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2021 Briefs Criquet pèlerin

16 février. De nouveaux essaims se forment dans le nord de la Somalie

En Somalie, de nouveaux essaims immatures continuent lentement à se former. Ils sont issus de la reproduction dans le nord-est (Puntland) où des bandes larvaires persistent près de la côte. Une situation similaire est probablement en cours le long de la côte nord-ouest (Somaliland) car au moins un essaim immature a été observé sur l'escarpement. On s’attend à ce que d'autres essaims se forment en février dans les deux zones et qu’ils se dispersent le long du plateau septentrional, dérivant en direction de l'ouest vers le district d'Aysha (région Somali) dans l'est de l'Éthiopie.

Au Kenya, de nombreux petits essaims immatures persistent dans les comtés du nord et du centre. Alors que les essaims en provenance de l’Éthiopie et de la Somalie ont diminué, les essaims très mobiles présents au Kenya sont souvent observés plusieurs fois, entraînant de multiples signalisations du même essaim. Néanmoins, le nombre d'essaims est en baisse car ces derniers jours des essaims ont été signalés dans 11 comtés (Wajir, Marsabit, Samburu, Baringo, Meru, Tharaka-Nithi, Embu, Kitui, Machakos, Makueni, Nyandarua) comparativement à 15 comtés la semaine dernière.

En Éthiopie, des essaims immatures persistent dans la région Oromia (Est Harerghe, Arsi, Bale, Borena) et dans la RNNPS (Sud Omo, Konso, Amaro, Derashi), y compris dans les zones méridionales de la vallée du Rift.

Les opérations intensives de lutte terrestre et aérienne poursuivre les progrès dans la réduction du nombre d'essaims au Kenya et en Éthiopie, surtout en l'absence de pluies significatives, nécessaires à la maturation et à la reproduction. Ainsi, la reproduction printanière qui devrait avoir lieu de mars à juin sera probablement beaucoup moins importante, étant donné que les dernières prévisions météorologiques continuent d'annoncer des conditions exceptionnellement sèches.

Au Yémen, les effectifs acridiens restent faibles le long des plaines côtières de la mer Rouge où des ailés épars sont en cours de maturation et il se peut qu’uns reproduction à petite échelle ait lieu dans des zones localisées ayant récemment reçu des pluies.

Au Soudan, des ailés forment quelques petits essaims immatures sur la côte méridionale de la mer Rouge, tandis que de petits groupes d'ailés se forment dans les zones adjacentes de l'Érythrée. En Arabie Saoudite, des groupes et bandes larvaires sont présents le long de la côte de la mer Rouge. Quelques groupes d’ailés et des essaims immatures se sont formés et se déplacent vers l'intérieur entre Gassim et Hail où au moins un groupe est devenu mature et a été observé en ponte. Les opérations de lutte se poursuivent dans les trois pays.

La situation reste calme dans les autres Régions.

16 février. De nouveaux essaims se forment dans le nord de la Somalie
Situation actuelle.

9 février. Des essaims persistent au Kenya et en Éthiopie

Au Kenya, des essaims immatures persistent principalement dans les comtés du nord et du centre du pays. Au cours des cinq derniers jours, des essaims ont été signalés dans 15 comtés (Madera, Wajir, Garissa, Marsabit, Samburu, Isiolo, Meru, Tharaka, Tana River, Kilifi, Kitui, Machakos, Laikipia, Nakuru, Nyandarua) mais comme de nombreux essaims sont très mobiles, les mêmes peuvent facilement être observés plusieurs fois. Il n’y a pas eu d’autre signalisation d’essaims au Turkana, tandis que quelques petits essaims immatures issus d’une précédente reproduction se sont formés le long de la côte près de Lamu et probablement aussi dans des zones adjacentes de la Somalie méridionale. Le nombre d'essaims en provenance du nord a continué à diminuer. Bien que des pluies soient tombées dans les comtés du sud, d’autres précipitations sont nécessaires dans le nord où les essaims ont davantage de risques de devenir matures et de pondre. Afin de minimiser la reproduction de la prochaine génération, les opérations de lutte aérienne et terrestre se concentrent sur les essaims avant qu'ils ne puissent arriver à maturité et pondre.

Une situation similaire est en cours en Éthiopie où des essaims immatures persistent principalement dans le sud de la RNNPS (Omo Sud) et à l'est de la vallée du Rift dans l’Oromia (Balé, Borema, Arsi). Comme peu de pluie est tombée sur ces régions, on s’attend à ce que la plupart des essaims restent immatures jusqu'à ce que l’arrivée de nouvelles pluies permettent la maturation et la ponte. Les opérations de lutte aérienne et terrestre en cours visent à réduire ces essaims et l’ampleur de la reproduction à venir.

En Somalie, quelques nouveaux essaims immatures ont commencé à se former au cours des derniers jours suite à la reproduction dans le nord-est (Puntland) où des bandes larvaires sont encore présentes. Quelques bandes larvaires résiduelles sont probablement présentes sur la côte nord-ouest et un essaim immature a été observé sur le plateau au sud de Hargeisa, indiquant que de nouveaux essaims se forment suite à la reproduction sur la côte. Comme davantage d’essaims se forment dans le nord, on s’attend à ce que la plupart se dispersent le long du plateau septentrional, tandis que certains essaims pourraient se déplacer dans les zones adjacentes de l'est de l’Éthiopie ou se diriger en direction du Sud vers le centre et le sud de la Somalie.

Il est probable que les conditions soient principalement sèches jusqu’à fin février en Somalie, dans le nord du Kenya et dans le sud de l’Éthiopie.

Au Yémen, des ailés épars sont en cours de maturation le long des plaines côtières de la mer Rouge où une reproduction à petite échelle pourrait avoir lieu dans les quelques zones restant favorables. Les infestations actuelles ne sont pas assez importantes pour justifier des opérations de lutte. Aucune prospection n'a été réalisée récemment le long des plaines du golfe d'Aden.

En Arabie saoudite, des groupes d'ailés immatures issus d’une reproduction localisée le long de la côte de la mer Rouge se sont déplacés à travers les monts Asir vers l'intérieur, près de Riyad et de Gassim. La reproduction se poursuit le long de la côte de part et d’autre de la frontière entre le Soudan et l'Érythrée. Les opérations de lutte se poursuivent dans les trois pays.

La situation reste calme dans les autres régions.

9 février. Des essaims persistent au Kenya et en Éthiopie
Situation actuelle.

4 février. L’invasion d’essaims décline au Kenya

De nombreux essaims immatures persistent dans le sud de l'Éthiopie et au Kenya. Les mouvements d'essaims ont augmenté dans la région Oromia (Est Harerge, Balé, Borena, Arsi) et la Région des nations, nationalités et peuples du Sud (Sud Omo). Les quelques essaims qui se sont déplacés vers le nord de l'Éthiopie (Afar et Amhara) ont poursuivi vers l'Érythrée et ont atteint la côte de la mer Rouge où ils ont été traités. Au Kenya, des essaims immatures continuent à se disséminer vers l'ouest dans les comtés du nord et du centre du pays où l’on compte actuellement une vingtaine de petits essaims, la plupart ayant une taille de 50 ha environ. Certains de ces essaims se trouvent dans des aires communautaires et ne peuvent donc pas être traités. Un petit essaim a atteint le comté de Keiyo-Marakwet dans l’ouest du pays et un autre essaim a été signalé aujourd'hui dans le comté de Turkana au nord-ouest; par conséquent, il existe un risque que quelques essaims puissent atteindre l'est de l'Ouganda et le sud-est du Soudan du Sud.

Il semble que le pic de l'invasion au Kenya soit maintenant franchi car il n’y a pas eu de signalisation d’arrivée d’essaims depuis deux jours ni de nouvelles signalisations d’essaims dans l'est (Wajir, Garissa). Des opérations de lutte intensives sont en cours au Kenya et dans le sud de l'Éthiopie en vue de réduire l’échelle de la reproduction de la prochaine génération. Si des pluies tombent la semaine prochaine ou peu après, les essaims arriveront rapidement à maturité et pondront des œufs qui écloront et provoqueront la formation de bandes larvaires; sinon, cela sera retardé jusqu'à l'arrivée des pluies saisonnières en mars.

En Somalie, des bandes larvaires sont présentes sur la côte nord-ouest et dans le nord-est où certaines ont débuté leur mue imaginale et formeront des essaims immatures. Des opérations de lutte intensives sont en cours pour réduire le nombre de nouveaux essaims qui se formeront ce mois-ci. Les essaims se formant sur la côte nord-ouest se déplaceront probablement vers le plateau et les zones adjacentes de l'est de l'Éthiopie, tandis que les essaims présents dans le nord-est devraient se disséminer vers l'ouest le long du plateau où ils pourraient devenir matures et conduire à la reproduction d’une autre génération vers mi-mars environ, surtout en cas de nouvelles pluies. Quelques essaims pourraient se déplacer depuis le nord-est vers le sud de la Somalie où des dégâts sur les cultures par de précédents essaims ont été signalés.

Les opérations de lutte se poursuivent dans les aires de reproduction hivernale le long de la mer Rouge, principalement contre des groupes et bandes larvaires qui se sont formés le long de la côte saoudienne et, dans une moindre mesure, contre des bandes larvaires de part et d’autre de la frontière entre l'Érythrée et le Soudan. Toute infestation ayant échappé aux traitements en Arabie Saoudite pourrait former des groupes d'ailés et des essaims qui se déplaceront très probablement dans les terres, dans les aires de reproduction printanière de l'intérieur. Au Yémen, les ailés épars persistent, principalement le long de la côte de la mer Rouge et, dans une moindre mesure, sur la côte du golfe d'Aden dans le sud. Il subsite un risque que quelques essaims soient présents dans les zones inaccessibles du nord, qui pourraient se déplacer vers les zones adjacentes du sud-ouest de l'Arabie saoudite.

La situation reste calme dans les autres régions.

4 février. L’invasion d’essaims décline au Kenya
Situation actuelle.

26 janvier. Apparition d’essaims dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite en provenance du Yémen

Plusieurs essaims immatures sont arrivés sur la côte de la mer Rouge et dans les montagnes de l’Asir, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, au cours de la dernière semaine. Ces essaims sont probablement originaires des zones côtières et montagneuses adjacentes du nord du Yémen, auxquelles il est impossible d'accéder en toute sécurité. D'importantes opérations de lutte sont en cours contre les groupes et bandes larvaires des stades précoces et intermédiaires sur la côte de la mer Rouge en Arabie saoudite, de Jizan à Al Wajh. Au Yémen, des ailés épars sont présents sur les côtes de la mer Rouge et du golfe d'Aden, qui n'ont pas requis d’opérations de lutte jusqu’à présent.

Dans la corne de l'Afrique, des essaims immatures continuent à arriver et à se disperser dans le nord et le centre du Kenya. Au cours des deux derniers jours, des essaims ont été signalés dans 10 comtés (Wajir, Garissa, Tana River, Isiolo, Marsabit, Samburu, Laikipia, Meru North, Meru Central et Tharaka). Jusqu'à présent, seuls quelques essaims ont commencé à effectuer leur maturation. Dans le sud-est, les mues imaginales ont eu lieu près de Taita Taveta et quelques bandes larvaires des derniers stades étaient présentes le long de la côte.

En Éthiopie, des essaims immatures se sont déplacés vers Afar et l’est d'Amhara, tandis que d'autres essaims immatures continuent à être présents et se répandent dans certaines parties des régions d'Oromia et du SNPP. Des essaims immatures persistent au sud de Jijiga et quelques-uns subsistent aussi dans certaines parties de la région Somali orientale où la végétation se dessèche. Il y a un risque que quelques essaims continuent à se déplacer d'Afar vers Amhara et Tigray et peut-être atteignent la côte de la mer Rouge en Érythrée et en Arabie saoudite. Les essaims effectueront leur maturation sous peu et commenceront à pondre essentiellement dans Oromia et SNNP.

En Somalie, des groupes et des bandes larvaires sont présents sur la côte nord-ouest et dans le nord-est où les pontes sont encore en cours. Certains essaims sont restés dans les zones centrales (Mudug, Galgaduud) où ils sont matures et peuvent se reproduire dans tous les endroits favorables. Des essaims immatures sont présents dans le sud, d’où ils continuent à se déplacer vers le Kenya.

Étant donné que les conditions restent sèches dans certaines parties du sud et du nord de l'Éthiopie et du centre-nord du Kenya, les essaims vont probablement se propager à la recherche de zones propices à la maturation et y pondre en cas de pluie dans les semaines à venir. Cela donnerait naissance à des bandes larvaires en février et mars. Des opérations de lutte aérienne et terrestre intenses sont en cours pour réduire les essaims actuels ainsi que l’ampleur de la reproduction à venir.

La reproduction se poursuit le long des plaines côtières de la mer Rouge des deux côtés de la frontière entre l'Érythrée et le Soudan, où les équipes de lutte traitent les groupes et bandes larvaires. Une reproduction similaire est en cours dans le Wadi Diib au nord-est du Soudan.

26 janvier. Apparition d’essaims dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite en provenance du Yémen
Situation actuelle.

22 janvier. Apparition d’essaims dans le nord-est de l’Ethiopie

Ces derniers jours, il y a eu de nouvelles signalisations d’essaims dans le nord-est de l’Éthiopie dans les districts d’Afambo, d’Asayita et de Dubti de la région d’Afar ainsi que dans les zones du nord et du sud de Wollo, dans l’est de la région d’Amhara. Les essaims sont probablement arrivés de la zone de Sitti près de Dire Dawa et du nord-ouest de la Somalie. Il y a un risque que les essaims continuent à se déplacer plus loin dans la région d’Amhara et atteindre celle du Tigray. Ailleurs, des essaims immatures sont présents dans les régions d'Oromia et du SNPP.

Au Kenya, plusieurs essaims immatures continuent à arriver du nord, apparaissant principalement dans le nord-est et dans l'est, d'où ils se propagent vers l'ouest dans les comtés du nord et du centre. Des essaims ont maintenant été signalés dans 11 comtés (Mandera, Wajir, Garissa, Marsabit, Turkana, Samburu, Laikipia, Isiolo, Meru Nord, Meru Central et Tharaka), contre sept au début de cette semaine. Jusqu'à présent, seuls quelques essaims ont commencé à effectuer leur maturation. Dans le sud-est, les mues imaginales sont en cours près de Taita Taveta, entraînant la formation de petits essaims immatures tandis que quelques bandes larvaires de dernier stade sont présentes le long de la côte.

Avec le maintien des conditions sèches dans certaines zones, on s’attend à ce que les essaims se dispersent dans le sud et le nord de l'Éthiopie et dans le centre-nord du Kenya. Toute précipitation au cours des prochaines semaines entraînera la maturation des essaims, la ponte et des éclosions, qui donneront naissance à des bandes larvaires en février et mars.

Des opérations intensives de lutte terrestre et aérienne sont en cours dans les deux pays pour réduire les populations d'essaims présentes, avec l’objectif de réduire l'ampleur de la reproduction à venir.

22 janvier. Apparition d’essaims dans le nord-est de l’Ethiopie
Situation actuelle.

18 janvier. Des essaims continuent à envahir le Kenya

Dans la Corne de l’Afrique, les opérations de lutte aérienne et terrestre se poursuivent contre des essaims très mobiles en Ethiopie et au Kenya et contre des bandes larvaires et des essaims matures dans le nord de la Somalie.

En Éthiopie, les essaims immatures auparavant concentrés le long du versant oriental des hautes terres de Harar dans la région d'Oromia se sont maintenant répandus dans toute la région à l'est de la vallée du Rift. Des essaims immatures se déplacent également vers le nord le long de la vallée du Rift dans la région SNNP. D'autres essaims restent concentrés entre Harar, Jijiga et Dire Dawa où au moins un essaim a été observé en accouplement. Des essaims supplémentaires vont probablement apparaître dans la vallée du Rift au sud d'Adama. Les essaims effectueront leur maturation et les pontes lorsque les pluies tomberont.

En Somalie, la reproduction se poursuit dans le nord-ouest et le nord-est où des essaims matures et des bandes larvaires sont présents dans les zones qui ont reçu de bonnes pluies dues au cyclone Gati fin novembre. Des essaims immatures continuent à se déplacer, au sud de la rivière Shebelle, vers le Kenya.

Au Kenya, plusieurs essaims immatures arrivent chaque jour et se propagent vers l'ouest dans les régions du nord et du centre. Des essaims ont maintenant été observés dans sept comtés (Wajir, Garissa, Marsabit, Samburu, Laikipia, Isiolo, Meru Nord), et non plus quatre comme la semaine dernière. Quelques essaims commencent à effectuer leur maturation. Dans le sud-est, des bandes larvaires sont présentes près de Taita Taveta et sur la côte, où des essaims pourraient se former prochainement.

Avec le dessèchement des conditions dans certaines zones, on s’attend à ce que les essaims se dispersent dans le sud de l'Éthiopie et le centre-nord du Kenya. Toute précipitation au cours des prochaines semaines entraînera la maturation des essaims, la ponte et des éclosions, qui donneront naissance à des bandes larvaires en février et mars.

La reproduction hivernale se poursuit le long des deux rives de la mer Rouge. Au Yémen, des essaims en cours de maturation sont apparus dans les hautes terres à l'ouest de Sanaa, probablement en provenance de zones inaccessibles sur la côte et ailleurs. Des ailés épars sont présents le long des plaines côtières de la mer Rouge et du golfe d'Aden, qui ne nécessitent cependant pas d’opérations de lutte. En Arabie saoudite, des opérations de lutte sont en cours contre des groupes larvaires essentiellement de deuxième stade et quelques bandes le long de la côte de Jizan à Lith, s'étendant presque jusqu'à Duba sur la côte nord. Au Soudan, des équipes de lutte traitent des bandes larvaires le long de la rivière Atbara sur la côte près de l'Érythrée ainsi que des bandes larvaires mélangées avec des groupes d'ailés le long de Wadi Oko / Diib dans le nord-est près de l'Égypte. En Érythrée, des groupes et bandes larvaires sont en cours de traitement sur la côte nord.

Tous les pays devraient maintenir des efforts intenses pour conduire les opérations de prospection et de lutte requises et réduire toute migration et reproduction.

18 janvier. Des essaims continuent à envahir le Kenya
Situation actuelle.

11 janvier. Des essaims continuent à envahir le Kenya

Dans la corne de l'Afrique, des essaims immatures continuent à migrer vers le sud, à partir des zones de reproduction dans l'est de l'Éthiopie et le centre de la Somalie et vers le sud de l'Éthiopie et le nord du Kenya. Il a été signalé que quelques essaims immatures ont atteint le district de Mwanga, dans le nord-est de la Tanzanie, le 8 janvier 2021.

En Éthiopie, des essaims immatures se concentrent le long du versant oriental des hautes terres de Harar dans la région d'Oromia alors qu'ils se déplacent vers les régions méridionales du pays, y compris les parties sud de la vallée du Rift dans la région du SNNP. Il y a également des mouvements transfrontaliers près de Jijiga et avec le nord-ouest de la Somalie et le long de la frontière sud avec le Kenya.

Au Kenya, des essaims immatures continuent d'arriver et de se propager dans tout le nord du pays. Pour le moment, des essaims sont présents dans quatre comtés (Wajir, Garissa, Marsabit et, plus récemment, Isiolo). La reproduction se poursuit et des bandes larvaires sont présentes dans le sud-est près de Taita Taveta et le long de la côte.

En Somalie, des essaims matures sont présents dans le nord-ouest et une reproduction est en cours sur la côte où des bandes larvaires se sont formées. La reproduction se poursuit également dans le nord-est où de nombreuses bandes larvaires sont concentrées entre Iskushuban et Bosaso. Une reproduction peut également être en cours dans d'autres zones du plateau nord qui ont reçu de fortes pluies à partir du cyclone Gati. Des essaims immatures continuent à se déplacer vers le sud dans les régions du centre et du sud, vers le Kenya.

Les opérations de lutte se poursuivent dans tous les pays affectés.

Avec le dessèchement des conditions dans certaines zones où les essaims arrivent, on s’attend à ce qu’ils se dispersent dans le sud de l'Éthiopie et le nord du Kenya. Il existe un risque modéré que quelques essaims puissent atteindre le centre du Kenya et peut-être le sud-ouest ainsi que le nord-est de la Tanzanie, l'est de l'Ouganda et le sud-est du Soudan du Sud en janvier. Une fois que les essaims arriveront dans les zones qui leur sont favorables, ils effectueront leur maturation et pondront des œufs qui écloront et entraîneront la formation de bandes larvaires en février et mars.

Ailleurs, une reproduction est en cours le long des deux côtes de la mer Rouge. Des groupes et bandes larvaires sont présents le long des deux côtés de la frontière entre le Soudan et l'Érythrée. Des ailés solitaires épars prédominent le long des plaines côtières de la mer Rouge et du golfe d'Aden au Yémen, et un essaim mature est apparu dans les hautes terres septentrionales en provenance de la côte.

Tous les pays devraient maintenir leurs efforts au maximum dans la conduite des opérations de prospection et de lutte nécessaires afin de réduire toute migration et reproduction.

11 janvier. Des essaims continuent à envahir le Kenya
Situation actuelle.

4 janvier. Poursuite de l'invasion du sud de l'Éthiopie et du Kenya

De nombreux essaims immatures se sont formés dans l'est de l'Éthiopie et le centre de la Somalie en décembre, qui se sont déplacés vers le sud de l'Éthiopie, atteignant le nord du Kenya le 21 décembre. D'autres essaims arriveront en janvier et se répandront dans le sud de l'Éthiopie, ainsi que dans les comtés du nord, du centre et de l'est du Kenya où ils effectueront leur maturation et pondront des œufs qui écloront et donneront naissance à des bandes larvaires à partir de fin janvier.

Dans le nord de la Somalie, des essaims ont pondu dans les zones affectées par le cyclone Gati où des éclosions sont en cours et entraîneront la formation de nombreuses bandes larvaires de premiers stades. Les éclosions se poursuivront jusqu'aux alentours de la mi-janvier. De nouveaux essaims immatures pourraient commencer à se former début février.

En Arabie saoudite, des essaims apparus en décembre sur la côte de la mer Rouge, vraisemblablement en provenance du Yémen, ont pondu des œufs qui éclosent et entrainent la formation de nombreuses bandes larvaires. Certains essaims ont également atteint les zones intérieures où ils effectueront leur maturation lentement et se reproduiront avec l’augmentation des températures.

Des groupes d'ailés et quelques essaims sont apparus sur les côtes du Soudan et de l'Érythrée en décembre. La reproduction se poursuit, bien qu'à une échelle plus petite que l'Arabie saoudite, ce qui entraînera de nouvelles éclosions qui entraîneront la formation de groupes et de bandes larvaires.

Au Yémen, la lutte n'a pas été nécessaire jusqu'à présent car les criquets sont solitaires et dispersés le long des côtes de la mer Rouge et du golfe d'Aden. Cependant, la reproduction entraînera une augmentation des effectifs acridiens, conduisant à une nouvelle génération de groupes et de bandes larvaires qui nécessiteront des opérations de lutte à partir de la fin janvier environ.

Dans la Région occidentale, des criquets qui s’étaient concentrés et avaient formé de petits groupes ont été traités en Mauritanie, au Niger et en Algérie en décembre.

En Asie du sud-ouest, des groupes d'ailés du sud-ouest de l'Iran finiront par se reproduire avec l’augmentation des températures.

En décembre, les opérations de lutte aérienne et terrestre ont permis le traitement de plus de 336 000 ha. Néanmoins, des efforts intensifs de surveillance et de lutte devront être maintenus et étendus à toutes les zones de reproduction.

4 janvier. Poursuite de l'invasion du sud de l'Éthiopie et du Kenya
Situation actuelle.