cours du mois, des équipes terrestres ont traité 3 360 ha en Algérie et 3 535 ha en Libye. La FAO fournit un appui technique à la Libye.

26 avril. Poursuite de la formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie
Formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie.

11 avril. Éclosions et début de formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie

Les éclosions de deuxième génération ont commencé fin mars et début avril dans le sud-ouest de la Libye et le sud-est de l’Algérie, où une résurgence du Criquet pèlerin est en cours. On s’attend à ce que cela entraîne une augmentation significative des effectifs acridiens des deux côtés de la frontière commune et conduise à une situation potentiellement dangereuse durant laquelle des essaims pourraient se former et envahir le nord du Sahel de l’Afrique de l’Ouest au début de l’été.

Actuellement, les larves nouveau-nées forment de nombreux groupes et bandes larvaires denses dans les deux pays, à des densités supérieures à 5 000 larves/m². En Libye, certaines larves ont atteint le deuxième stade de développement alors qu'en Algérie elles sont encore du premier stade. Les infestations sont présentes dans les zones où les adultes ont pondu fin février et tout au long du mois de mars, principalement au nord-ouest de Ghat (Libye), s’étendant à l’ouest vers le Wadi Tarat et Illizi, en Algérie, et sur le versant méridional des montagnes du Tassili N’Ajjer, à l’ouest de Djanet. Des infestations ont été détectées dans de nouvelles zones, au nord de Ghat, sur le versant oriental du Djebel Idinin. Des groupes d’adultes sont encore présents et pondent dans certaines zones.

Les équipes terrestres suivent la situation dans les deux pays mais de vastes zones qui peuvent être infestées ne sont pas accessibles en raison de leur éloignement et de l’insécurité. Jusqu’à présent au cours du mois, les équipes de lutte ont traité 1 325 ha en Libye et 910 ha en Algérie. Des équipes supplémentaires sont en cours de déploiement cette semaine dans ces deux pays et la FAO fournit un appui à la Libye.

On s’attend à ce que les mues imaginales commencent à partir de la deuxième semaine de mai. Par la suite, de petits groupes et des essaims d’ailés immatures pourraient se former le long des deux côtés de la frontière. Tous les efforts sont donc requis pour prospecter le plus de zones possible et entreprendre les nécessaires opérations de lutte en avril pour réduire la menace de toute éventuelle migration vers le nord du Sahel, au Mali et au Niger, au début de l’été.

11 avril. Éclosions et début de formation de bandes larvaires en Libye et en Algérie
Augmentation attendue des effectifs acridiens en avril suite aux éclosions.

4 avril. Éclosions imminentes en Libye et en Algérie

Des opérations terrestres de prospection et de lutte sont en cours dans le sud-ouest de la Libye et le sud-est de l'Algérie, où des groupes d'ailés de Criquet pèlerin en cours de grégarisation furent en ponte tout au long du mois de mars. Bien qu'aucune éclosion n'ait encore été signalée, on s'attend à ce que cela ait lieu au cours des prochains jours avec l'augmentation des températures.

Dès que les éclosions commenceront, les effectifs acridiens vont presque certainement augmenter considérablement dans ces deux pays et on s'attend à la formation de nombreux groupes et petites bandes larvaires.

Bien que les équipes nationales terrestres aient traité plus de 3 600 ha en Libye et près de 1 500 ha en Algérie au mois de mars, il existe de nombreuses zones où des pontes peuvent avoir eu lieu mais qui ne sont pas accessible en raison de leur éloignement et de l'insécurité.

Tous les efforts sont donc requis pour prospecter le plus de zones possible et entreprendre les nécessaires opérations de lutte pour réduire la menace de toute éventuelle migration vers le nord du Sahel, au Mali et au Niger, au début de l'été.

Ailleurs, la situation relative au Criquet pèlerin reste calme. Une reproduction à petite échelle peut avoir lieu dans le sud-est de l'Iran et dans l'ouest du Pakistan si des pluies tombent en avril.

4 avril. Éclosions imminentes en Libye et en Algérie
Possible présence d’infestations en Libye et en Algérie dans une zone beaucoup plus vaste que signalée.

25 mars. Augmentation attendue des effectifs acridiens en Libye et en Algérie suite aux éclosions

La situation relative au Criquet pèlerin reste potentiellement menaçante le long des deux cotés de la frontière entre la Libye et l'Algérie. Les équipes nationales réalisent des prospections et des traitements contre les infestations d'ailés dans le sud-ouest de la Libye, près de Ghat, et dans le sud-est de l'Algérie, près de Djanet, mais la situation est bien moins connue dans les autres zones en raison de l'insécurité et de leur éloignement.

En Libye, des groupes d'adultes grégaires de densité moyenne à élevée étaient en accouplement et ponte dans plus d'une vingtaine de sites près de la frontière avec l'Algérie, au nord de Ghat, tout au long du mois. Les zones infestées varient de moins de 10 ha à environ 200 ha. Jusqu'à présent au cours du mois, les équipes terrestres ont traité près de 3 000 ha.

Dans les zones adjacentes du sud-est de l'Algérie, des groupes d'adultes transiens sont en accouplement et ponte dans moins d'une douzaine de sites, à environ 200 km au sud-ouest des infestations libyennes, sur le versant méridional des montagnes du Tassili N'Ajjer, à l'ouest de Djanet. Les densités d'ailés et la taille des zones infestées sont similaires à celles de la Libye. Les équipes terrestres ont traité près de 1 700 ha depuis le 6 mars.

Avec le début des éclosions au cours des prochaines semaines, on s'attend à ce que les effectifs acridiens augmentent de manière significative dans ces deux pays. De petites mais nombreuses bandes larvaires vont probablement se former en avril et les nouveaux ailés apparaître en mai.

Tous les efforts sont requis pour prospecter le plus possible de zones et entreprendre les opérations de lutte indispensables pour réduire la menace de toute migration potentielle vers le Mali et le Niger au début de l'été.

25 mars. Augmentation attendue des effectifs acridiens en Libye et en Algérie suite aux éclosions
Possible présence d’infestations en Libye et en Algérie dans une zone beaucoup plus vaste que signalée.

7 mars. Pontes dans le sud-est de l’Algérie

De nouvelles signalisations indiquent que des groupes d’adultes transiens et grégaires sont en ponte dans le sud-est de l’Algérie, à l’ouest de Djanet, près de Bordj El Haoues. Jusqu'à 6 ailés/m² ont été observés. Les conditions écologiques sont extrêmement favorables à la reproduction. Les équipes terrestres ont traité 175 ha à partir du 29 février au 5 mars. La situation est calme dans les autres zones du pays.

De la même manière que dans le sud-ouest de la Libye, les éclosions auront lieu vers la fin du mois de mars, se poursuivront début avril et seront suivies par la formation de bandes larvaires.

La situation actuelle est potentiellement menaçante. Avec les éclosions, il existe un risque élevé que les effectifs acridiens augmentent considérablement près de Ghat et probablement dans les zones adjacentes du sud-est de l’Algérie et de l’ouest de la Libye, où des pluies sont tombées à la mi-février et où la situation n’est pas bien connue. Les opérations de terrain sont entravées par l’insécurité des deux côtés de la frontière.

En conséquence, tous les efforts sont nécessaires pour réaliser des prospections dans les zones de pluie et d’écoulements récents et, si besoin, entreprendre des opérations de lutte.

7 mars. Pontes dans le sud-est de l’Algérie
Possible présence d’infestations en Libye et en Algérie dans une zone beaucoup plus vaste que signalée.

1 mars. Possibilité d’augmentation substantielle des effectifs acridiens dans la zone de résurgence du sud-ouest de la Libye

Au cours de la dernière semaine de février, un nombre croissant d’ailés ont été observés en accouplement et prêts à pondre dans les zones de pluie récente au sein de l’actuelle zone de résurgence dans le sud-ouest de la Libye. La plupart des ailés étaient grégaires et avaient formé des groupes de densité moyenne à élevée. Bien que les équipes terrestres aient traité 835 ha du 20 au 29 février, il est probable qu’une deuxième génération de reproduction ait lieu avec des éclosions au cours de la deuxième quinzaine de mars et début avril, suivie de la formation de bandes larvaires.

La situation actuelle est potentiellement menaçante. Suite aux éclosions, il existe un risque élevé que les effectifs acridiens augmentent considérablement près de Ghat et probablement dans les zones adjacentes du sud-est de l’Algérie et de l’ouest de la Libye, où des pluies sont tombées ce dernier mois et où la situation n’est pas bien connue. Les opérations de terrain sont entravées par l’insécurité des deux côtés de la frontière.

En conséquence, tous les efforts sont nécessaires pour réaliser des prospections dans les zones de pluie et d’écoulements récents et, si besoin, entreprendre des opérations de lutte.

1 mars. Possibilité d’augmentation substantielle des effectifs acridiens dans la zone de résurgence du sud-ouest de la Libye
Possible présence d’infestations en Libye et en Algérie dans une zone beaucoup plus vaste que signalée.

20 février. De bonnes pluies en Libye, dans la zone de résurgence

La petite résurgence présente dans le sud-ouest de la Libye continue à se développer près de Ghat et de la frontière avec l’Algérie. Les équipes nationales réalisent des opérations de prospection et de lutte en Libye et en Algérie. Jusqu’à présent en février, les équipes terrestres ont traité 1 530 ha en Libye et 190 ha en Algérie. Bien que la plupart des infestations soient confinées à une zone relativement petite au nord-ouest de Ghat, de nouvelles infestations ont été trouvées à l’est de Tarat, à la frontière algéro-libyenne, à environ 40 km au nord des précédentes infestations. Des adultes transiens (700 adultes/ha) ont été observés en accouplement et des ailés immatures grégaires (2 000 ailés/ha) signalés au cours des derniers jours. Des infestations moyennes à denses de larves des stades trois à cinq étaient également présentes.

De bonnes pluies sont tombées les 18 et 19 février sur les zones infestées, s’étendant de Tamanrasset, en Algérie, vers Mizda, en Libye. Ces pluies permettront aux conditions écologiques de rester favorables à la reproduction, ce qui entraînera une augmentation supplémentaire des effectifs acridiens au cours des prochains mois. On s’attend à ce que les éclosions commencent sous peu, ce qui pourrait conduire à la formation de petits groupes et bandes larvaires. En cas de nouvelles pluies au printemps et avec l’augmentation des températures, la situation pourrait se détériorer davantage.

Il existe un grand risque que ces infestations acridiennes soient présentes sur une zone beaucoup plus vaste que celle signalée. Tous les efforts sont nécessaires pour réaliser des prospections dans les zones de pluie et d’écoulements récentes et, si besoin, entreprendre des opérations de lutte.

20 février. De bonnes pluies en Libye, dans la zone de résurgence
Possible présence d’infestations en Libye et en Algérie dans une zone beaucoup plus vaste que signalée.

9 février. Résurgence acridienne dans le sud-ouest de la Libye

Une petite résurgence du Criquet pèlerin s’est développée dans le sud-ouest de la Libye, près de Ghat et de la frontière avec l’Algérie. Début janvier, des larves ont commencé à se concentrer et à former de petites taches dans quelques oueds, avec des densités atteignant jusqu’à 400 larves par buisson. Vers la fin du mois, les effectifs acridiens avaient augmenté de même que le nombre de sites infestés. La plupart des larves avaient effectué leur mue imaginale et les jeunes ailés immatures formaient des groupes. Un petit essaim de densité moyenne et en cours de maturation a été signalé en vol près de la frontière avec l’Algérie les 4 et 6 février. Certains ailés sont déjà matures et ont été observés en accouplement le 6 février à des densités atteignant 500 ailés/100 m.

Au moins deux équipes de prospection et de lutte, équipées de pulvérisateurs montés sur véhicule, sont présentes dans la zone pour suivre la situation et réaliser des traitements contre ces infestations. Il a été estimé que 3 000 ha environ sont infestés et, jusqu’à présent, les équipes ont traité 1 030 ha au cours de la première semaine de février.

On s’attend à ce que les effectifs acridiens augmentent encore avec le début des éclosions vers la fin du mois et que les larves forment de petits groupes et bandes. Il existe un risque que des groupes d’ailés et de petits essaims puissent se déplacer en direction du Nord au cours des périodes de vents chauds de secteur sud et atteignent Ghadamès et Al Hamada Al Hamra. Les actuelles infestations pourraient s’étendre de l’autre côté de la frontière, vers l’est de l’Algérie.

MISE A JOUR. Dans le sud-est de l’Algérie, des ailés immatures solitaires en nombre croissant ont été observés près d'Illizi à partir du 7 février. Des ailés ont également été vus à la frontière avec la Libye. Les modèles de déplacement suggèrent que ces ailés viennent des actuelles infestations situées près de Ghat, en Libye. Jusqu'à présent, 190 ha ont été traités par les équipes terrestres algériennes. Des équipes supplémentaires seront déployées dans cette zone.

Tous les efforts sont nécessaires pour suivre attentivement la situation et entreprendre les opérations de lutte indispensables pour éviter que la situation ne se détériore davantage ou ne s’étende.

9 février. Résurgence acridienne dans le sud-ouest de la Libye
Déplacement probable d'ailés du nord-ouest de Ghat, en Libye, vers Illizi, en Algérie, les 9 et 10 février.

8 février. Résurgence acridienne dans le sud-ouest de la Libye

Une petite résurgence du Criquet pèlerin s’est développée dans le sud-ouest de la Libye, près de Ghat et de la frontière avec l’Algérie. Début janvier, des larves ont commencé à se concentrer et à former de petites taches dans quelques oueds, avec des densités atteignant jusqu’à 400 larves par buisson. Vers la fin du mois, les effectifs acridiens avaient augmenté de même que le nombre de sites infestés. La plupart des larves avaient effectué leur mue imaginale et les jeunes ailés immatures formaient des groupes. Un petit essaim de densité moyenne et en cours de maturation a été signalé en vol près de la frontière avec l’Algérie les 4 et 6 février. Certains ailés sont déjà matures et ont été observés en accouplement le 6 février à des densités atteignant 500 ailés/100 m.

Au moins deux équipes de prospection et de lutte, équipées de pulvérisateurs montés sur véhicule, sont présentes dans la zone pour suivre la situation et réaliser des traitements contre ces infestations. Il a été estimé que 3 000 ha environ sont infestés et, jusqu’à présent, les équipes ont traité 1 030 ha au cours de la première semaine de février.

On s’attend à ce que les effectifs acridiens augmentent encore avec le début des éclosions vers la fin du mois et que les larves forment de petits groupes et bandes. Il existe un risque que des groupes d’ailés et de petits essaims puissent se déplacer en direction du Nord au cours des périodes de vents chauds de secteur sud et atteignent Ghadamès et Al Hamada Al Hamra. Les actuelles infestations pourraient s’étendre de l’autre côté de la frontière, vers l’est de l’Algérie.

Tous les efforts sont nécessaires pour suivre attentivement la situation et entreprendre les opérations de lutte indispensables pour éviter que la situation ne se détériore davantage ou ne s’étende.

8 février. Résurgence acridienne dans le sud-ouest de la Libye
Formation de quelques petites bandes larvaires et petits essaims dans le sud-ouest de la Libye, près de l’Algérie.

2 février. La situation reste calme mais un suivi attentif est requis en Libye, en Algérie et au Niger

En janvier, une reproduction à petite échelle a eu lieu dans le sud-ouest de la Libye et dans les zones adjacentes du sud-est de l'Algérie. En Libye, les larves étaient en train de devenir grégaires et de former de petites taches dans trois sites au nord-ouest du Ghat. En Algérie, les densités de larves et d'ailés étaient en cours d’augmentation à l'ouest de Djanet. Les équipes terrestres ont traité 85 ha en Algérie tandis qu'en Libye tout était mis en œuvre pour organiser des opérations de prospection et lutte. Au Niger, une reproduction à petite échelle a eu lieu dans l'est des montagnes de l’Aïr et sur le versant occidental du désert Ténéré, où des larves et des ailés en faibles effectifs sont actuellement présents. Un suivi attentif est requis dans ces trois pays, surtout si davantage de pluie tombe ce qui permettrait la poursuite de la reproduction, concentration et regroupement.

Dans la zone de reproduction hivernale le long des deux côtés de la mer Rouge et du golfe d'Aden, les effectifs acridiens continuent à être exceptionnellement faibles en raison des pluies faibles et de la végétation sèche. Seuls quelques ailés ont été signalés dans le delta du Tokar et dans les plaines méridionales, au Soudan, et près de Qunfidah, en Arabie saoudite. Il est peu probable que la reproduction se poursuive à moins que davantage de pluie ne tombe.

Dans les zones de reproduction printanière du Sud-Ouest de l'Asie, seuls quelques ailés ont été signalés sur la côte dans l’ouest du Pakistan, près d'Uthal. La végétation commence à devenir verte dans quelques sites sur la côte dans le sud-est de l'Iran. Davantage de pluie est nécessaire afin que les conditions de reproduction deviennent favorables.

Aucun développement significatif n’est probable en février.

2 février. La situation reste calme mais un suivi attentif est requis en Libye, en Algérie et au Niger
Des ailés en faibles effectifs sont présents dans quelques pays.

3 janvier. Reproduction du Criquet pèlerin sur la côte de la mer Rouge limitée par des pluies faibles

La situation relative au Criquet pèlerin continue à être calme. Très peu de pluie est tombée en décembre dans les zones de reproduction hivernale le long des deux rives de la mer Rouge. En conséquence, seuls des ailés en faibles effectifs étaient présents sur la côte au sud du delta du Tokar, au Soudan, près de Shelshela, en Érythrée, près de Qunfidah, en Arabie saoudite, et près de Suq Abs, au Yémen. Une reproduction à petite échelle aura lieu en janvier si davantage de pluie tombe dans les zones côtières et les effectifs acridiens augmenteront un peu mais resteront en-deçà de niveaux menaçants. Une reproduction à petite échelle aura lieu également dans les zones situées le long de la côte orientale d’Oman, entre Salalah et Sur, qui ont reçu des pluies en octobre et novembre. Il est peu probable qu’une reproduction ait lieu le long d’un côté ou de l’autre du Golfe d’Aden à moins que davantage de pluie ne tombe sur la côte du sud du Yémen ou dans le nord-ouest de la Somalie.

Dans la Région occidentale, les conditions écologiques sont restées sèches à l’exception de quelques taches isolées de végétation verte dans le nord-ouest de la Mauritanie, le nord du Mali et le sud-est des montagnes du Hoggar, dans le sud de l’Algérie. Malgré la diminution des effectifs acridiens dans le nord-ouest de la Mauritanie le mois dernier, quelques ailés isolés vont probablement persister dans cette zone en janvier. Au Niger, de bonnes pluies sont tombées dans les montagnes de l’Aïr où une reproduction à petite échelle était en cours et va probablement se poursuivre en janvier mais on s’attend à ce que les effectifs acridiens restent en-deçà de niveaux menaçants.

En Asie du Sud-Ouest, quelques ailés isolés ont été récemment observés sur la côte du Pakistan occidental, près de Pasni. Une reproduction à petite échelle va probablement commencer si davantage de pluie tombe dans les zones côtières, entre le détroit d’Hormuz, en Iran, et Karachi, au Pakistan.

On ne s’attend à aucun développement significatif en janvier dans la zone de rémission.

3 janvier. Reproduction du Criquet pèlerin sur la côte de la mer Rouge limitée par des pluies faibles
Des ailés en faibles effectifs sont présents dans quelques pays.