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2019 Briefs Criquet pèlerin

14 mai. Une reproduction printanière de la deuxième génération est en cours en Arabie saoudite et en Iran

Suite aux conditions écologiques exceptionnellement bonnes, on s’attend à ce qu’une reproduction de la deuxième génération entraîne une nouvelle augmentation des effectifs acridiens dans les zones de reproduction printanière de l’Arabie saoudite et de l’Iran.

En Arabie saoudite, la reproduction printanière a commencé plus tôt qu’habituellement cette année et elle est également davantage distribuée à l’intérieur du pays: le long du versant oriental des montagnes de l’Asir (de mars jusqu’à présent), dans les zones centrales entre Riyad et Haïl (de février jusqu’à présent), dans le nord est entre Jubail et Koweït (de mars jusqu’à présent) et le long du versant occidental du Croissant Vide entre le Wadi Dawasir et Riyad (d’avril jusqu’à présent). Une reproduction de la deuxième génération est en cours dans les zones centrales avec des pontes au cours de la dernière semaine d’avril et avec des éclosions qui ont déjà pu commencer. Les équipes terrestres et aériennes ont traité 16 430 ha du 1 au 10 mai.

Au Koweït, des groupes et des bandes larvaires de dernier stade ont été observés près d’Al Wafra et de la frontière avec l’Arabie saoudite depuis la dernière semaine d’avril. Beaucoup ont commencé à effectuer leur mue imaginale il y a une semaine environ et vont probablement former des groupes d’ailés immatures et peut-être un petit essaim, en l’absence de traitement. Ces infestations sont probablement issues de la reproduction qui a eu lieu en mars le long des zones frontalières inaccessibles par des essaims qui se sont déplacés de l’Arabie saoudite vers la côte méridionale de l’Iran. Des opérations de lutte ont traité 50 ha depuis le 28 avril. Quelques essaims peuvent également apparaître à partir des zones adjacentes de l’Arabie saoudite.

En Jordanie, un essaim immature est arrivé dans le sud, près d’Al Jafr, le 4 mai et a été traité le lendemain. Le 5 mai, un autre essaim immature a survolé la même zone et a atteint Tafilah (au sud d’Amman), où il a été traité par voie aérienne. Au total, les opérations de lutte ont traité 460 ha. Ces essaims sont probablement issus des zones de reproduction en Arabie saoudite et ont migré au cours d’une brève période où des vents de secteur sud ont prévalu. Quelques autres essaims pourraient apparaître au cours des périodes de vents de secteur sud et peut-être atteindre les zones méridionales de la Syrie ou de l’Israël.

Au Yémen, les populations locales ont signalé plusieurs essaims matures et immatures en déplacement dans les hautes terres entre Dhamer et le nord de Sana’a au cours de la dernière semaine. Ces essaims sont issus d’une reproduction effectuée il y a plusieurs mois dans le Croissant Vide. Une prospection terrestre est en cours dans l’intérieur entre Marib, Ataq et Shabwah, des ailés épars et quelques groupes y ayant été observés jusqu’à présent. Des pontes sont en cours dans quelques zones et des éclosions sont probables d’ici la fin du mois de mai avec la formation de groupes et de petites bandes larvaires en juin.

En Iran, des groupes de larves et d’ailés et quelques bandes larvaires sont présents le long de certaines zones de la côte, à partir de l’ouest de Bandar Lengeh en direction de la frontière pakistanaise, et dans l’intérieur du bassin de Jaz Murian. Une reproduction printanière de la deuxième génération a commencé fin avril avec d’importantes éclosions cette dernière semaine, ce qui entraînera la formation de davantage de groupes et de bandes larvaires, qui pourront donner naissance à de nouveaux groupes d’ailés et à des essaims à partir de la mi-juin environ, en l’absence de traitement. Des opérations de lutte intensives ont traité plus de 18 000 ha jusqu’à présent en mai. Il existe un risque que quelques groupes d’ailés ou de petits essaims puissent apparaître par moments à partir de l’Arabie.

Au Pakistan, une reproduction à petite échelle se poursuit dans les zones côtières du Balouchistan, où des opérations de lutte limitées ont été réalisées contre quelques groupes larvaires. Les larves commenceront à effectuer leur mue imaginale et à devenir des ailés immatures de la fin du mois de mai jusqu’à mi-juin environ. À cette époque, les infestations locales pourraient être complétées par des groupes d’ailés et des petits essaims en provenance de l’Iran.

En termes de perspectives à long terme, il existe un risque modéré que quelques essaims migrent après la mi-juin des zones de reproduction printanière vers les zones de reproduction estivale le long des deux côtés de la frontière indo-pakistanaise et également à l’intérieur du Soudan. L’échelle de la migration dépend du succès des opérations de prospection et de lutte en cours. Tous les pays affectés devraient donc maintenir ces opérations et transmettre les signalements dans les meilleurs délais. Le DLIS de la FAO continuera à suivre attentivement la situation et tiendra tous les pays informés.

14 mai. Une reproduction printanière de la deuxième génération est en cours en Arabie saoudite et en Iran
Situation actuelle.

3 mai. Accroissement des infestations acridiennes dans les aires de reproduction printanière de l’Iran et de l’Arabie saoudite

Au cours des dernières semaines, la situation relative au Criquet pèlerin s’est intensifiée dans les aires traditionnelles de reproduction printanière.

En Iran, des opérations de lutte considérables, aériennes et terrestres, ont été menées en avril par les autorités nationales, sur plus de 86 000 ha, car la reproduction s’est poursuivie pour le troisième mois consécutif dans une vaste partie du sud du pays, donnant naissance à des groupes de larves et d’ailés, des bandes larvaires et quelques essaims. Une reproduction à moindre échelle a eu lieu dans les régions adjacentes du sud-ouest du Pakistan et des opérations de lutte ont été réalisées. La reproduction se poursuivra dans ces deux pays et davantage de bandes larvaires et quelques petits essaims vont probablement se former. Il existe un risque modéré que des groupes d’ailés et peut-être quelques petits essaims se déplacent cette année, autour de la mi-juin, vers les aires de reproduction estivale indo-pakistanaises, en fonction des opérations de lutte et du temps dans les zones actuellement infestées.

En Arabie saoudite, la reproduction printanière a commencé dans l’intérieur du pays, où des larves forment des groupes et des bandes. Des équipes terrestres et aériennes ont traité plus de 27 000 ha en avril dans l’intérieur du pays ainsi que sur la côte de la mer Rouge, où la reproduction hivernale est terminée. Au Yémen, des essaims qui se sont formés suite à une reproduction antérieure dans le sud du Croissant Vide se déplacent dans tout l’intérieur du pays, où il n’était pas possible de réaliser des opérations de prospection et de lutte et où les populations locales capturaient et mangeaient les criquets. Plusieurs essaims se sont déplacés vers Najran, en Arabie saoudite, au cours de ces derniers jours. Quelques petits groupes d’ailés se sont déplacés de l’est du Yémen vers le nord d’Oman, où ils ont pondu en avril et où des opérations de lutte limitées ont été réalisées. On s’attend à ce qu’une reproduction à petite échelle se poursuive en Oman. Au Yémen, des éclosions entraîneront une augmentation importante des effectifs acridiens dans l’intérieur, où on s’attend à la formation de bandes larvaires.

Ailleurs, une reproduction localisée a eu lieu dans le nord-ouest de la Mauritanie, où des opérations de lutte ont été réalisées le mois dernier. Une reproduction est en cours dans l’est de l’Algérie, mais on s’attend à ce que la situation reste calme.

3 mai. Accroissement des infestations acridiennes dans les aires de reproduction printanière de l’Iran et de l’Arabie saoudite
Situation actuelle.

24 avril. Augmentation des effectifs acridiens dans les zones de reproduction printanière de l’Arabie et du sud-ouest de l’Asie

Une reproduction du Criquet pèlerin est en cours dans les zones traditionnelles de reproduction printanière dans le sud-est de l’Iran, le sud-ouest du Pakistan et l’intérieur de l’Arabie saoudite.

En Iran, des groupes d’ailés sont d’abord arrivés sur la côte méridionale fin janvier en provenance de la péninsule Arabique, environ une semaine après une alerte lancée par le DLIS de la FAO. D’autres groupes et essaims sont apparus en février et en mars, se déplaçant vers l’est le long de la côte, où ils ont pondu des œufs qui ont commencé à éclore à partir de la mi-mars. Les larves ont formé de petits groupes et quelques bandes. Bien que les opérations de lutte aient été immédiatement déclenchées, la reproduction s’est poursuivie en raison des bonnes pluies et de conditions écologiques favorables. Actuellement, les larves, les ailés et les groupes de larves et d’adultes sont essentiellement présents sur la côte sud-est, entre Jask et Chabahar, ainsi que dans l’intérieur du bassin de Jaz Murian. De plus petites infestations sont présentes plus à l’ouest le long de la côte et dans les zones de l’intérieur près de Bander-e Lengheh. Des signalisations indiquent que 12 000 ha environ ont été traités depuis février.

Au Pakistan, un petit essaim est d’abord apparu sur la côte sud-ouest à la mi-mars, suivi par plusieurs groupes d’ailés qui ont pondu. Les éclosions ont commencé début avril, entraînant la formation de petits groupes larvaires. Les équipes de lutte ont traité plus de 600 ha jusqu’à présent. Des adultes solitaires en faibles effectifs sont présents dans l’intérieur du Balouchistan, où on s’attend à une reproduction.

En Arabie saoudite, une reproduction de la deuxième génération se termine dans les zones hivernales le long de la côte de la mer Rouge, tandis que la reproduction de la première génération a commencé dans les zones printanières de l’intérieur, où des groupes d’ailés ont pondu entre Gassim et Hail. Jusqu’à présent cette année, les équipes terrestres et aériennes ont traité plus de 76 000 ha.

Au Yémen, plusieurs essaims et groupes d’ailés sont apparus dans le Wadi Hadhramaut et se sont récemment déplacés plus à l’ouest dans l’intérieur jusqu’à Marib et Al Jawf. Ces populations sont issues de plusieurs reproductions successives qui ont eu lieu dans le Croissant Vide, près de la frontière avec le Yémen, Oman et l’Arabie saoudite, où deux cyclones ont donné lieu à des conditions de reproduction exceptionnelles de l’été dernier jusqu’au début de cette année. Au cours des derniers jours, quelques groupes d’adultes se sont déplacés hors de cette même zone et ont été observés dans l’intérieur du nord d’Oman, où de bonnes pluies sont récemment tombées.

En avril et en mai, la reproduction se poursuivra dans le sud-est de l’Iran, le sud-ouest du Pakistan et l’intérieur de l’Arabie saoudite. On s’attend à ce qu’une reproduction commence dans l’intérieur du Yémen et, à une moindre échelle, dans le nord d’Oman. Par conséquent, on s’attend à une nouvelle augmentation des effectifs acridiens, surtout au Yémen, où il est difficile de réaliser des opérations de prospection et de lutte. Des prospections devraient être maintenues dans toutes les zones et des opérations de lutte entreprises, si besoin, pour réduire l’ampleur de la reproduction et toute éventuelle migration vers les zones de reproduction estivale, le long de la frontière indo-pakistanaise et l’intérieur du Soudan.

24 avril. Augmentation des effectifs acridiens dans les zones de reproduction printanière de l’Arabie et du sud-ouest de l’Asie
Situation actuelle.

4 mars. Amélioration de la situation sur la côte de la mer Rouge mais persistance d’une menace potentielle

La situation relative au Criquet pèlerin a commencé à s’améliorer fin février sur la côte de la mer Rouge suite au déclin des infestations dans certaines zones dû aux opérations de lutte intensives qui ont permis le traitement de 80 000 ha en février et au dessèchement des conditions.

Des opérations de lutte sont en cours contre la reproduction de la deuxième génération le long de la côte de la mer Rouge au Soudan, en Égypte, en Arabie saoudite, et, à une moindre échelle, en Érythrée. Il existe un risque potentiel que toute infestation non détectée ou n’ayant pu être traitée formera d’autres groupes de larves et d’ailés, des bandes et quelques petits essaims avec la poursuite du dessèchement de la végétation en mars. On s’attend à ce que la plupart de ces populations migrent vers les zones de reproduction printanière dans l’intérieur de l’Arabie saoudite, tandis que d’autres pourraient se déplacer vers la vallée du Nil dans le nord du Soudan. On s’attend à ce qu’une reproduction ait lieu dans ces zones entre mars et juin, des efforts intensifs de suivi et de lutte sont requis par tous les pays touchés.

La reproduction se poursuit dans l’est du Yémen, en bordure du Croissant Vide, dans les zones qui ont reçu de bonnes pluies lors des cyclones Mekunu et Luban, en mai et en octobre 2018 respectivement. À partir de là, des ailés et au moins un essaim se sont déplacés vers les zones cultivées, dans le Wadi Hadhramaut. Avec le dessèchement de la végétation dans l’est du Yémen, on s’attend à ce d’autres populations arrivent dans l’Hadhramaut et dans les zones centrales de l’intérieur et se reproduisent en cas de pluie.

En Asie du Sud-Ouest, des opérations de lutte sont en cours contre des groupes d’ailés et quelques petits essaims qui étaient en ponte, en février, le long de la côte méridionale de l’Iran. La reproduction se poursuivra, entraînant une augmentation des effectifs acridiens pendant le printemps.

La situation reste calme en Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest.

4 mars. Amélioration de la situation sur la côte de la mer Rouge mais persistance d’une menace potentielle
Situation actuelle.

15 février. Poursuite des opérations de lutte contre la résurgence du Criquet pèlerin le long de la côte de la mer Rouge

Des opérations de lutte terrestre et aérienne sont en cours suite à la résurgence du Criquet pèlerin qui s’est développée sur la côte de la mer Rouge du Soudan et de l’Érythrée en décembre. La reproduction des groupes d’ailés et des essaims de la première génération se poursuit dans ces zones, ainsi que sur la côte du sud-est de l’Égypte et sur la côte centrale et septentrionale de l’Arabie saoudite. Par conséquence, les effectifs acridiens augmentent le long des deux rives de la mer Rouge.

Au cours des deux dernières semaines, il y a eu une intensification des éclosions de la deuxième génération et de la formation de bandes larvaires sur la côte nord de l’Arabie saoudite, entre Thuwal et Mastura, sur la côte centrale près de Lith, sur la côte méridionale du Soudan près de la frontière avec l’Érythrée et sur la côte centrale de l’Érythrée. De nouveaux essaims vont probablement commencer à se former à la fin du mois sur certains sites.

Dans l’intérieur de l’Arabie saoudite, des groupes d’adultes ont atteint les zones de reproduction printanière, entre Zalim et Qassim, où certains d’entre eux ont commencé à pondre. Les ailés immatures effectuent leur maturation le long des bordures occidentale et septentrionale du Croissant Vide, près de Wadi Dawasir et au sud-est de Riyad.

Des opérations de lutte ont concerné près de 85 000 ha depuis décembre, dont près de 30 000 ha au cours des deux dernières semaines en Égypte, en Érythrée, en Arabie saoudite et au Soudan.

Depuis le début du mois de février, des pluies modérées sont tombées sur la côte septentrionale de la mer Rouge, en Arabie saoudite, entre Yendo et Al Wajh, tandis que des averses légères concernaient la côte centrale, près de Qunfindah. La végétation étant toujours verte dans les zones côtières situées le long des deux rives de la mer Rouge, la reproduction se poursuivra, entraînant une nouvelle augmentation des groupes de larves et d’ailés, des bandes larvaires et des essaims. Dès que la végétation commencera à se dessécher, des groupes d’ailés et quelques essaims vont probablement se déplacer au nord le long de la côte de la mer Rouge de l’Érythrée vers le Soudan et à partir de la côte de la mer Rouge du Soudan vers la vallée du Nil dans le nord du Soudan. Il existe un risque modéré que quelques essaims puissent traverser la mer Rouge vers les zones côtières et de l’intérieur de l’Arabie saoudite.

En Iran, des opérations de lutte sont en cours contre au moins un essaim qui est arrivé sur la côte méridionale à la fin du mois de janvier, ainsi que contre les infestations d’ailés dans les zones de reproduction printanière de l’intérieur du bassin du Jaz Murian. On s’attend à ce que des éclosions et la formation de bandes larvaires aient lieu dans ces zones d’ici la fin du mois de février.

Tous les pays affectés devraient renforcer leurs mesures de vigilance et de lutte afin de réduire les actuelles infestations et diminuer le risque de migration et de reproduction printanière.

15 février. Poursuite des opérations de lutte contre la résurgence du Criquet pèlerin le long de la côte de la mer Rouge
Situation actuelle.

4 février. Formation et migration d’essaims dans la Région centrale

Une résurgence du Criquet pèlerin est en cours sur les plaines côtières du Soudan et de l’Érythrée, où un nombre croissant de groupes, de bandes et d’essaims se sont formés en janvier suite à une deuxième reproduction.

En plus de la reproduction, des essaims provenant de deux sources différentes ont migré. Au moins un essaim mature issu de la reproduction hivernale a traversé vers la mi-janvier la mer Rouge à partir de la zone de résurgence soudano-érythréenne vers la côte septentrionale de l’Arabie saoudite ; ce déplacement a été suivi par d’autres migrations une semaine plus tard environ. Des groupes d’adultes et un essaim sont arrivés, à partir du sud, sur les plaines côtières de la mer Rouge dans le sud-est de l’Égypte à la fin du mois. Dans l’intérieur de l’Arabie saoudite, des essaims immatures ont envahi les marges occidentale et septentrionale du Croissant Vide, venant du sud-est du Croissant Vide, près de la frontière avec le Yémen et Oman, où deux générations de reproduction ont eu lieu suite aux bonnes pluies générées par les cyclones Mekunu (en mai) et Luban (en octobre). Quelques-uns de ces essaims se sont déplacés vers les Émirats arabes unis et le sud de l’Iran. Des groupes d’ailés pourraient continuer à se déplacer à l’est, le long de la côte méridionale de l’Iran vers le sud-ouest du Pakistan.

Des opérations aériennes ont été organisées au Soudan et en Arabie saoudite, renforcées par une lutte terrestre dans ces deux pays, en Érythrée et en Égypte, traitant près de 55 000 ha en janvier.

La reproduction se poursuivra en février sur la côte de la mer Rouge, au Soudan et en Érythrée, entraînant une nouvelle augmentation des groupes de larves et d’ailés, des bandes larvaires et des essaims. Avec le dessèchement de la végétation, des groupes d’ailés et quelques essaims vont probablement se déplacer au nord, le long de la côte de la mer Rouge, en Érythrée vers le Soudan, et de la côte de la mer Rouge du Soudan vers la vallée du Nil, dans le nord du Soudan. Il existe un risque modéré que certains essaims puissent traverser la mer Rouge vers les zones côtières et de l’intérieur de l’Arabie saoudite.

En Afrique du nord-ouest, la situation reste calme. Une reproduction localisée a eu lieu le mois dernier dans le nord-ouest de la Mauritanie et le sud de l’Algérie. En cas de pluie, une reproduction printanière va probablement commencer en mars le long du versant méridional des monts Atlas, au Maroc et en Algérie.

4 février. Formation et migration d’essaims dans la Région centrale
Résurgence du Criquet pèlerin.

18 janvier. Début d’une deuxième reproduction dans la résurgence soudano-érythréenne

Des groupes de larves des derniers stades ainsi que des ailés immatures et matures sont présents sur les plaines côtières de la mer Rouge, entre Port Soudan et Massawa, en Érythrée. Un petit essaim mature a été signalé plus tôt cette semaine en déplacement au sud, le long de la côte, en direction de Massawa, et a atteint Foro le 13 janvier. Une deuxième reproduction est en cours avec des signalisations de nouvelles larves nouveau-nées grégaires formant de petits groupes en Érythrée. Des opérations de lutte terrestre sont en cours dans ces deux pays. Les conditions écologiques demeurant favorables, on s’attend à davantage de pontes et d’éclosions d’ici la fin du mois de janvier. Par la suite, la reproduction va probablement diminuer au vu des actuelles prévisions de pluie. Ailleurs, une reproduction est probablement en cours dans les zones sub-côtières (oued Oko/Diib) du nord-est du Soudan.

En Arabie saoudite, de petits groupes et essaims immatures ont commencé à arriver le 6 janvier près des fermes des bordures occidentale et septentrionale du Croissant Vide, au sud de Riyad, entre Al Sulayyil et Al Aflaj, et au sud d’Haradh. Des opérations de lutte terrestre sont en cours. Ces essaims sont certainement issus de la reproduction dans le Croissant Vide, le long de la frontière entre Oman, le Yémen et l’Arabie saoudite, où de bonnes pluies sont tombées suite aux cyclones Mekunu (en mai) et Luban (en octobre). Il existe un risque que ces essaims effectuent leur maturation et pondent à proximité des zones cultivées. Le 15 janvier, un essaim mature a été signalé sur la côte nord de la mer Rouge, près de Rabigh.

Des efforts de prospection et de lutte devraient être maintenus dans toutes les zones.

18 janvier. Début d’une deuxième reproduction dans la résurgence soudano-érythréenne
Résurgence du Criquet pèlerin.

9 janvier. Développement d’une résurgence acridienne au Soudan et en Érythrée

Des conditions écologiques favorables et une reproduction étendue ont entraîné, en décembre, le développement d’une résurgence du Criquet pèlerin dans les zones de reproduction hivernale situées le long de la côte de la mer Rouge au Soudan et en Érythrée.

Bien que la reproduction ait commencé mi-octobre et se soit poursuivie tout au long de novembre, son ampleur n’avait pas été totalement détectée avant décembre, quand des éclosions généralisées ont eu lieu avec des groupes de larves et d’ailés commençant à se former mi-décembre, et des groupes d’ailés se déplaçant de part et d’autre de la frontière soudano-érythréenne. Vers la fin du mois de décembre, une deuxième reproduction avait commencé suite à la formation de plusieurs essaims matures ayant pondu près de la frontière. Les équipes terrestres ont traité 7 235 ha en Érythrée et 1 247 ha au Soudan en décembre.

Au cours de la période de prévision, des larves et des ailés de première génération formeront davantage de groupes et quelques bandes et essaims. Cela sera complété, en janvier, dans ces deux pays, par les éclosions de deuxième génération qui entraîneront la formation de groupes et de bandes larvaires supplémentaires. Des groupes d’ailés immatures et de petits essaims pourraient commencer à se former vers la mi-février. L’ampleur de la deuxième reproduction dépendra des pluies et des conditions écologiques.

Ailleurs, une reproduction à petite échelle a eu lieu dans le sud-est de l’Égypte, sur la côte de la mer Rouge en Arabie saoudite et dans le sud d’Oman. Il se peut que quelques petits groupes ou essaims se forment dans le Croissant Vide, près de la frontière avec le Yémen, Oman et l’Arabie saoudite, où de bonnes pluies sont tombées suite au cyclone Luban. Jusqu’à présent, au moins un petit essaim immature a été signalé dans le centre de l’Arabie saoudite, au sud de Riyad, près du Wadi Dawasir, le 6 janvier 2019. Des opérations de lutte ont été immédiatement entreprises.

La situation est restée calme dans les autres régions et on ne s’attend à aucun développement significatif.

9 janvier. Développement d’une résurgence acridienne au Soudan et en Érythrée
Résurgence du Criquet pèlerin.